L'info du Moment

PdC ferme ses portes...
Nous vous invitons à nous rejoindre
sur Chemins de Traverse !


Poudre de Cheminette



 

Partagez|

Beignets de calamar |Brenna|

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar



Messages : 707
Âge du Personnage : 27 ans
Lieu de vie : Londres

MessageSujet: Beignets de calamar |Brenna| Lun 3 Aoû - 1:18


1er groupe d'aventuriers
•• Noms des personnages : Brenna Quinn et Saoirse Shepherd
•• Type de sujet : normal
•• Topo de départ : excédé par toute l'agitation régnant autour du loch, un calamar géant s'empare de vos baguettes magiques et les plonge dans les eaux profondes du loch. Bon courage ...
•• Nota Bene : en cours de route, et en fonction de l'évolution du jeu, vous recevrez probablement la visite de l'écrivain ou du métamorphe. Merci de tenir compte des informations et/ou indications qu'il vous fournira pour la suite.


Dimanche 26 juillet 2015 – Campement du loch Lomond. Approximativement 8h du matin.

« … ça t'aurait plu je t'assure. Cocktail gagnant garanti ! Des moustiques en pagaille, des tentes, des feux de camps, des bestioles, des chansons et le loch. Je t'aurais même trouvé une montagne ou deux à escalader tu sais …  viens...»

La petite écossaise arracha la page de son calepin et la fourra dans la poche de son jean avant de s'asseoir contre un arbre, à même le sol. Au premier soupir, un enfant qui sortait de la tente de ses parents, la figure bouffie de sommeil sursauta. Saoirse lui adressa un petit salut amical et retourna à ses tourments.
Deux jours.
Deux jours qu'elle était ici à parcourir en long, en large et en travers les îles. Deux jours qu'on avait mis à sa disposition des experts accompagnateurs pour qu'elle puisse tout voir et presque tout toucher, qu'on lui ouvrait toutes les portes pour lui faciliter la tâche et deux jours... qu'elle ne parvenait pas à écrire autre chose que des cartes postales et des petites missives à Ezio.

Bouse, bouse, bouse.



-Le bestiaire magique qui s'en charge ?

Elle en était presque tombée de sa chaise tant elle avait levé les deux mains, essayé de grimper sur la table pour qu'on l'envoie, elle, et pas la demi-douzaine d'autres qui étaient tentés par l'aventure. Barny avait joué la carte de la prudence. Ils seraient deux sur place. Efredige Mox était de la partie lui aussi. A voir qui ramènerait l'article le plus vendeur. Elle s'en était allée confiante, trop peut-être. Misant sur les atouts que n'avaient pas son homologue masculin. Le petit bout de femme énergique et charismatique qu'était Saoirse Shepherd attirait aisément la sympathie par son naturel, son enthousiasme et ses sourires. Efredige, s'il était un journaliste probablement plus compétent, n'était qu'un quadragénaire ventripotent, imbu de sa personne qui considérait que la plupart des gens ne valaient pas la peine qu'il esquisse un geste vers eux. Il maniait la plume avec une aisance et une assurance qu'elle n'obtiendrait certainement qu'après de nombreuses années dans le métier, mais son côté humain semblait avoir pâtit de ses compétences. Et pour Saoirse, l'humain restait le plus important. Il était clair que si les experts devaient révéler des scoop percutants à quelqu'un, ce ne serait pas à lui.



- Tu vas vraiment être nulle comme journaliste Saoirse.
- Merci, Luan. Ça fait plaisir !
-Non mais je veux dire, tu ferais mieux d'être médicomage ou guérisseuse ! Tu ramasses tout ce qui traîne, t'as pitié de tout le monde... Les journalistes c'est des requins ! Il faut avoir des couilles et pas de remords ! Tu es trop naïve, ils vont te bouffer !
On n'est pas obligé d'être une pourriture pour écrire des articles ! Et je sais me défendre.
-… Puis tu chiales tout le temps...
T'es vraiment lourd tu sais ??
-Ou alors tu perds ton sang froid... et tu t'énerves. Pour être journaliste, faut avoir du sang froid, faut analyser les choses rapidement, saisir l'occasion et paf ! Être là où on ne t'attend pas, prendre les gens de court...
Mais c'est TOI qui m'énerve là !!! Tu le fais exprès ou quoi ? Et TOI là ? Tu peux pas dire quelque chose ? Personne n'est content pour moi alors ???



Oui, au début cela avait été assez dur. Elle avait déchanté sur bien des choses ; n'avait pas gravi les échelons escomptés aussi vite que prévu ; avait croisé le chemin d'un olibrius doué et très beau mais néfaste pour la santé ; avait beaucoup appris, beaucoup pleuré ; renoncé à des principes, puis abandonné les sujets qui lui avaient fait renoncer à ses principes ; avait mis de côté beaucoup de choses, s'était un peu endurcie, mais pas trop. Parce que même si elle l'avait voulu, elle n'aurait pas pu devenir un requin.
Et pour une fois que le sujet était à la porté de ses attentes, qu'il ne nécessitait aucune entorse à SA morale … c'était la panne complète.

Tout était de la faute de Tobias finalement. Il fallait bien un coupable non ?
Ce sombre crétin* avait une fois de plus réussi à provoquer une dispute entre eux lui permettant de prendre le large. Sauf qu'elle ne reviendrait pas cette fois-ci. Avec le temps, elle apprenait à acquérir un peu d'amour propre. Il agissait toujours ainsi, se comportant en gentleman charmeur, la séduisant, déroulant monts et merveilles sous ses yeux naïfs, pour enfin la repousser lorsqu'une chose prenait soudain plus d'intérêt que tout à ses yeux. Ce qui arrivait régulièrement, Tobias James étant homme à trouver un intérêt à de nombreux sujets, partant alors les explorer entièrement et s'en désintéressant lorsqu'il en avait percé le mystère. Elle se sentait un peu comme ces « passions éphémères » qu'il avait souvent. Lorsqu'il revenait vers elle, il la faisait sentir différente, précieuse au-delà de tout et peu à peu... l'intérêt qu'il lui portait faisait place à une nouvelle passion qui le consumait. Après des mois de montagnes russes, elle avait eu le courage de lui dire, sans pleurs, qu'ils en resteraient là. Il avait regagné l'Afrique pour l'été, certainement persuadé de la retrouver à son retour. Elle s'était jurée de ne pas céder. Comme les autres fois. Mais cette fois-ci, c'était la bonne. Encore.

Machinalement, sa main griffonnait à nouveau sur le papier. L'écriture automatique ça ne pondait pas des articles tout faits ?

Rêve, rêve ma grande.

Second soupir, qui cette fois-ci, fit fuir deux oiseaux du bosquet le plus proche. Saoirse jeta un œil à son carnet, juste au cas où, mais ne fut pas étonnée d'y trouver ce qui ressemblait à vue de nez à un chat … ou un cochon... à trois pattes. Elle arracha la seconde page qui alla rejoindre la première dans sa poche. Elle enverrai probablement le tout à Ezio à midi. Avec le cochon, il était clair qu'il comprendrait son désarroi. Elle l'avait pourtant supplié de venir. Il avait clairement refusé. Alors pourquoi s'acharnait-elle à chercher sa longue silhouette parmi la foule ? Chaque tête brune lui faisait marquer un temps d'arrêt. Chaque paire d'yeux sombres attirait les siens. Et toutes les notes de musique lancées par les musiciens du secteur faisaient manquer un battement à son cœur. On appelait ça l'optimisme à outrance. Incapable de se résigner à son absence, elle continuait à espérer qu'il sente à distance à quel point elle avait à nouveau besoin de lui parler. Elle sentait toujours ces choses-là. Lorsqu'il avait été si mal, elle avait pris le premier portoloin au matin, certaine qu'il lui fallait être auprès de lui. Lorsque leur mère était tombée malade, elle avait su. Quand Luan avait eu son accident, elle s'était réveillée paniquée, obnubilée par l'irrémédiable besoin de retourner auprès des siens. Elle les avait dans la peau, c'était comme ça.

Je suis une femme autonome et indépendante.

...Ben, bouge-toi alors.


