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Poudre de Cheminette



 

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Kiss me, I'm Scottish - réservé

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MessageSujet: Kiss me, I'm Scottish - réservé Ven 20 Mar - 17:44

Sur trois hiboux envoyés, invitation à la clef, deux lui étaient déjà revenus, déclinant poliment sa proposition. Le refus de Rafael et de Fiona de se joindre à lui n'aurait en rien éveillé ses soupçons si l'un comme l'autre n'avait pas prétexté une aïeule malade pour ne pas quitter l'Écosse. La même réponse, au mot près. Même réponse, passe encore, mais quand on savait que Fiona n'avait plus d'aïeule digne de ce nom et que Rafael se contrefichait de sa famille, il y avait de quoi flairer anguille sous roche. Voire même hypogriffe sous roche tant le prétexte était minable. Il allait sérieusement falloir qu'ils apprennent un tant soit peu à mythomaner. Là-dessus, peut-être qu'Ethan pourrait leur filer un coup de main...

Ethan Livingstone, le quatrième acolyte de leur collocation grandiloquente, et également troisième invité par hibou voyageur. La bestiole n'était toujours pas revenue, ce qui, du point de vue de Joachim était soit un très bon signe, soit un très mauvais.

Il enfila cul sec le fond de son verre tout en songeant qu'il était un peu déprimant de finir seul pour la soirée de la St Patrick. Enfin, « seul » était un bien grand mot, au vu de la foule qui s'amassait au « Perchance to dream », ce soir du 17 mars 2015.

Il fallait savoir que le « Perchance to dream » était l'un de ses pubs préférés. Il l'avait découvert un peu au hasard, il y avait quelques années de cela et, depuis, il honorait régulièrement Stiofan (c'est le prénom du big boss ici) de sa présence. L'endroit avait un charme discret et un whisky à tomber par terre. Pas étonnant qu(il en ait fait son havre secret des soirées arrosées. Certes, pour parvenir jusqu'à ce coin perdu de l'Irlande sorcière, il fallait au choix se taper un petit trajet en poudre de cheminette jusqu'à l'âtre de Stiofan, qui n'était franchement pas un grand pro du ramonage, soit un transplanage en bonne et due forme dans les bois, au risque de se retrouver sur un arbre de passage. En bref, il fallait avoir le goût du risque, mais le jeu en valait la chandelle.
Troisième option : venir à pied depuis Inverness. Mais ça n'était pas vraiment une option, à moins d'avoir un mois devant soi, et une bonne paire de gambettes bien musclées.
Lui-même avait choisi l'option cheminette, associée à un solide sortilège auto-nettoyant. C'était à peine si il lui restait quelques cendres dans sa tignasse emmêlée.

« Stiofan ! Un autre, please ! »

Ce n'était sans doute pas la meilleure option, d'autant plus qu'il tenait très mal l'alcool, mais sa déception de voir cette « super soirée entre colocs » virer à une session en solitaire lui rongeait un peu le moral, quand bien même il se jurait de ne pas se laisser abattre.
Un peu vexé (voire même beaucoup), il décida de passer sa meilleure soirée de l'année, et tant pis pour les autres ! En plus, autour de lui, la soirée avait vite viré à une sorte de folie générale et contagieuse. Les fameux « space cakes » de Stiofan y étaient probablement pour quelque chose. Voilà un an déjà que l'idée en avait été lancée, pour les grandes occasions seulement, et, de toute évidence, les habitués ne s'en lassaient pas.
Ces petits cookies, parfumés au chocolat, à la vanille ou à la citrouille, pour tous les goûts, avaient quelques vertus... particulières. On pouvait - si l'on osait - goûter à quinze minutes d'invisibilité, d'allégresse et bien d'autres choses encore. Certains gâteaux renfermaient de quoi vous couvrir la face de pustules clignotantes et multicolores. D'autres vous offraient les charmes d'une potion de Felix Felicis. C'était une sorte de loterie gastronomique, tout ça pour une bouchée de space cake. Tout ce que la magie avait inventé de potions et de filtres pouvaient se retrouver être l'ingrédient secret d'un de ces petits biscuits. Il fallait juste être doté d'un peu de témérité et d'un solide sens de l'humour. Après tout, le ridicule n'avait jamais tué personne. Ce qui ne tuait pas rendait plus fort. Le ridicule rendait donc plus fort. Pas besoin d'arguments plus percutants pour se laisser tenter.
Vexation, déception et témérité ne faisaient pas bon ménage. Joachim avait en effet récolté tous les space cakes qui traînaient à proximité et s'occupait présentement à les engloutir l'un après l'autre. La vie était trop courte pour être petite. Les effets n'allaient probablement pas traîné et déjà, Joachim s'élançait sur la piste de danse, tout en kilt virevoltant.

« Kiss meeeeeeeeeeeeeeee ! I'm Scottish ! »

Si il arborait toute une flopée de trèfles sur sa chemise d'un blanc quasi-immaculé, son accent ne laissait aucun doute sur ses origines. Pas plus que son cri de guerre d'un soir.
Un verre et demi et il était déjà à moitié bourré ! La soirée s'annonçait belle !


