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Nuit londonnienne [pv Alexander Hamilton ]

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MessageSujet: Re: Nuit londonnienne [pv Alexander Hamilton ] Dim 13 Sep - 15:40

Alors qu'elle poussait la porte, Dreamy jetait un regard en arrière. Elle vit le jeune homme se lever et la suivre. Le regard du patron du bar ne lui avait pas échappé pas plus que l'augmentation des battements de son cœur. Il semblait affolé la peur semblait l'emplir. Dreamy se retînt de lui dire quelque chose, elle se contentait d'un sourire et d'un au revoir de la tête. Puis passait la porte, elle appréciait cet anonymat retrouvé au milieu des passants. Elle se sentait bien plus libre. Un peu plus en sécurité comme ci quelqu'un pouvait lui nuire.

- Les gens sont donc incapables d'accepter la différence .. Sérieusement je n'ai rien fait d'exceptionnel. Non bien sûr, tu parles justes toute seule, tu fais des commentaires qui te vaudraient d'être enfermée. A part ça tout va bien.. Ce que j'aime avec toi c'est que c'est toujours moi la fautive.. A non tu vas pas me la jouer victime.. Respire un bon coup t'es dehors... Respire tu fais de l'humour toi avoue.. Pfff  tais toi..

Dreamy n'eut pas le temps de se répondre que déjà le jeune homme lui demandait :

- Un Monstre ? Depuis que je vous ai vue dans ce pub, j'ai cette désagréable impression. Il y a une odeur qui émane de vous, que je n'arrive pas réellement à définir. Vous êtes quoi au juste ? Et ne me dites pas, que je serais trop choqué pour comprendre, je crois que j'en ai assez bavé de côté là.

Son ton était abrupte mais cela ne la gênait pas plus que ça. Après tout si il voulait parler franchement pourquoi pas. Mais il lui faudrait lui aussi s'expliquer sur la sensation qu'elle ressentait en le regardant.

- C'est ainsi que vous me percevez en monstre .. Hé bien voilà un point commun que nous pouvons partager. Sans vouloir vous insulter il émane de vous quelque chose que je ne peux pas définir. Comment dire .... Choisis bien tes mots, prends le temps .. J'essaie comment lui dire que je sens la présence d'une bête en le regardant ? .. Bah déjà essais de .. bref fais comme tu veux..

Dreamy se tût un instant faisant face au jeune homme. Ils étaient encore devant la devanture du pub. Elle sentait encore le regard du patron les épier. Elle préférait alors faire quelques pas, pour s'éloigner du lieu. La rue commençait à se vider, cela lui convenait à merveille. Même si elle s'était déjà nourri un accident pouvait arriver. Autant ne pas tenter le sort. Elle marchait lentement, jetant parfois un regard au jeune homme. Elle savait qu'elle devrait lui en dire plus.

- Après tout si il veut savoir pourquoi pas. Je doute qu'il aille le crier sur les toits .. Au pire tu sais quoi faire ... Oui je sais .. Ce que je suis ? c'est ce que vous voulez savoir ? Et vous qu'êtes vous ? .. Vous voyez nous avons tout deux une face cachée. Je vous rassure tout de suis je ne suis pas assoiffée de sang... Belle image quant on sait que .. Quand on sait que si tu continues à me couper la parole je vais te tordre le cou.. J'ai hâte de voir ça .. Tu crois que c'est facile de le dire ?
Fais simple ... Simple .. D'accord, si ça tourne mal je m'en prendrais à toi alors ... Ce que je suis .. Une jeune femme qui a eut la mauvaise idée de suivre un homme un soir.. Et qui depuis ....


Dreamy marquait une autre pause, scrutant le visage du jeune homme.. Elle fixait son regard, écoutant sa respiration rien ... le calme apparent .. Pourtant elle sentait quelque chose d'autre sans pouvoir le dire. Elle sourit, comme soulagée de pouvoir dire les choses. Etre elle une fois, juste un soir.

- Vous qui vendez des livres, connaissez vous ces légendes sur ces êtres qui après une morsure deviennent tout autre ?

Dreamy attendait une réponse. Elle entendait les battements de son cœur plus rapides. Elle vit un peu plus loin un banc.. y pris place attendant qu'il lui réponde.. Après tout si il voulait savoir il lui faudrait aussi lui dire ...