Elle abandonna son arbre et se remit sur pied prestement, rangea sa plume d'un claquement de baguette et inspira une bouffée d'air frais, décidée à reprendre les choses en main. Mentalement, elle dressa la liste de ce qu'elle avait à faire et chassa les mornes pensées qui l'avaient cueillie dès le matin. L'avantage d'être un(e) Shepherd c'était qu'on possédait forcément un côté lunatique. Chez elle, il s'avérait être un atout plus qu'un handicap. Elle pianotait facilement sur la gamme de ses émotions et en profitait pour éviter de s'enfermer dans un schéma vertigineusement dépressif quand ça n'allait pas trop. Elle passa une grande partie de la matinée à flâner du côté du campement, observant les visiteurs. Elle trouverait peut-être l'inspiration sur les visages qui s'éclairaient à la vue des créatures et autres animations qui avaient lieu dans la journée. Se surprenant à rire avec des adolescents qui découvraient leurs wokolongas respectifs. Elle avait été un peu déçue mais à la fois aussi très flattée qu'on ne lui en fournisse pas un à son arrivée. Son badge de presse lui avait valu un traitement de faveur pour les entrées, elle n'était pas un visiteur lambda. Ceci dit, ils étaient tellement mignons qu'elle espérait fortement en récupérer un qui … aurait eu un différent avec son propriétaire.

N'importe quoi.

Le sien aurait probablement clignoté à force de se baser sur ses émotions changeantes. C'est peut-être pour ça qu'ils ne lui en avaient pas fourni. Trop dangereux pour son petit cœur.

Après quelques heures d'errance et toujours pas une ligne dans son carnet, elle rejoint sur les rives un petit groupe de jeunes qui s'amusaient à lancer à l'eau des pétards surprises amphibies. Elle fut devancée par une petite bonne femme rousse aux allures un peu furieuse qui réprimanda les jeunes gens pour le dérangement causé au voisinage. Le plus jeune lança un dernier projectile lorsqu'elle eut le dos tourné et détala comme un lapin, laissant seule la jeune journaliste. Cette dernière suivit l'objet des yeux et l'observa s'enfouir dans les eaux du loch qui étouffèrent le bruit de l'explosion. L'onde de choc se répercuta néanmoins à la surface et propagea sur quelques mètres des petits cercles formant une légère vaguelette. Ils avançaient vers la rive, tels de petites vaguelettes, toujours plus nombreuses.

Et bien ? Ça ne s'arrête jamais ces trucs-là ?

Toujours plus nombreuses....

Et drôlement plus grosses aussi …

Saoirse fit deux pas en avant pour observer l'étrange phénomène et s'approcha avec prudence des eaux froides du loch. Les vaguelettes se transformaient en houleux ressac... voir en mini tsunami.

- Mais c'est quoi ce truc ?

Et pas un témoin à la ronde pour noter à quel point les pétards amphibies sont puissants ???
Alors qu'elle se tournait à nouveau vers la surface agitée de l'eau, une immense chose lisse et gluante émana de l'eau avec vigueur. Saoirse retint un cri et recula d'un pas lorsqu'une seconde chose identique à la première s'abattit dans l'eau à deux pas d'elle. Une giclée d'eau fraîche lui repeint le visage et trempa ses cheveux, l'obligeant à fermer les yeux un instant. Elle ne vit pas arriver le troisième tentacule qui balaya le sol prestement, fauchant les deux jambes de la petite écossaise et la propulsant dans l'eau gelée comme une vulgaire poupée de chiffon. Avec un peu plus de coffre qu'une poupée. Soit dit en passant.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.forumotion.com/t327-saoirse-shepherd-pv
avatar



Messages : 802
Âge du Personnage : 43 ans
Lieu de vie : Londres
Emploi : Patronne de la boutique "Aux herbes de Brenna"

MessageSujet: Re: Beignets de calamar |Brenna| Mer 12 Aoû - 14:29

SPLASH !!!

Ah ces jeunes, toujours à faire des bêtises ... Visiblement, l'engueulade que leur avait lancé la voisine de tente des Quinn n'y avait rien fait. Heureusement que Serena et Eugène n'étaient pas aussi désobéissants  ... Quoique ... Hier tout de même le garçon avait caché le boursoufflet de sa sœur alors même que cela lui avait été interdit. Mais vu que la bestiole avait dévoré sa cachette - à savoir la casquette préférée d'Eugène - elle ne l'avait finalement pas puni. Elle était de toutes manières trop hilare pour ça.

Mais tout de même ... Excédée à son tour, Brenna laissa ses enfants à leur oncle Seamus, venus avec eux au Bestiaire, et se rendit en quelques grandes foulées - grandes pour elle du moins - jusqu'à la rive où elle croyait trouver les turbulents garnements.

Ah ... d'accord ...

Etrange comme la colère peut retomber vite pour laisser sa place à un questionnement douteux. Surtout quand, entre deux éclaboussures, on se prenait à reconnaître la victime de la créature marine géante.

Que Merlin me tripote !

L'instinct maternel prenant rapidement le dessus - toujours - Brenna dégaina sa baguette en une fraction de seconde et se prépara à lancer un sortilège ... et oui, mais lequel ? Immobilus, c'était le premier à venir en tête, mais cela suffirait-il sur une "bestiole" de ce gabarit ? Petrificus totalus, Stupefix ? Si ça faisait ricochet sur Saoirse, elle pouvait se noyer ... Impedimenta ? Risqué quand on sait que toute la créature ne sera pas bloquée et qu'on ne contrôle pas l'endroit ciblé par le sort ... Reducto peut être, mais elle risquait de blesser l'octopus furieux, et en avait-elle seulement le droit ? Après tout, c'était l'Ecosse ici ... Ah !

Filipendo ! lança-t-elle en direction des tentacules les plus proches de la jeune femme, afin de les repousser.

Les repousser, oui. Ce fut efficace. Pour augmenter encore plus la colère de l'animal visqueux et surtout géant.

Saoires mon petit, si tu peux te relever c'est le bon moment pour courir là ... aboya-t-elle alors que la créature désormais très contrariée dardait deux tentacules vers la rive où se trouvait Brenna.

La mère rondelette évita largement la première, mais si la seconde ne la frappa pas, elle su en revanche ventouser odieusement sa baguette et s'en emparer.

Nom d'un gnome, c'est la meilleure ! gronda-t-elle avant se retrouver les fessiers au sol, propulsée par un troisième bras mouillé.



Spoiler:
 


Dernière édition par Brenna Quinn le Mer 12 Aoû - 16:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.forumotion.com/t731-brenna-quinn#4996 http://poudredecheminette.forumotion.com/t731-brenna-quinn#4595 http://poudredecheminette.forumotion.com/t718-brenna-quinn#4538 https://perchesurlabranche.wordpress.com
avatar



Messages : 707
Âge du Personnage : 27 ans
Lieu de vie : Londres

MessageSujet: Re: Beignets de calamar |Brenna| Mer 12 Aoû - 15:19

- JE DETESTE L'EAU !! Je déteste ça !!! Hurla-t-elle en se redressant dans les eaux.

Je devrais peut-être le graver sur mon front... *


… ou apprendre à nager. A 25 ans ce serait pas mal non ?


La jeune journaliste s'extirpa comme elle pu de la vase. C'est à dire, avec autant de grâce qu'un chat tombé dans une baignoire. Merlin soit loué, elle avait pieds. Sinon, la scène aurait pris de telles allures dramatiques que son égo aurait probablement préféré la noyer lui-même. Histoire d'en finir.
A travers les divers passages de tentacules géants /cris (émanant d'elle pour la plupart)/ éclaboussures elle reconnu le visage de Brenna. Si elle n'avait pas les bottes enlisées jusqu'à mi-mollets dans la vase, elle lui aurait probablement sauté dans les bras. Brenna était ce genre de femme qui vous réconforte une cohorte d'Aurors prêts à jouer les kamikazes. Un visage sur lequel se lisait la bienveillance, une attitude maternelle et chaleureuse et toujours un mot gentil pour les autres. Un sentiment de soulagement envie la petite journaliste. Avec Brenna, tout s'arrangerait. Forcément.
A grand renfort de « floc floc floc » (Vous avez déjà pataugé dans la vase?) Saoirse regagna la rive du lac sur laquelle se trouvait Brenna les quatre fers en l'air. Alors qu'un tentacule audacieux tentait de l'achever (une femme à terre !! Si ce n'est pas navrant!!!) Saoirse enfourna la main dans sa poche, furieuse,  pour attraper sa baguette.

