L'info du Moment

PdC ferme ses portes...
Nous vous invitons à nous rejoindre
sur Chemins de Traverse !


Poudre de Cheminette



 

Partagez|

[Neals street] Taedium vitae - Saoirse

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
avatar



Messages : 158
Âge du Personnage : 21 ans
Lieu de vie : Librairie Stanford - Londres

MessageSujet: Re: [Neals street] Taedium vitae - Saoirse Mer 7 Sep - 13:54

Mes réflexes bien qu'indispensables dans ma nouvelle vie, m'avaient trahi. J'avais empêché le liquide brun de se répandre sur le sol par un procédé qui n'était plus vraiment "humain". Lorsque je regardais Saoirse, je n'eus aucun mal à déchiffrer cette expression qu'elle m'offrait sur son charmant visage.
Elle me dévisageait, consciente enfin du Monstre qui était chez elle. Mais un frisson me parcourut entièrement lorsqu'elle me prit la tasse des mains et que la chaleur douce de sa peau entra en contact avec la mienne. Comparée, à la mienne qui était brûlante, cela faisait un agréable contraste et j'aurais aimé que l'instant perdure. Mais c'était déjà terminé.
Saoirse croisa encore mon regard gris-bleu, consciente pourtant de son indélicatesse à mon encontre, mais je n'en fis rien paraître.

Elle n'avait pas hurlé, c'était déjà ça.

Un lourd et pesant silence s'était instauré entre nous deux. Chose qui me semblait coutumière désormais. Conscient du malaise ambiant, je n'avais qu'une seule idée en tête : prendre congé. M'en aller, pour oublier que j'avais rencontré les plus jolis yeux noisette que la Terre ait jamais portés.
Elle disparut un instant, instant qui était parfait pour prendre la poudre d'escampette et ne plus jamais revenir à Neals Street. Mais mes jambes, plutôt mon Cœur, voulait rester ici dans cet appartement qui me semblait si accueillant et chaleureux. Elle revint vers moi après quelques minutes, me posant une question qui avait son importance. Sentant son cœur battre plus que de raison, je souris tristement.


- Non. J'apprends à être ce que je suis. Mais je ne vous ferais aucun mal, Saoirse. Vous avez ma parole.

Je souris encore, las de devoir toujours m'expliquer et contraint d'avouer -souvent-, ce que j'étais devenu, non sans une certaine réserve. Mais j'avais confiance là aussi, en Saoirse. Après tout, elle était la sœur d'Ezio. Celui qui m'avait sauvé la vie.
Pourquoi ne serait-elle pas ainsi, gentille et désirant sauver le pauvre hère que je suis ? Il fallait vraiment que j'arrête. Ils n'étaient pas tous ainsi. J'avais eu de la chance d'être tombé sur Ezio, une autre fois ne se reproduira pas.


- Je comprends. Dis-je avec un sourire plus amusé cette fois-ci. Je crois que vous n'accueillez pas tout les jours des ... gens comme moi dans votre appartement. Ne soyez pas désolée, c'est plutôt à moi de l'être.

Malgré toute la volonté, j'avais pris place mais cette fois-ci à côté d'elle. Lui laissant tout de même, cet espace vital qui nous allait si bien à tout les deux. Et d'ailleurs, je n'avais jamais aimé qu'on empiète sur mon espace vital, alors pourquoi le faire aux autres ? Gwenäe était la spécialiste pour ça. Combien de fois l'avais-je trouvée à converser avec des connaissances, leur laissant peu de champ libre.
Depuis ma "transformation", j'avais récupéré de cet espace qu'elle m'ôtait. Et cela, elle ne le comprenait pas. Je me doutais bien que ma très chère grande sœur devait se poser des questions à mon encontre.

Mais il était bien trop tôt pour que je lui divulgue des réponses.

Mon regard gris-bleu s'était posé dans celui noisette de Saoirse. Et à cet instant précis, je compris que ce n'était plus pareil. Elle avait éveillé en moi, un sentiment que j'avais connu mais pas avec cette intensité. Mon cœur s'était emballé une première fois lorsque nos mains s'étaient frôlées et maintenant. Lorsque je me perdais dans ces iris, si semblables à ceux d'Ezio. Je déglutis péniblement lorsqu'elle me posa une question qui me ramène à la dure Réalité.
Si j'étais enregistré ? Comment le saurais-je ? Fiché comme un animal dangereux qu'il fallait abattre ?


Peut-être.
...

- Enregistré ? Je ... Comme individu dangereux ? Tout ce que je peux affirmer, c'est que LUKOS me connaît et j'ai rencontré son fondateur. Avouais-je difficilement.

- Êtes-vous comme votre frère ?