Voir au-delà de ce qui semble être. Et voir ce qui est .


Dernière édition par Dreamy Aisling le Ven 11 Déc - 18:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Nuit londonnienne [pv Alexander Hamilton ] Ven 2 Oct - 14:27

Terry allait sûrement m'en vouloir d'être parti de son Pub sans plus d'explications et avec une femme étrange qui plus est. Mais personnellement, je crois sincèrement que j'étais assez grand pour me débrouiller seul maintenant malgré l'insistance paternelle de Terry.

Il avait toujours son mot à dire mais il est vrai qu'il m'avait sorti d'un certain bourbier quand je n'allais pas bien. Il avait été la main tendue quand j'étais arrivé à Londres, à seulement dix-huit ans et c'était même lui qui avait soufflé un mot à la patronne de la librairie Stanford pour m'engager.
Je lui devais un peu tout, un peu de mon existence. Et partir en tentant de le rassurer m'avait été bénéfique, bien que lui n'en était nullement soulagé. Je ne préférais pas jeter un regard en arrière, de peur de le voir sortir et d'attaquer cette étrange femme pourtant calme mais qui le blesserait sûrement s'il venait à s'en prendre à elle.

Je préférais l'en éloigner. C'était bien plus préférable. S'il lui arrivait quelque chose, je crois que je m'en voudrais toute ma vie. Même si elle sera peut-être courte, mais assurément je m'en voudrais. Terry devait rester en dehors de cela, pour sa survie. Et si je venais à m'en prendre à lui, un jour sous la colère ? Cela m'était arrivé une seule fois, avec l'un de ses clients -qui n'était plus jamais revenu-, qui avait manqué de respect au patron. J'avais contenu ma rage, un moment. J'étais allé me rincer plusieurs fois la figure au lavabo des toilettes, mais cela n'avait pas été concluant.
J'avais eu envie de le dévorer et de le déchiqueter à mains nues. Mais seul mon poing avait atterri sur sa joue. Résultat : maxillaires fracturés en deux endroits et plainte presque instantanée de la victime. Ce fut Terry qui me couvrit. Alors, oui, je lui devais beaucoup. Et épargner sa vie serait un deal intéressant.


Sauf si l'Autre te tue.

Elle était puissante c'était indéniable. Puissante mais légèrement fêlée. Mais il n'empêche que si je me jetais sur elle, ne serait-ce que pour la tester, elle me filerait une sacrée correction. J'abandonnais l'idée. Me frotter à elle, serait peut-être synonyme de mort immédiate, ce que je ne tenterais pas. Du moins pas aujourd'hui, je n'en avais pas l'âme téméraire. J'oubliais un peu Terry et les membres du Pub pour me concentrer sur cette femme à la chevelure spéciale.
J'en avais connu des filles au comportement différent, se prônant hors de la norme. Mais qu'est ce que la Norme ? Une notion purement abstraite. Je l'avais été mais je ne le fus plus. Je reste ce jeune garçon avide de connaître la vie, mais qui est dégoûté par Elle. Pourquoi ce Lycan m'avait-il choisi moi et pas quelqu'un d'autre ? Pourquoi avait-il fallu que je suive ma famille en Albanie cette semaine là ?
Mais il était bien trop tard pour revenir en arrière. Cela faisait deux années que je vivais avec désormais. La Bête faisait partie de moi, que je le veuille ou non.


Il n'y avait pas d'autre isssue. C'était comme ça et pas autrement.

- Je vous perçois comme un Monstre. Mais j'en suis un aussi. Lâchais-je pour simple aveu. J'étais une Créature. C'était comme ça et cette femme, en était une. J'en étais sûr. Pas du même acabit que moi, mais elle était monstrueuse. Intérieurement.

- Je suis ... Il m'était encore diffcile de l'admettre et de le confier à une autre personne. Silencieux, j'écoutais la fin de son récit. Mes sourcils se froncèrent à l'évocation d'un homme qu'elle avait suivi un soir et qui avait visiblement chamboulé sa vie. Comme moi. Un homme ? Vous ne vous êtes pas méfiée ? Enfin, je veux dire, il n'était pas suspect ? Et vous avez changée depuis lors ...

Bizarre.