- Par les culottes d'Ignatia Wildsmith **! Où est-elle ???

Elle se retourna vivement pour apercevoir à quelques pas d'elle, sa baguette qui flottillait tranquillement à la surface de l'eau quelque peu agitée. Comme s'il avait lu dans ses pensées …

J'ai toujours dit que les calamars prendrait la relève après la chute des civilisations humaines.

… Ledit calamar marqua un temps d'arrêt et lança un horrible tentacule pustuleux en direction du mince morceau de bois dont il s'empara avec une adresse plus que louche.

- Ma baguette ! Lança-t-elle, étranglée.

Agitant en tout sens ses tentacules bien trop nombreux pour n'être que huit, le calamar faisait jaillir des étincelles à tout va des deux petites choses boisées.

- Il a la tienne aussi ????!!!

Saoirse rejoint rapidement Brenna pour l'aider à se remettre sur pieds. La dangerosité du secteur s'était largement accrue. De l'eau : Niveau de danger élevé. Une bestiole dedans : +1 . Un bestiole doublement armée : +2.
Alors qu'elle soutenait toujours Brenna, la jeune écossaise ne parvenait à détacher son regard de la bestiole dont la danse étincelante ne laissait rien présager de bon. Le fait que les baguettes réagissent à son contact était pour le moins surprenant. Saoirse se promit d'en parler à Cathal dont les recherches sur la magie seraient friandes d'une telle information.

Ou pas. Parce qu'en fait, toi, tu n'y comprends pas grand chose à ses recherches...

Mais tout de même ! Le spectacle aurait pu être grandiose, s'il n'avait pas été si embarrassant pour les deux femmes.

Pourvu que Brenna n'ai pas une idée du genre « Toi tu fait diversion et moi je lui bondit dessus pour les récupérer... »

La diversion avec risque de finir au fond de l'eau ne la tentait que moyennement. Après tout, elle pourrait toujours vivre sans baguette, comme Ezio. Elle grimaça à cette idée.
Impossible.
Sans baguette la vie devenait tellement plus compliquée. Une fois encore, son cœur s'étreint de l'absence de ce dernier. Il saurait quoi faire. Il savait toujours quoi faire.

- On fait quoi ? On appelle Wyndham ?

Premier nom qui lui était venu à l'esprit. Wyndham c'était un peu le dieu des lieux. Le type qui savait tout sur toutes les créatures du coin. Il avait probablement une flûte destinée à hypnotiser les calamars voleurs. Un bref aperçu du visage qu'il ferait en apprenant que deux cruches avaient laissé un calamar leur piquer leurs baguettes lui fit mentalement rayer sa propre proposition.
Et pendant ce temps, la danse macabre continuait... plus mollement peut-être. La créature semblait s'éloigner de la rive, enchantée par ses nouveaux jouets, ou le tour qu'elle venait d'accomplir.

- On en pique une à quelqu'un ?

Sous entendu de baguette.

– Je vais t'en faire des beignets moi de ce truc !!! REVIENS!!! Hurla-t-elle furieuse à la créature qui semblait les narguer à quelques mètres dans les eaux profondes.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.forumotion.com/t327-saoirse-shepherd-pv
avatar



Messages : 802
Âge du Personnage : 43 ans
Lieu de vie : Londres
Emploi : Patronne de la boutique "Aux herbes de Brenna"

MessageSujet: Re: Beignets de calamar |Brenna| Ven 21 Aoû - 16:24

Ah, bon, bien, d'accord ... Brenna se tenait à présent dans une posture blasée, signifiant qu'elle était plus que déconcertée. Plus de baguette, et un monstre toujours autant fâché. Bien bien bien, cela ne sera pas fa... Mais, elle va où elle ? Brenna fit les quelques pas la séparant de Saoirse et l'attrapa par le col, à la manière bien typique d'une mère.

Je crois qu'il est inutile de le titiller davantage, jeune fille ... Calme-toi, ça n'arrangera rien, le mal est fait.

Elle lâcha la jeune sorcière et prit une attitude pensive. Elle avait toujours été douée dans ce qu'on appelle la "magie sans baguette", mais manipuler les plantes était une autre paire de manche que de calmer un calamar géant et de récupérer au fond de l'eau deux baguettes ... La journée promettait d'être passionnante mais surtout compliquée ... il fallait quoiqu'il en était procéder avec prudence et stratégie.

D'abord la bestiole, on verra ensuite pour les baguettes. Me semble avoir vu de la branchiflore sur un des stands, on pourra toujours s'en servir tout à l'heure ...

De toutes manières, tant que cette chose serait énervée et là, aucune d'elles ne saura récupérer son bien, et quand bien même elles le pourraient, il y a fort à parier que l'intégrité des baguettes serait compromise alors.
Et le soin aux créatures magiques ? Même si ça remontait à loin, elle avait toujours été douée dans cette matière également, et en avait fait une partie de son fond de commerce. Mais ce qu'elle vendait c'était des soins prêts à l'emploi, des plantes spécifiques et des livres ... Il faudrait se creuser un brin la cervelle ... calamar, calamar ... Huit tentacules à ventouses, un corps visqueux et gluants, un caractère de magyar à pointes ... et pas la moindre solution en tête !

Reste à savoir comment on calme un machin pareil ... Saoirse mon p'tit, as-tu étudié le soin des créatures magiques par hasard ?

Et si non ? Et bien les deux femmes seront dans une belle bouse de scrout à pétard, c'était indéniable ...

Je la sens mal, cette journée ...



Spoiler:
 


Aux Herbes de Brenna
Herboristerie - Développement personnel - Divination

Ouvert du Lundi au Samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h
Fermetures annuelles du 30 Septembre au 7 Octobre et du 23 Décembre au 2 Janvier inclus, ainsi que le 2 Mai
Contact : Mrs Brenna M. Quinn, "Aux Herbes de Brenna", Charing Cross Road, Londres
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.forumotion.com/t731-brenna-quinn#4996 http://poudredecheminette.forumotion.com/t731-brenna-quinn#4595 http://poudredecheminette.forumotion.com/t718-brenna-quinn#4538 https://perchesurlabranche.wordpress.com
avatar



Messages : 707
Âge du Personnage : 27 ans
Lieu de vie : Londres

MessageSujet: Re: Beignets de calamar |Brenna| Sam 29 Aoû - 22:00

Les soins aux créatures magiques....Les seuls souvenirs qu'elle en avait étaient liés au professeur. Celui-là même qu'on lui avait mis sous la main comme expert magique pour la visite du parc. Le fameux dieu des lieux, vous vous rappelez ? Cela avait été étrange de se retrouver face à lui en temps que professionnelle. Oui, elle. Parce que lui, il avait toujours été pro. Malheureusement. D'un professionnalisme équivalent à sa froideur. Lui qui avait toujours été si glacial avec ses étudiantes... l'était bien autant avec les femmes tout court. Cela lui conférait un charme certain. Néanmoins elle s'était sentie beaucoup moins impressionnée que par le passé.
Elle tenta de forcer un peu ses souvenirs. Le calamar... ça s'étudiait ça ? Y en avait un à Poudlard à une époque... ils en avaient sûrement parlé. Voyons voir...Apaiser un calamar. Voilà qui faisait un excellent titre de leçon. Leçon qu'elle aurait certainement passée à bavarder avec ses camarades. Des souvenirs d'elle et Meghan en train de parler de leurs histoires de cœur respectives jaillirent soudainement. C'est fou comme on peut être niais plus jeune... parler garçons pendant des heures. Alors qu'honnêtement, 10 ans plus tard, les hommes n'étaient, mais alors pas du tout, le centre de leurs conversations mâtures. Il y avait aussi leurs... brillantes carrières respectives. Leurs... frères ? Qui étaient des hommes, certes, mais ça ne compte pas. Et aussi... heu... Shawn. Bon, ça, ça ne changeait pas, mais ce type avait la capacité d 'évolution d'une moule accrochée à son rocher alors ça n'aidait pas vraiment.

Bref, les calamars.

Allez, hop, cherche cherche.... Comment il fait déjà Ezio pour se rappeler de tout ? Il associe des lieux et des idées... Faut sûrement y penser avant. Quand on mémorise le truc, pas dix ans plus tard.

Il fallait bien se l'avouer, dompter un calamar n'était pas dans ses cordes.