Cela sous-entendait tellement tout et rien à la fois ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



Messages : 707
Âge du Personnage : 27 ans
Lieu de vie : Londres

MessageSujet: Re: [Neals street] Taedium vitae - Saoirse Dim 18 Sep - 15:29

Saoirse acquiesca plusieurs fois de la tête, même si l'intérieur de cette dernière s'était un peu arrêté en route.

Si Lukos le connaît, il est forcément déclaré au Ministère. Donc au courant de notre existence.

- Comme lui ?

Bon sang, pourquoi voulait-il absolument savoir s'il elle était comme lui ? S'il était tant fan d'Ezio que ça, il n'avait qu'à l'épouser et qu'on en parle plus.

Fronçant un peu les sourcils, avant de détourner les yeux vers les dessins au mur. Cette colère sourde à l'attention de son frère ne faisait qu'aller et venir. Jusqu'au point où elle exploserait, probablement au moment où elle le verrait, pour s'étouffer aussitôt qu'il lui aurait jeté LE regard, et pouvoir redormir tranquillement jusqu'à la prochaine flambée.

Je te déteste.

… Il pouvait aussi signifier tout simplement : êtes vous sorcière comme lui ?

Saoirse grimaça et replaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille, consciente soudainement du ridicule de sa réaction. Il lui paraissait brusquement évident que la question était à prendre ainsi. Elle sentit ses joues se colorer légèrement de honte et se racla la gorge.

- Ah... ça... heu oui. Je suis une sorcière. Ajouta-t-elle non pas peu fière.

Enfin oui... tout était relatif. Elle se retint d'ajouter : moi j'ai une baguette, je pratique encore la magie et je ne laisse pas les gens sans nouvelles des mois durant. Ca n'aurait pas été très fair play et probablement un peu déstabilisant pour ce pauvre garçon, aussi s'abstint-elle.

- J'en déduis que vous non.

Just call me inspecteur Shepherd.

Elle lui jeta un regard nouveau. Il fallait certainement beaucoup de courage pour tout accepter en bloc : la condition d'être un lycan et de devoir sans cesse se justifier, conjugué au fait d'apprendre par la même occasion que le monde est loin de ressembler à ce que l'on croit et qu'il existe des gens qui peuvent vous tuer en agitant un morceau de bois sous votre nez. Ou pire encore, vous transformer en citrouille pourrie.

Dans un élan de compassion, elle posa rapidement sa petite main sur le bras d'Alexander et le retira aussitôt de peur qu'il ne prenne mal son geste.

- J'imagine qu'à vos yeux nous sommes aussi de drôles de créatures.

Le pulsion familière dans ces veines annonça un élan de curiosité qu'elle s'employa de toutes ses forces à réprimer. C'était certainement très malvenu de bombarder de question ce pauvre garçon tout désemparé.

Je me demande quand même ce que pense les moldus quand ils apprennent qu'on existe.

Une nouvelle idée d'article commençait à se former dans son esprit.

Shhhhhhhhhhht

Pour détendre un peu l'atmosphère et retenir les dizaines de questions qui lui trottaient dans la tête, elle enchaîna sur le ton de la plaisanterie.

- Puis, vous savez ici, j'ai déjà vu débarquer un vampire, un dresseur de dragons, sans ses dragons hein ? Un charmeur de serpent et... tiens pas plus tard que ce matin on m'a envoyé un minuscule hibou capable de s'avaler une plaquette de beurre en trois minutes et grâce auquel je me suis retrouvé à p.... dehors … enfermée...  alors à vrai dire... les situations étranges ne me font plus vraiment peur.

Bon, ok un lycan sur mon fauteuil, c'est une première. Mais il en faut bien dans la vie des premières.

Un coup d'oeil à son lycan lui indiqua qu'il paraissait presque plus désespéré qu'à son arrivé, ce qui lui serra le cœur. Il était venu voir Ezio et ne trouvait qu'elle. Pauvre créature maladroite qui venait de lui jeter sa différence à la figure avec le tact d'un niffleur. Elle lui sourit gentiment et l'incita à se rasseoir à côté d'elle.

- Je ne suis pas mon frère et je ne sais pas excatement ce que vous comptiez lui demander, mais si je peux vous aider, je serai ravie de le faire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.forumotion.com/t327-saoirse-shepherd-pv
[Neals street] Taedium vitae - Saoirse
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
Sujets similaires
-
» Eleksyonaval March 20th: Street Gangs Vs Suite Gangs - Le même chose!
» Londres - Downing Street
» [TERMINE]Hic locus est ubi mors gaudet succurrere vitae. Nina R. Harris.
» " Alongée comme une fleur coupée sur un nid d'araignée | Saoirse.
» En catimini au 10, Downing Street

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Poudre de Cheminette :: Royaume-Uni :: Angleterre :: Londres-