Distraitement je l'entendis me poser une question. Morsures, Légendes ... Cela me disait bien quelque chose mais de là à tout lui expliquer, la cicatrice serait encore vive. Mais elle me semblait sympathique. On ne s'était pas encore entre-dévorés, pour preuve.

- Oui je connais très bien ces ouvrages là. C'est une valeur sûre à la librairie. Ma patronne parvient toujours à écouler tout son stock. C'est fou comme les gens aiment les légendes ainsi. Mais ils les aimeraient moins, s'ils les vivaient réellement.

Pause. Inspiration. Expiration.

- Je suis un Lycan. Admettais-je en me laissant tomber lourdement sur le banc en fer forgé.
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MessageSujet: Re: Nuit londonnienne [pv Alexander Hamilton ] Mer 23 Déc - 19:17

Dreamy le regardait approcher du banc pour s'y asseoir . Elle voyait non loin le regard du patron du bar. Du moins elle le sentait car ils se trouvaient un peu plus loin et cachés à sa vue. Elle pouvait entendre son coeur battre à tout rompre. Comme si il avait peur.. C'est ça il avait peur , d'elle ? Cela ne faisait aucun doute. La façon  qu'il avait eut de suivre du regard le jeune homme après leur départ. S'était plus celui d'un ami proche. Presque d'un père qui s'inquiète pour son enfant. Un lien fort semblait les unir. Mais elle n'avait pas envie d'en chercher l'exacte signification. Le jeune homme écoutait ce qu'elle disait. Cela lui était dur d'en parler. Elle  ne fût pas surprise en l'entendant lui dire qu'il était lui aussi un monstre. Ca elle le savait déjà. Elle continuait à parler  mais n'arrivait pas à lui dire clairement ce qui lui était arrivé. Dreamy le vit froncer les sourcils quant elle évoquait l'homme qui l'avait changé. Ses interrogations étaient légitimes. Après tout il n'avait pas tort elle aurait dût le sentir.  


- Comment dire sans vous paraître encore plus cinglée que je semble l'être... Bah dis lui carrément que t'es la seule voyante qui est incapable de voir .. Tu écoute ce que tu dis ou tu parles juste pour t'entendre dire n'importe quoi ? .. Bah quoi c'est la vérité, t'es incapable de voir le danger pour toi . Du moins t'étais maintenant tu le vois arriver de loin.. Très drôle, sérieusement tu m'aide pas et tu m'énerve encore plus ... Moi je disais ça pour t'aider, et puis .. Quoi encore ?


Elle sentait sa rage monter, pas contre lui mais bien plus contre elle même. Si elle avait été moins imprudente elle serait encore elle . Elle avait tant de mal à dire qui enfin ce qu'elle était devenue. Elle préférait attendre encore. Puis elle lui parlait des légendes et autres contes. Elle écoutait sa réponse :


- Oui je connais très bien ces ouvrages là. C'est une valeur sûre à la librairie. Ma patronne parvient toujours à écouler tout son stock. C'est fou comme les gens aiment les légendes ainsi. Mais ils les aimeraient moins, s'ils les vivaient réellement.


Dreamy sourit quant elle entendit ses derniers mots. Oui bien moins facile qu'il n'y paraît. Le fantasme du vampire dont rêvaient certaines midinettes n'avait dans la réalité rien de très glamour. Surtout si elle se remémorait ses premières chasses.

- C'est effectivement bien moins sexy de l'être, surtout si on prend en compte le sang, les vêtements bons à être jetés et cette foutue odeur que l'on traîne avec soi... Et encore tu lui as pas parlé des plaies et bosses que ça occasionne que de courir après sa nourriture littéralement.... Parce que tu ferais mieux que moi toi ? Hein tu crois que c'est facile de chopper un chat qui veut tout sauf te servir de repas ? ... Bah avoue comme même que t'es pas douée. Tu dois être la seule à réussir à te prendre le seul arbre du coin en pleine face ... Très drôle tu devrais faire l'école du cirque pour moldus ... Toi et l'humour ça fait deux ... L'humour, car tu trouve ça drôle toi d'être condamnée à vivre comme une bête ? A éviter les gens au risque d'avoir envie de les bouffer, si t'arrive pas à te contrôler ? Tu  crois que je la voulais cette foutue vie ? Tu crois que j'avais envie d'être éternellement cette femme sans attaches, sans rien autour. Avec juste cette foutue envie de me flinguer.. Sans y parvenir jamais ? Alors boucle la ..