- On pourrait pas... essayer de l'hypnotiser ? Lui jeter une potion paralysante ? Le soûler ? Ils doivent bien avoir un point faible ces machins-là!

Elle tourna une mine contrite (et détrempée) vers Brenna. La mention de la branchiflore avait été douloureuse. Rien que d'envisager de bouffer ce truc gluant lui avait provoqué un haut le cœur. Combiné à l'idée de s'enfoncer dans les eaux profondes du lac, c'était à la limite de ce qu'elle pouvait supporter. De toutes les confidences qu'elle avait pu faire à Brenna dans son arrière boutique autour d'une tasse de thé (confidences qui tournaient autour des hommes de sa vie, à commencer par ses frères, oui encore, mâtures les conversations on a dit, de ses doutes quand à sa capacité à être une bonne journaliste, de ses passions diverses et variées et de ses peurs) il en était certaines qu'elle n'avait jamais osé faire à quiconque. Si ce n'est Joachim. Cas de force majeur.

– Faut quand même que je te dise un truc. Avant qu'on s'emballe.

La petite journaliste baissa les yeux, un peu confuse et s'assura qu'aucune oreille indiscrète n'était venue s'inviter à la fête.

– Je ne suis pas très à l'aise dans l'eau.

Euphémisme de taille.

– En fait, pour tout te dire...

Un ravalement de fierté plus loin.

- Je ne sais pas nager. murmura-t-elle. Puis dans un sourire se voulant dédramatisant, elle ajouta : T'as raison. Elle pue cette journée.

Toute occupée à donner de petits coups de bottes dans la terre encore humide des batifolages calamariens après ses révélations embarrassantes, Saoirse essora ses cheveux trempés, remis un semblant d'ordre dans sa tenue, histoire de ne pas avoir l'air plus ridicule qu'elle ne l'était déjà. Elle soupira une bonne quinzaine de fois en essayant de se calmer. Le vol aquatique de la baguette, c'était décidément la goutte d'eau qui ferait déborder son canal lacrymal chargé à bloc.

Calme-toi un peu. Tu souffles et tu réfléchis, pas le temps de s'épancher, y a assez de flotte partout comme ça.

La technique marchait assez bien, généralement. Elle parvenait souvent à garder la tête froide (après un bref instant de panique que tout un chacun a le droit de s'accorder) et à agir avec efficacité. Une fois les choses réglées, elle pleurerait probablement pendant de longues minutes. Mais ça, personne ne le saurait. Sauf tous les témoins de la scène.
Elle avait quelques pensées en réserve pour apaiser ses plus grands troubles. Quelques murmures et quelques voix capables de lui faire retrouver ses esprits au plus vite.

- De la musique ? Suggéra-t-elle.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.forumotion.com/t327-saoirse-shepherd-pv
avatar



Messages : 802
Âge du Personnage : 43 ans
Lieu de vie : Londres
Emploi : Patronne de la boutique "Aux herbes de Brenna"

MessageSujet: Re: Beignets de calamar |Brenna| Mar 8 Sep - 13:02

Elle ne sait pas nager ? A son âge ? Et bien ...

Brenna regardait d'un air blasé la jeune femme qui dégoulinait davantage qu'une serpillière venant de faire ses corvées et n'ayant pas encore eu le temps de se faire essorer. Effectivement, cela rendrait la tâche compliquée. Ba, au pire, on pourrait toujours tenter un "Accio baguettes" avec l'aide de Seamus. Tout de même... elle aurait pu lui dire il y a longtemps qu'elle est l'eau n'étaient pas amies. Cela dit, ce n'était pas ce point qui changerait la donne. Même en sachant bien nager, il valait mieux ne pas tenter d'argumenter sous ou dans l'eau avec ce genre... d'engin. Lequel semblait à présent plus guilleret qu'énervé. Mais bon sang oui ! Si le bougre avait un visage humanoïde il serait bien en train de se fendre la poire.

En plus, le poulpe, c'est loin d'être goûteux, lança la rousse débonnaire sans sourciller, comme si elle ne faisait qu'exprimer le fond - douteux - de ses pensées.

Elle resta sans bouger le temps de la réflexion de Saoirse, puis, comme mue par un étrange mécanisme, elle s'agita frénétiquement, s'épousseta - alors qu'elle n'en avait pas besoin, un réflexe moteur sans aucun doute - et lâcha un "Bon !" bien senti. Après quoi elle se tourna vers les tentes juste derrière où on pouvait voir deux enfants scotchés à la scène - le garçon visiblement mort de rire, et la fillette bouche bée, son nounours dans la main droite, le pouce gauche figé à quelques centimètres de la bouche - et un jeune homme qui visiblement ne savait pas trop où se mettre et compris trop tard, en jetant un regard à Brenna, qu'il aurait mieux fait de rester loin de ses yeux.

SEAMUS ! Le sac à potions et la radio, fissa !

Il était étrange de voir que sous cette bonne femme avenante et toujours aimable se cachait en fait une harpie vindicative qui savait foutrement bien se faire obéir. Même les gamins participèrent à l'opération de concert avec leur oncle, sans que rien ne leur soit demandé. Le dénommé Seamus arriva vite à hauteur de sa grande sœur tyrannique et lui tendit le sac comme si c'était un truc dangereux dont on voudrait vite se débarrasser. Ou plutôt, comme s'il voulait fuir Brenna le plus rapidement possible... Eugène, quant à lui, portait la radio avec sa petite sœur, les deux arborant un sourire béat, ravis de voir leur super maman jouer les héroïnes.

De la musique tu dis ? ajouta-t-elle en regardant Saorise d'un air amusé, on peut toujours tenter. Les moldus disent que la musique adoucit les moeurs et calme les animaux... Elle alluma la radio est chercha la bonne station. Espérons que celui-là est au courant de cet adage...

Brenna arrêta de trifouiller aux boutons quand elle entendit la crissement des violons. Vivaldi. L'allegro non molto de l'été. De circonstance. Elle monta le volume pour que ça parvienne à l'animal, et se redressa l'air inquiet en l'observant : est-ce qu'au moins ça a des oreilles ce truc ?

Puis, chassant cette pensée grotesque, elle fouilla dans le sac en toile solide, qui étonnamment avait l'air bien plus grand à l'intérieur... Brenna grommelait des "non pas ça" et des "crotte de lutins" tout en faisant tinter les fioles de verre entre elles, puis ressortie vainqueur de sa chasse en exhibant deux fioles bombées. L'une contenait un liquide rose apparemment visqueux, l'autre une eau bleuté qui tendait à montrer des reflets verdâtres. Chacune avait bien enfoncé son petit bouchon de liège.

Brenna donna la première à Saoirse. Tu vas finir par attraper la mort, bois ça. Culs sec, et fais pas de manières. Puis avec un sourire narquois : Je te préviens, c'est dégueulasse.

Après quoi elle regarda attentivement la potion bleue. L'étiquette un peu vieillie indiquait "Liqueur Doux-Rêves". La tisane "nuit paisible" version sorcier. La notice disait d'en verser 2 gouttes maximum dans 1 litre d'eau chaude. Là, il y avait largement plus d'un litre, et l'eau était froide.

Hésitations. Remise en question. Grattage de menton. Oh et puis merde, on verra bien ! Ouverture de flacon et largage dans l'étang, entre deux tentacules. Pile sur la bête...

Et maintenant ? se questionnait chaque spectateur, tandis que les violons faisaient vibrer l'air de leurs notes douces et rythmées.


Aux Herbes de Brenna
Herboristerie - Développement personnel - Divination

Ouvert du Lundi au Samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h
Fermetures annuelles du 30 Septembre au 7 Octobre et du 23 Décembre au 2 Janvier inclus, ainsi que le 2 Mai
Contact : Mrs Brenna M. Quinn, "Aux Herbes de Brenna", Charing Cross Road, Londres
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.forumotion.com/t731-brenna-quinn#4996 http://poudredecheminette.forumotion.com/t731-brenna-quinn#4595 http://poudredecheminette.forumotion.com/t718-brenna-quinn#4538 https://perchesurlabranche.wordpress.com
avatar



Messages : 707
Âge du Personnage : 27 ans
Lieu de vie : Londres

MessageSujet: Re: Beignets de calamar |Brenna| Ven 18 Sep - 11:43

Elle avait sûrement battu son propre record de sursaut en hauteur. Dommage que la discipline n'est pas été rendue olympique parce qu'avec les cris de Brenna en direction de ses loustics, on frôlait la puissance de la beuglante et le master-chef coaching pour sursauteur de haut niveau. Le dénommé Seamus, que Saoirse avait pu croiser une ou deux fois dans la boutique de sa soeur, s'attira toute la sympathie de la jeune journaliste qui, si sa mère c'était adressé à elle de cette façon aurait, au choix : fait preuve d'une maladresse plus qu'excessive due au stress ou gentiment répondu à sa mère d'aller se faire remuer le chaudron tout en prenant la fuite pour éviter les représailles.

Alors que Brenna trifouillait nerveusement cette pauvre radio, Saoirse jetait des coups d'oeils encourageants aux enfants de cette dernière, se demandant à quel moment l'appareil finirait entre les nombreux yeux du calamars. Jusqu'ici elle avait toujours pu constater à quel point Brenna savait être une oreille attentive et une maman bienveillante. Elle la connaissait certes énergique et volontaire, prenant les problèmes des uns et des autres à bras le corps, mais jamais encore, elle n'avait plaint les ennemis de ce tourbillon d'énergie.

Bouse alors. Pense à ne jamais trop la contrarier.

Avant qu'elle n'ait le temps de chanter Trois petits balais* elle se retrouva avec une petite fiole au liquide rosacé et à la consistance plus que douteuse. Ça ressemblait à s'y méprendre à du jus de limace pailletée. Ou alors à de la bave de crapaud, après transformation en princesse. Dans tous les cas, un truc pas très net et qu'elle n'avait aucunement envie d'avaler, encore moins après l'indication gustative donnée par Brenna.

- Heuuu.... ça va aller je crois.

Si je lui dit que je préfère la mort, elle va se vexer non?

Un furtif coup d'oeil à Brenna acheva de trancher pour elle. Si entre la mort et la potion, elle préférait de loin la mort, le choix entre la fureur de Brenna et la potion s'imposait également de lui-même.

Elle poussa un profond soupir et leva la fiole au dessus de son nez pour en admirer les reflets mordorés et … incroyablement visqueux. Elle pouvait presque sentir le goût de l'odeur à travers la fiole.

- C'est quoi ce truc ? marmonna-t-elle plus pour elle que pour Brenna.

Elle se retourna un instant vers le lac pour apercevoir l'énergique maman verser avec conviction le contenu d'une seconde fiole.
Une baguette (ou deux) valait-elle vraiment qu'on se donne tout ce mal ?
Après tout, son frère vivait depuis 8 ans sans et n'avait pas l'air de se porter si mal, à la réflexion. Et puis une baguette, ça se rachetait non ?
Elle grimaça un instant, pensant à toutes les épreuves (si, si terribles, je vous jure) que sa petite baguette et elle avaient déjà traversées. On ne remplaçait pas une baguette. Moins facilement qu'un homme en tout cas. (Prends ça dans les dents, Tobias.**) Il y avait l'Unique. (baguette hein ? Vous suivez ? ) et puis les éventuelles remplaçantes... utiles, mais pas indispensables.
Elle ferma les yeux et se boucha le nez, comme elle faisait plus petite lorsqu'il lui fallait avaler la fameuse potion anti-rhume de l'hiver, préparée avec plus ou moins de succès par sa grand-mère, Halyett.

Cul-sec, yeux et nez fermés, elle englouti l'affreux liquide qui avait bien le goût de l'aspect et manqua s'étrangler tant la chose était gluante. De dégoût, elle lâcha la petite fiole à ses pieds et sortit la moitié du contenu de ses poches avant de mettre la main sur un bubble-gum à la menthe qu'elle se jeta dans la bouche avant de mâcher énergiquement.

- C'est infâme ton truc ! Est-ce que...

Une intense bouffée de chaleur envahit alors chaque parcelle de son corps. Elle fut prise d'une quinte de toux sous l'effet de la chaleur qui n'eut pour autre conséquence que de lui faire avaler son chewing-gum. Elle sentit de légers picotements du bout de ses pieds jusqu'aux racines de ses cheveux. Quelques secondes durant lesquelles un léger bourdonnement retentit à ses oreilles, puis plus rien. Un peu étonnée et se remettant de la succession de sensations désagréables, elle constata que ses vêtements ainsi que ses cheveux étaient secs. La chaleur qui se dégageait de ses joues lui indiqua qu'elle devait être bien rouge, ce qui eut pour effet de la faire rougir de surcroît. Elle constata néanmoins qu'elle n'était plus mouillée et qu'une douce chaleur l'enveloppait désormais.

- Waaaa la classe ! On peut tout faire avec des potions en fait!

Si elle avait su ça plus tôt (bon, c'était pas faute qu'on le lui ai répété...) elle aurait davantage écouté les cours durant ses études.

– Hé ! Mais je connais cet air-là ! Lança-t-elle en direction de Brenna qu'elle rejoint au petit trot au bord de l'eau.   Mon frère le joue au violon !

Elle vit le clin d'oeil comme un signe de bonne augure. Oui, le calamar allait très certainement s'adoucir, venir s'excuser et leur rendre leurs baguettes.
Elle se pencha un peu vers la surface de l'eau et en scruta les profondeurs.

Au loin, on distinguait une forme sombre qui s'agitait de plus en plus lentement, puis qui finit par s'immobiliser complètement. Elle semblait s'enfoncer dans les eaux profondes tout en glissant dans un sommeil du même genre.

Un sourcil relevé pour tout signe de désenchantement, Saoirse releva les yeux vers Brenna.

- Il a été dressé pour nous trouer les chaudrons celui-là... c'est pas possible! On le crâme ?



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.forumotion.com/t327-saoirse-shepherd-pv
avatar



Messages : 802
Âge du Personnage : 43 ans
Lieu de vie : Londres
Emploi : Patronne de la boutique "Aux herbes de Brenna"

MessageSujet: Re: Beignets de calamar |Brenna| Ven 25 Sep - 17:07

Brenna ne répondit pas à la première interrogation au sujet de la potion. Elle aimait ménager son effet. Et puis elle appréciait de savoir comment se comportaient les gens face à ce genre de breuvage peu ragoûtant. Lui dire ce que ça ferait était trop facile. Pas assez amusant, qui plus est. Oui, Brenna était parfois quelque peu sadique. Il paraît que c'est un truc de mère, ça. Et elle, elle le maîtrisait bien, ce truc. Un sourire narquois pointait d'ailleurs le bout de son nez alors que la jeune femme ingurgitait la potion avec une grimace rien de plus normal. Comme toujours elle fut ravie du résultat et esquissa un large et franc sourire approbateur.

Un mélange de ma fabrication, une sorte de Pimentine express. La fumée en moins.

Elle jeta un coup d’œil à ses enfants. Eugène poussait des exclamations admiratives devant le monstre qui commençait à couler, tandis que Serena mâchouillait distraitement l'oreille droite de son nounours.

J'en emporte toujours plusieurs fioles quand je voyage avec mes enfants. Le jeu préféré d'Eugène étant d'arroser sa sœur...

Et voilà, le monstre tentaculaire sombrait, dans un bon sommeil tout autant que dans l'eau. Espérons qu'il n'atterrisse pas sur les baguettes, ce serait problématique... Brenna plaça ses mains sur ses hanches et poussa un "HUM" sonore exprimant son désappointement. Elle fit la moue, regardant tour à tour en quelques secondes l'animal, Saoirse, la sacoche, et son frère. Son frère et sa baguette. Son frère qui était une fois encore tout tremblotant et versait le contenu d'un flacon opaque dans sa tasse ébréchée.

Seamus ! Amène-toi, on a besoin de ta baguette !

Seamus, sans cesser de trembloter - c'est qu'il n'aimait déjà pas les minis-poulpes dans les aquariums, alors celui-là, sans compter sa sœur - s'approcha en réduisant d'un pas fébrile la distance qu'il avait remit précédemment entre lui et Brenna. Entre lui et la créature. Il regardait la créature dont on ne voyait déjà plus que le haut du crâne et ne vit pas la racine affleurant au sol et trouva le moyen d'y coincer son pied maladroit. Il tomba, poussant une espèce de hurlement étrange, ferma instinctivement les yeux, se ramassa de tout son long, et lâcha un "OUCH" bien senti. En relevant la tête, il aperçu l'ampleur des dégâts et sembla se ratatiner d'un coup.