Elle se parlait à elle même comme toujours. C'était tellement normal pour elle qu'elle le faisait sans y penser. Elle avait besoin de réfléchir à haute voix. Elle se tut un moment. Elle le regardait, entendant sa respiration. Elle se concentrait alors sur tout autre chose. Elle devait se contrôler même si elle s'était nourrie plus tôt dans la soirée. Mais pouvait- on être rassasiée avec si peu ? Elle devrait attendre encore d'être seule. Elle se mit à écouter ce que disaient les passants non plus loin d'eux. Puis elle l'entendit lui dire :


- Je suis un Lycan.

Elle avait alors sa réponse, il n'était pas comme elle mais tout aussi monstrueux. Du moins selon le point de vue des gens normaux.. Mais qu'est ce que la normalité ? Quoi qu'il soit ils n'étaient pas ennemis à moins de vouloir la même proie. Elle se mit à sourire. Elle ressentait la douleur de son aveu, un point commun. Comment lui dire ? Mais l'échange se devait d'être équitable aussi se mit elle à parler :

- Je sais ce que vous ressentez maintenant... Normal tu entend et sens les choses bien plus que les autres .. Toi tu la boucle je parle.. nanana .. Assez tais toi..

Elle s'était mise à crier, sans vraiment s'en apercevoir. Dreamy le regardait alors espérant, quoi ? elle ne le savait pas vraiment quoi ... Elle se mit à nouveau à parler

- Autant y aller franchement car il n'y a pas d'autres mots pour le dire . Je suis une vampire. Vous savez une suceuse de sang, un être de la nuit, et j'en passe. Tant de surnoms qui n'ont rien d'agréable, mais l'être l'est encore moins. Comment le suis je devenue ? Doucement .. Grrr .. ça va je la boucle .. Merci, donc je vous ai parlé de cet homme que j'avais suivis . Quant j'étais encore normal, enfin humaine j'étais très excentrique... Comme si t'étais devenue plus sage, oups je me tais ... Je vivais avec des gens du cirque presque tous moldus. Les voyantes qu'elles soient moldus ou sorcières sont pas prise au sérieux. Seuls eux n'avaient aucun jugements à mon égard. Un soir cet homme. Enfin bref j'ai été bien plus qu'imprudente, stupide, et depuis en paie tout les jours le prix. Et vous qu'elle est votre histoire. Du moins si vous ...

Elle se tut puis doucement elle retirait l'étoffe sur son poignet. Dreamy dévoilait la trace d'une morsure. Puis elle laissait le silence se faire. N'ayant aucune envie de le rompre. Elle relevait les yeux vers les siens et attendait sa réaction.


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MessageSujet: Re: Nuit londonnienne [pv Alexander Hamilton ] Mar 1 Mar - 21:36

Elle était légèrement dérangée mais je l'aimais bien. Après tout, on se ressemblait un peu non ? Je tiquais à cette affirmation qui me semblait pourtant si lointaine mais pourtant si réelle. Nous étions tout deux des Monstres rejetés par une société qui n'avait que faire des individus hors normes. Je me retrouvais un peu en elle, malgré que j'étais un peu moins fou à lier. Le fait de me parler à moi-même, comme elle le fait, est-il un symptôme futur ? Allais-je devenir dingue par après ? Serait-cela mon châtiment pour avoir été mordu un soir de pleine lune alors que j'aurais préféré être ailleurs, dans mon lit à regarder des séries jusqu'au matin.
Mais non, le Destin en a voulu autrement et me voilà, résigné à avouer ce que j'étais devenu. Je soupirais, impuissant face à cette situation qui me dévorait tout entier. Par moment ça en devenait bien trop absurde pour en être réel. Mais c'était bien là. Triste Réalité. Je devais faire avec, et aimer mon nouvel être. J'avais muté, j'étais devenu Autre. Mais l'Autre avait une conscience qui me rongeait toujours plus.

Et ça faisait mal.


C'est dans la tête ça, gamin.