Sa baguette, par chance intacte, s'était plantée aux pieds de Saoirse et était donc à présent couverte d'une bonne couche de boue. Sa tasse s'était élancée en direction de Brenna et avait répandu la totalité de son contenu sur l'entièreté de la face avant de la sorcière. Brenna, quant à elle, semblait figée, comme si elle s'était mise en "pause". Cela dit, ses joues donnaient l'impression de ne pas être loin de passer au rouge intense...

Instinctivement, Seamus plaqua ses mains sur sa tête en position de défense, mais rien ne se passa. Brenna se contenta de s'épousseter - geste plus machinal qu'utile - et s'apprêta à arracher la baguette crottée à son écrin de vase. Mais elle se figea à nouveau : le calamar refaisait surface !

Corneguidouille ! Mais il se fout de nous l'engin ! Peste soit de... AaaaAAAAaaaaah ! clama-t-elle tandis que la bestiole gigantesque quelque peu ensommeillée extirpait deux tentacules de l'eau, dont l'un venait d'agripper fermement la sorcière rousse.

Saoirse, un petit Accio baguettes ne serait pas trop, mon p'tit ! parvint-elle a articuler tandis que le poulpe géant la faisait décoller du sol pour la placer devant ses yeux globuleux.

Inutile de vous dire que Brenna eut quelque peu peur pour sa vie en cet instant précis. Ce n'était pas dans ses habitudes de se faire boulotter par un sushi de la taille d'une montagne. Mais en lieu et place d'une bouche visqueuse, elle sentit l'étrange sensation d'une ventouse qui se collait et se décollait de son visage. Non, elle rêvait, elle était déjà dans le ventre de la bête et son esprit divaguait pour effacer la peur et...

Par Merlin, il est sérieux là ?

Oui, le calamar était sérieusement en train de lui caresser la tête. Amoureusement même. C'était assez perturbant d'ailleurs. Il était calme, et ne bougeait que ses deux tentacules sortis de l'eau, émettant une sorte de gémissement exprimant, sans doute, son contentement.

Seamus ... oh bon sang, tu sens fort la marée toi ... Seamus, y'avait quoi dans ta potion ? Ne me dit pas que tu t'es encore trompé de... ah beurk, c'est gluant ... tu as encore échangé ton remontant avec la potion d'Amormalia qu'on devait donner à Grand-mère pour ses chats ?

Seamus ouvrait et fermait la bouche sans prononcer un seul mot. sans même sortir un seul son. Et bien si, il s'était bien trompé de potion. Les deux écureuils qui tentaient de grimper le long du tentacule tenant Brenna tendaient à prouver cette théorie. La potion avait été faite pour que les chats a tendance agressive de leur grand-mère paternelle soient plus dociles et affectueux. Mais cela n'avait jamais été testé à forte dose sur un humain ... Visiblement, ça rendait fou - d'amour - les animaux présents. Mais dans quelles proportions, et pour combien de temps ?

Euark ... au moins, il n'est plus furieux ... Bon, monsieur le calamar, je n'ai pas toute la journée, vous seriez bien aimable de me reposer au sol, allez hop hop HOP ! et vous les écureuils, c'est pas le moment, OUSTE ! s'écriait une Brenna assaillie par deux boules de poils qui s'évertuaient à lui trouver des poux et puces qu'elle n'avait pas et un tentacule visqueux et humide qui trouvait visiblement qu'elle n'avait pas la tignasse assez lisse.


Aux Herbes de Brenna
Herboristerie - Développement personnel - Divination

Ouvert du Lundi au Samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h
Fermetures annuelles du 30 Septembre au 7 Octobre et du 23 Décembre au 2 Janvier inclus, ainsi que le 2 Mai
Contact : Mrs Brenna M. Quinn, "Aux Herbes de Brenna", Charing Cross Road, Londres
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.forumotion.com/t731-brenna-quinn#4996 http://poudredecheminette.forumotion.com/t731-brenna-quinn#4595 http://poudredecheminette.forumotion.com/t718-brenna-quinn#4538 https://perchesurlabranche.wordpress.com
avatar



Messages : 707
Âge du Personnage : 27 ans
Lieu de vie : Londres

MessageSujet: Re: Beignets de calamar |Brenna| Jeu 1 Oct - 22:21

Quelqu'un semblait jouer avec la télécommande de leur vie. Les événements paraissaient tantôt s'enchaîner à une vitesse folle à vous donner le tournis (Un planté de baguette à quelques centimètres de vos pieds, ça vous parle ? ) et l'instant d'après les choses semblaient figées dans le marbre. (Avec une mention particulière à l'instant même où Brenna se vit offrir un shampoing à l'odeur douteuse...)

Saoirse, mutique (pour une fois) essayait de mettre bout à bout les parcelles d'actions qui se déroulaient sous son nez, simultanément.

C'est là que les écureuils entrèrent en scène.

Saoirse se prit la tête entre les mains et pria un instant tous les dieux qu'on avait pu mentionner devant elle pour se réveiller et réaliser que non, tout ça, n'avait pas pris vie sous ses yeux.
Les cris de Brenna (passée au stade massage crânien énergique) la ramenèrent à la triste réalité de la ménagerie qui s'offrait à elles.

- L'Amormalia ? Tu buvais de l'Amormalia? Lança-t-elle étonnée à Seamus qui se contentait d'hocher la tête en contemplant l'ampleur des dégâts. Et ben... on n'est pas rendu... Soupira la petite écossaise qui supputa qu'en plein bestiaire, attirer toutes les bestioles du secteur pouvait causer un incident diplomatique. Voire un mouvement de foule dramatique. Il fallait y mettre fin au plus vite avant que ne rappliquent dragons et autres choses douteuses.

Elle s'empara de la baguette toujours plantée à ses pieds dans une pâle imitation de l'épée du roi Arthur et braqua cette dernière vers le Poulpe géant.

- Oh Mon Dieu !! C'est Elle !!!! Une voix stridente. Beaucoup trop quand on était en présence d'un calamar hystérique sous forte influence de narcoleptiques.

Saoirse se retourna vivement pour entrapercevoir une jeune femme rousse aux grands yeux noisette qui se précipitait vers elle, bousculant le pauvre Seamus au passage qui acheva sa course tête première dans la gadoue du secteur.

- Je suis absolument FAN de tout ce que vous écrivez !!Trop FAN de vous
Piailla la jeune femme en se plantant à quelques centimètres de la jeune journaliste.

Cette dernière, baguette en main, pattes écartées prête à attaquer la bête, se retourna vainement pour chercher des yeux si l'un des membres des Pumpkins' Cat était dans les parages.
- Heu... entama-t-elle.
- J'ai particulièrement aimé la campagne sur Campbell !! Vous avez réussi à le rendre tellement humain ! Presque … désirable ! Ajouta-t-elle en rougissant légèrement.
- Oui, d'accord, alors heu... si vous voulez bien, là … je... Tenta Saoirse un peu embarrassée par tant de démonstrations. Elle risqua un timide sourire à la jeune femme qui répondit en lui tendant une main autoritaire.
- Ah oui, excusez-moi ! Je suis Samantha Rookridge. C'est vrai que vous, vous ne me connaissez pas... encore ! Gloussa-t-elle en plissant son nez recouvert de tâches de rousseurs.

Saoirse jeta un œil plein d'espoir vers Seamus qui restait à distance respectable des deux femmes, puis tendit le cou pour apercevoir la pauvre Brenna toujours aux prises avec son animalerie ambulante.
- Si vous voulez bien m'excuser une minute Samantha...

Elle agita sèchement la baguette en direction du calamar tout en invoquant mentalement aux deux baguettes en exploration aquatique de remonter à la surface. Du monologue incessant qui se déroulait à l'insu de son plein gré mais sous son nez, Saoirse ne saisit que quelques mots. Concentrée sur la surface de l'eau pour tenter de distinguer l'arrivée tant attendue des deux brindilles si précieuses, elle ne suivait pas réellement les jacassement de la jeune rousse. « Depuis trois ans... »  Rien. « Quand vous étiez aux courriers du cœur... » Le poulpe essayait vaguement d'écarter les deux écureuils de SA Brenna. « ...quand vous avez failli l'épouser ! » Saoirse tiqua nerveusement mais un bruit d'éclaboussures la ramena vers la scène du lac. Un étrange oiseau au long cou et au plumage vert éclatant venait de rejoindre les autres protagonistes, et perché sur une épaule de Brenna, semblait lui roucouler des mots tendres à l'oreille. Saoirse n'eut qu'à croiser les yeux de cette dernière pour comprendre qu'elle avait intérêt à trouver rapidement une solution, ci elle ne voulait pas finir noyée par son amie.

-...et du coup, j'avais essayé de vous écrire mais...
- Excusez-moi, lâcha la petite écossaise un peu agacée. Mais mon amie a besoin d'un coup de main et...
- Ah vous êtes tellement vous ! Tellement loyale ! Comme dans vos écrits ! Vous êtes vraiment la femme que je connais !
Le peu de sang froid qui lui restait commençait a prendre quelque degrés en température.
- Celle-la même ! Dit-elle en écartant la jeune rousse sans trop de ménagement pour se rapprocher de la rive.
Tout en jacassant, Samantha emboîta le pas à Saoirse dont l'oeil venait d'être attiré par l'émersion des baguettes tant attendues. Ces deux dernières se dirigèrent à vive allure vers la jeune journaliste qui les attrapa d'un geste leste, se demandant si elle pouvait prétendre à un accident si l'une d'elles se plantait malencontreusement dans l'oeil de Samantha Rookridge.
- Vous êtes carrément comme je l'imaginais !! Peut-être un peu plus petite...Poursuivait-elle. Mais c'est très mignon hein ?
Mettre la tête entre deux tenailles aurait probablement été plus confortable. Saoirse, munie de trois baguettes désormais, réprima l'envie de balancer des sorts à tout va et se contenta d'adresser un petit encouragement à Brenna.
- Pas de panique... je gère!

Enfin, j'essaie. Je crois.

- Je peux vous appeler Sophie ? Tenta timidement la rouquine, imperturbable.
Saoirse inspira nerveusement avant de lever les yeux au ciel et d'expirer bruyamment.
- Pourquoi Sophie ? Demanda-t-elle plus sèchement que ne l'aurait voulu les convenances.
- Ben... C'est pas votre prénom ? Risqua l'autre, interloquée.

Blasée, fatiguée et un brin énervée, Saoirse manqua de lâcher ses trois baguettes en laissant retomber ses bras le long du corps.

J'abandonne...

- Allons donc... appelez-moi Sophie si ça vous amuse.

Pendant que Samantha poussait des cris de joie en évoquant quelques chapitres de la vie privée de Saoirse (Comment diantre savait-elle tout ça ? En ignorant son prénom ? ) cette dernière réfléchissait aussi vite que possible. Autant dire, bien trop lentement pour Brenna, mais avec toute la volonté et les compétences qui n'étaient pas parasitées par les causeries embarrassantes qui sortaient à flots de la bouche de la jeune fan.

- Ok, tiens bon, j'ai une idée! Cria-t-elle à Brenna en extirpant sa propre baguette du lot. Manquerait plus qu'en utilisant une des autres, le sort se révèle plus foireux qu'aidant.
- Animalusrepulso! Invectiva-t-elle en visant Brenna et ses drôles de fans.

A chacun son pot de colle Songea-t-elle en lançant un rapide coup d'oeil à Samantha.

- … du coup j'ai acheté son dernier recueil et je l'ai adoré !
- Mais de quoi parlez-vous à la fin????? Finit-elle par exploser.
- Mais... d'Ezio, Sophie !

Saoirse serra les mâchoires et se retint de ne pas jeter elle même la jeune femme dans l'eau. Elle la jaugea rapidement du regard. La rouquine faisait probablement 10 kilos de plus qu'elle, avec une bonne vingtaine de cm en plus... Bien que parfois, les petites choses énervées puissent être surprenantes...De son côté, Brenna venait d'être expulsée un peu plus loin par le calamar qui la fuyait désormais, alors qu'écureuils, oiseau tropical ainsi que deux hérissons qui s'étaient joints à la ménagerie détallaient aussi vite que possible.

– Seamus ? Je crois que tu ferais bien d'aider ta sœur à sortir de l'eau... Conseilla-t-elle au jeune homme. Merci pour ta baguette. Ajouta-t-elle en lui rendant, un sourire de remerciement aux lèvres.

- Oh ! Je vais vous aider aussi !! Ajouta  Samantha en suivant les deux autres qui pataugeaient au bord de l'eau à la rencontre de Brenna.

Inutile de préciser que Saoirse ne s'aventura pas trop loin, jetant un œil empli de profondes et sincères excuses à Brenna. On s'occuperait du double effet kisscool de Samantha et de ses sources un peu trop bien fournies un peu plus tard....

- Pas trop de mal ? souffla-t-elle avec empathie. Il doit te rester un peu de ta potion rose à paillettes si tu veux. Ajouta-t-elle avec plus de malice.


Désolée:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.forumotion.com/t327-saoirse-shepherd-pv
avatar



Messages : 802
Âge du Personnage : 43 ans
Lieu de vie : Londres
Emploi : Patronne de la boutique "Aux herbes de Brenna"

MessageSujet: Re: Beignets de calamar |Brenna| Lun 12 Oct - 14:05

Depuis son perchoir tentaculaire, Brenna ne vit pas grand chose de ce qui se passa entre le moment où elle demanda à l'auguste calamar de la laisser tranquille et celui où effectivement elle fut rejetée par le poulpe géant. Jetée, plus exactement. Elle avait entendu vaguement Saoirse lancer un sort. Avait-elle bien entendu "Animalusrepulso" ? Quelle futée cette Shepherd ! bon, elle était complètement mouillée, un peu visqueuse par endroits, et elle sentait fort la marée. Mais elle ne pouvait que se réjouir de voir les trois baguettes saines et sauves dans les mains de sa comparse.

Avec tout le flegme dont elle put faire preuve - car oui, les irlandais aussi savent pratiquer l'art du flegme britannique, eux le fond juste avec un peu plus de vigueur et d'entrain - elle se releva, faisant fi du pan de boue accrochée à son derrière douloureux, et entreprit de remettre un peu d'ordre dans ses jupons. Un peu de tenue que diable ! Mouais...

Hum hum ... Seamus, sac !

Craignant visiblement pour sa vie - ou pire - le rouquin frangin s'exécuta - non, je veux dire, rho bon ça va vous avez compris ! - et comprenant qu'il n'avait plus le droit à l'erreur tendis le sac sans chercher à fouiller son contenu au risque de se tromper une fois encore de contenant. Brenna extirpa du fourre-tout une fiole identique à celle que Saoirse avait vidé plus tôt. Elle reposa le sac dans les mains toujours tendues de son frère et fit sauter le bouchon du flacon qu'elle ingurgita cul sec.

Hum... ça manque de cannelle, admit-elle après que l'effet de l'ouragan personnel se soit dissipé.

Elle se regarda la jupe et la tunique, avec un air dubitatif et contrarié. Sans dire un mot de plus elle s'approcha de Saoirse et lui pris sa baguette - la sienne, pas celle de Saoirse, suivez un peu - et fit quelques arabesques depuis ses pieds jusqu'à sa tête. Formule informulée de propreté express. Un "must have" quand on est maman et qu'on ne maîtrise pas la machine à laver moldue.

Satisfaite, Brenna remarqua enfin la folle qui collait Saoirse aux basques. Bon sang quel babillage. Mais elle se s'arrête jamais de parler ? Comment fait-elle pour respirer ? Et pourquoi appelait-elle son amie Sophie ?

Se tenant le front dans sa main gauche, Brenna poussa un soupir consterné qui respirait la lassitude. Cette journée était devenue trop longue. Trop, c'était trop. La sorcière se figea droite dans ses botillons et inspira profondément. Elle se retroussa les manches, fit trois grands pas pour s'approcher de la demoiselle bavarde, pointa sa baguette à quelques millimètres de son nez gras, et darda son regard furibond sur la cible qui resta la bouche ouverte, sans son qui en sorti.

Si les prochains mots qui sortent de votre bouche ne sont pas "Désolée de vous avoir dérangées, bonne fin de journée, et au revoir" je vous colle une migraine qui vous fera taire pour l'année à venir !

Seamus se plaqua les mains sur les oreilles, Serena, l'oreille de son doudou toujours en bouche, se cacha les yeux, et Eugène couvrit sa bouche béate de sa petite main potelée. Ce n'était visiblement pas le moment de dire à maman qu'il avait encore fait un trou dans son pantalon en jouant...