Elle m'avouait donc qu'elle était voyante. Alors pourquoi n'avait-elle pas vu ce qui allait lui arriver en suivant ce type ? Une voyante de pacotille, c'est ce qu'elle est indéniablement. Je n'avais jamais vraiment cru au monde de l'occulte bien que je me pose certaines questions dans ce domaine. Mais pour moi, les voyants cela reste des charlatans malgré qu'il y ait peut-être de vrai extra-lucides dans le lot. Je crois bien que si une folle avait déboulé devant chez moi, en me prédisant que j'allais devenir une Bête tout les soirs de pleine Lune, je crois que je ne l'aurais même pas crue. Je lui aurais ri au nez, mais pas Gwenäe. Elle croyait en ces "machins" et n'avait pas hésité à faire appel à un exorciste quand il s'était avéré que la demeure où elle habitait, produisait des sons étranges et perturbants.

Rationnel, je n'avais pas cru le type vêtu d'une soutane noire et arborant toute la panoplie de celui qui agissait au nom de Dieu, et qui avait pourtant affirmé qu'un charmant Démon avait pris possession des lieux. J'avais ri, ce qui m'avait valu une œillade incendiaire de ma très chère grande sœur, qui paniquée avait fait ses valises et était partie quinze minutes après, l'intervention de cet envoyé du Saint-Père. La dite maison démoniaque avait été revendue et un couple avec ses trois enfants s'y étaient installés. Jusque là rien d'anormal, sauf qu'un jour ma sœur s'était ramenée avec la une du journal où l'on voyait la dite famille, pas franchement en très grande forme. Et du sang et des symboles satanistes partout ... Ok, y'avait peut-être un peu de vrai dans cette histoire sordide mais rien n'empêche que tout ce qui est voyance, ça n'est franchement pas ma tasse de thé.


- Vous êtes voyante ? Demandais-je sur un ton un peu abrupt. Je perdais patience quand mon interlocutrice se parlait à elle-même mais je laissais faire, trop heureux d'avoir une personne vivant la même "vie" que moi. Des Moldus ? C'était quoi encore ça ? Je fronçais les sourcils, désireux d'avoir une réponse mais elle continuait sa diatribe où par moments il m'était difficile d'en savoir la fin. Et puis la révélation que j'attendais ! Ce qui expliquait son odeur morbide et son teint cadavérique. Elle était une Vampire. Une créature de la nuit qui se nourrissait de sang pour se maintenir en vie et qui avait des canines assez longues. Elle était donc cela.

Ça existait vraiment ce genre de choses ? Oui car j'étais face à Elle. Lentement elle me dévoila l'endroit de sa morsure. Sur son frêle poignet se trouvait deux entailles où l'on devinait que des dents avaient trouvé refuge quelques instants. Je la regardais intensément de mon regard gris-bleu avant de faire courir mes doigts sur cette cicatrice qu'elle avait elle aussi. Instinctivement, je touchais la mienne. Elle me rassurait. Un peu.


- Ça vous a fait mal quand il vous a ... transformée ?

Parce que moi oui. Un mal de chien. Putain.

Elle voulait que je lui conte mon histoire. A vrai dire ce serait un juste retour des choses. Je plantais mon regard d'acier aux reflets bleutés dans ses yeux nimbés d'une couleur qui me fascinait et commençais à narrer ma mésaventure, non sans avoir un rictus au coin des lèvres.

- Hé bien. Tout a commencé par une escapade mandatée par mon beau-père qui voulait resserrer nos liens familiaux. Il décida donc d'aller en Albanie, en camping plus précisément afin que nous puissions compter les uns sur les autres. Jusque là rien de bien transcendant. Puis vint cette nuit, où la Lune était incandescente et diffusait sa lumière dans la clairière où nous avions établi notre campement. Tout le reste de la famille s'était endormi mais pas moi. Je décidais donc, de me promener et d'apprivoiser ce paysage si brut. Or, j'entendis un bruit. Pensant que c'était un ours mais j'étais loin du compte, je décidais de regagner au plus vite ma tente. Mais la Bête ne me laissa pas le choix. Je sentis mes os se briser sous son poids quand elle se rua sur moi, et sa morsure, j'ai bien cru qu'elle allait m'arracher le bras.
Ce fut quelqu'un qui me prit en charge et me soigna à nos risques et périls et qui me ramena à ma famille. Famille qui ne sait rien de ce qui m'est arrivé ce soir là.


Je fis une courte pause.

- Et ils ne le sauront jamais. A part vous. Vous êtes la seule.

Comme moi.
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