Aux Herbes de Brenna
Herboristerie - Développement personnel - Divination

Ouvert du Lundi au Samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h
Fermetures annuelles du 30 Septembre au 7 Octobre et du 23 Décembre au 2 Janvier inclus, ainsi que le 2 Mai
Contact : Mrs Brenna M. Quinn, "Aux Herbes de Brenna", Charing Cross Road, Londres
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.forumotion.com/t731-brenna-quinn#4996 http://poudredecheminette.forumotion.com/t731-brenna-quinn#4595 http://poudredecheminette.forumotion.com/t718-brenna-quinn#4538 https://perchesurlabranche.wordpress.com
avatar



Messages : 161
Âge du Personnage : unknown
Lieu de vie : ...

MessageSujet: Re: Beignets de calamar |Brenna| Mar 20 Oct - 14:59

L'oeil torve, à quelques centimètres de l'eau rasante, les tentacules baignant dans les eaux froides et troublées par l'agitation ambiante, il observait. Un tremblement agita soudainnement sa peau, alors que chacun de ses muscles était parcouru par une onde étrange qui fit se mouvoir chacun de ses membres alors qu'il ne le souhaitait pas...

A plusieurs mètres de là, l'eau bouillonnait autour du calmar. Les plus fins observateurs auraient noté s'ils avaient eu les yeux rivés sur lui, que ce dernier avait pris une teinte légèrement phosphorescente. Les autres animaux marins s'éloignèrent rapidement alors que son manteau semblait en proie à une lutte intérieure. Sous la couche visqueuse, quelque chose s'agitait, grandissait et menaçait de déchirer la fine enveloppe qui recouvrait les organes du teuthide. Lorsque l'agitation pris fin, la bête rouvrit un œil terrorisé pendant que son bec s'ouvrait et se fermait sans cesse.
Il s'agita encore un peu dans l'eau avant de fixer les jeunes femmes sur la berge. Deux d'entre elles entendirent distinctement – sans qu'aucun son ne soit proféré cependant- l'appel du mollusque raisonner au sein de leur esprit : « J'ai peur... » . Et aussi brusquement que cela avait commencé, tout pris fin. L'agitation, la phosphorescence, la vie. Le corps de la bête bascula sur le côté et se mit à flotter entre deux eaux, dépourvu de tout ce qui indique qu'un être vit encore. Ses tentacules se déroulèrent pour s'étaler inertes devant son long corps dont la couleur palissait à vue d'oeil. Dans un dernier râle, la bête rendit l'âme alors que ses yeux se faisaient déjà vitreux...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar



Messages : 707
Âge du Personnage : 27 ans
Lieu de vie : Londres

MessageSujet: Re: Beignets de calamar |Brenna| Jeu 29 Oct - 0:18

- Et bien heu... alors …. Désolée de vous avoir dérangées, bonne …

« J'ai peur... »

Moi aussi j'ai peur quand elle parle comme ça...

« J'ai peur ? »


Saoirse inclina un peu la tête en observant Samantha qui débitait sa litanie comme une poésie bien apprise tout en jetant un œil inquiet à Brenna et constata qu'elle n'était pas l'auteure du « j'ai peur ». Ni Brenna d'ailleurs, qui, visiblement, n'avait pas peur.
Ce dernier... venait de l'intérieur de sa propre tête...

Seamus ? Eugène ? Serena ?

Saoirse secoua la tête énergiquement.
Instinctivement, elle tourna les yeux vers le lac et fronça les sourcils. Son regard se posa à quelques mètres d'elles, dans les eaux profondes où le calmar était toujours. Enfin. Était. Et justement c'était bien là le problème. L'immense chose flotillait comme un bouchon de liège ( en vachement plus flasque, certes.) au milieu d'un tumulte à mi-chemin entre le jacuzzi et l'eau pour le thé.

- Bouse, Brenna regarde-ça ! Lança-t-elle en interrompant le superbe discours de Roockridge et en tendant les mains en direction de la bestiole.

Elle fit quelques pas vers la berge (décidément son trajet se résumait à un ballet entre terre et eau), sans pouvoir détacher son regard du spectacle dérangeant qui s'offrait à elle. Les tentacules de la bête, dépourvues de vie, étaient mollement étalées devant son énorme tête. Ses yeux semblaient opaques et son bec (vous saviez vous que ça a un bec ces machins là ? ) , légèrement entre-ouvert lui conférait une grimace de souffrance qu'on se serait plus attendu à voir sur le visage d'un humain.

- Tu crois que... c'est à cause de nous ? Souffla-t-elle à son amie dans un murmure tout juste audible.

Si ça se trouve il s'est avadakedavrisé tout seul avec nos baguettes...

Ses grands yeux bruns en amande ne parvenaient à se poser ailleurs que sur la Mort. Fascinée et consternée à la fois, elle récapitula rapidement les derniers événements dans son esprit. L'attaque, la danse macabre, la potion, le sortilège et les paroles qui s'étaient insinuées dans son esprit. Les avaient-elles inventées ? A aucun moment Brenna et elle n'avaient mis en danger l'animal. Et pourtant, il était force de constater que la bête était morte. Après avoir tenté de … communiquer ?

Non, non ma grande. Arrête tout de suite. Un calmar ça ne parle pas. Encore moins dans ta tête à toi.

Un calamar télépathe... Tu as besoin de vacances ma fille.


Un petit pli marquait son front lorsqu'elle se retourna vers Brenna. Avec un petit air étrange elle demanda :

- Ma question va te paraître folle mais.. tu l'as entendu toi aussi ?

Elle ferma rapidement les yeux, se maudissant déjà d'avoir osé formuler ça à haute voix.

- Laisse tomber, fais comme si je n'avais rien dis, tu veux bien ? Ajouta-t-elle finalement avec un sourire désolé, avant de se tourner à nouveau vers le cadavre.

Samantha piaillait toujours, mais Saoirse, concentrée sur la bête, ne fit aucun effort pour brancher le décodeur qui lui aurait permis de savoir de quoi il retournait. Elle s'octroya même le droit de poser un doigt sur ses lèvres en direction de la jeune femme, lui intimant par la même occasion de se taire de façon... un peu vive.

- Il faut appeler quelqu'un. Lâcha-t-elle comme une évidence.

Elle agita à nouveau sa baguette de laquelle jaillit une petite gerbe d'étincelles rouges. Elle hésitait fortement, partagée entre l'envie de se trouver à nouveau face à Wyndham et l'appréhension de sa réaction si l'une ou l'autre était responsable de la mort du calmar.

"Nous ? On l'a juste aspergé de potion, puis on a tenté de l'hypnotiser avant de balancer quelques sorts de répulsion animalien. A part ça, on lui a rien fait du tout à votre calmar crevé..." Bouse. J'espère que personne ne m'a entendu crier que je voulais en faire des beignets...

Après réflexion, mieux valait qu'un autre expert déboule. Même s'il était moins sexy à regarder.
Elle se précipita ensuite aux côtés de Brenna, pour lui glisser à l'oreille, loin des indiscrètes des autres, un rapide :

- Qu'on soit bien d'accord, j'ai toute confiance en tes talents d'herboriste et je boirais n'importe qu'elle potion de ta création... mais... peut-être qu'on devrait éviter de mentionner notre petite expérience du jour devant l'expert qui examinera la bête, ok ? A moins... qu'on nous le demande franchement... ajouta-t-elle ensuite.

Elle songea alors à ses piètres talents de menteuse. Elle finissait toujours par se vendre. Pour tout dire, elle se vendait souvent dès le début...


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://poudredecheminette.forumotion.com/t327-saoirse-shepherd-pv

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Beignets de calamar |Brenna|

Revenir en haut Aller en bas
Beignets de calamar |Brenna|
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
Sujets similaires
-
» Beignets de tomates vertes / Le secret est dans la sauce
» les bugnes comme chez le patissier
» Kraken, un gros beignet de calmar !
» Au "Calamar", Bar Mal Famé en recherche de comique [PV]
» Tartagueuleàlarécré (Royal-Dragons) 2 VS 0 Grognards Calamar (Grognards)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Poudre de Cheminette :: Royaume-Uni :: Ecosse :: Le Bestiaire Magique-