Dernière édition par Joachim McEwan le Lun 31 Aoû - 11:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Kiss me, I'm Scottish - réservé Sam 20 Juin - 0:11




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Depuis mon retour dans la mère patrie, tous les jours n'ont pas eu leur lot de chance et de bonnes surprises. Il est une chose en revanche que je ne louperai pour rien au monde, c'est d'aller fêter la fête nationale irlandaise, dans son jus ! Comment un mec comme moi, amoureux de la bonne bière et de bons whisky, pourrait passer à côté de l'une des meilleures cuites autorisées de l'année ! Les années précédentes, j'avais écumé une partie des pubs de la capitale, il me faudrait des années encore avant d'en avoir fait le tour. Il y a presque autant de pub sur l'île que d'habitants. Et à chaque fois, j'avais retrouvé la chaleur de mon lit sans me souvenir de quelle façon j'étais arrivé jusqu'à lui. Je m'aventure aujourd'hui dans le quartier populaire, et les quelques indigènes que je croise me promettent une autre belle soirée.
Dans des cas comme celui-là, côtoyer des moldus ne me dérange absolument pas. Je dois admettre qu'ils ont le sens de la fête, enfin comme moi quoi. Un des autres avantages de la St-Patrick, c'est que ma chemise d'un vert brillant passe ici totalement inaperçue. j'ai été ébloui par la veste d'un homme qui clignotait de mille points lumineux, comme des dizaines de lucioles : des LEDS à ce qu'il parait ! Cette nuit je le sens, ce sera la soirée des rencontres improbables...

Je sors de mon troisième pub, en tenant une pinte de  bière mousseuse à souhait. Mon autre main trop occupée à cramponner les hanches d'une rouquine au sourire éclatant, les joues rouges et parsemées de tâches de rousseur, qui tient elle-même la main d'une grande blonde au regard vague. Je tente de lui voler un baiser, mais elle s'esquive en gloussant et replonge avec sa copine dans le pub en me tendant la main. Ma parole, elle veut encore me faire boire ? Naaaaan, il faut d'abord que je me soulage de ses quelques litres qui ont à peine commencer à me désaltérer. Je fais donc quelques pas en marmonnant "The wild river" et tente de trouver un coin de mur, ou un arbre à l'abri des regards...

Une fois ma petite affaire faite, j'entends un peu plus loin les voix d'un groupe de jeunes femmes habillées comme des sapins de noël, avec juste trois mois de retard... Je perçois très distinctement les mots "poudre de cheminette" et "Perchance to dream". Je les rejoins en quelques longues enjambées, et sort ma baguette pour faire apparaître un chapeau enchanté de Leprechauns, qui éclaboussent les passants des fausses pièces d'or, quand on secoue la tête.

"Héééé salut les filles ! On va faire la fête ?..."

Je pose un regard de chien battu sur mon visage et prend l'air implorant pour les supplier de m'amener avec elles.

"Je suis seul, venu en touriste et je ne connais pas la région... Vous savez où on peut trouver des gens sympas pour fêter la St-Patrick comme il se doit ?"

Je n'y avais pas fait attention avant d'être en face d'elles, mais les filles doivent faire partie d'un club, ou quelque chose comme ça. Elles sont toutes les quatre habillées de la même robe criarde. L'une d'entre elles envoie un clin d'oeil à ses amies et se retourne vers moi en souriant bizarrement de toutes ses dents. Le genre de sourire qui cache quelque chose...

"D'accord mais à une condition ! Que vous deveniez l'une des nôtres avant !"

La belle arnaque qui me tombe dessus ! Mes idées un peu plus embrumées que d'habitude, me voilà transformée en poupée par ces dames. Elles m'affublent d'une sorte de long manteau de velours vert avec un grand col de dentelle blanche, et cinq secondes plus tard, je suis maquillé comme une vieille pute fatiguée, sous les gloussements des filles... Ma patience est mise à l'épreuve et heureusement pour elles, l'alcool adoucit mes humeurs.

Nous voilà enfin en route pour la campagne irlandaise ! "Chacune" d'entre nous passant par la haute cheminée de la dite Mathilda. Deux flashs verts plus tard, j'atterris au milieu d'un nuage de poussière... Waow, la fête bat son plein. Des tables entières d'irlandais faisant la fête, des habitués sans le moindre doute. J'ai juste le temps d'épousseter mon costume, qu'un plat arrive devant mon nez, rempli de cookies. J'en choppe un au vol et croque dedans à pleine bouche : de la menthe poivrée et un bon goût de viande en sauce. Intéressant ça ressemble à du ragout de mouton... Mais en plus chantant. Ce vieil air moldu me revient aussi sec.

Je paie ma tournée aux filles, et me cramponne à mon whisky pendant que mes acolytes féminines m'entraînent sur la piste de danse. Ca s'agite et ça se remue autour de moi, en une ronde effrénée... Le whisky est un délice, il glisse et réchauffe ma gorge, revigore mes cordes vocales... Tout en me dandinant comme les autres, je heurte quelque chose. Un quelqu'un qui hurle en se retournant vers moi qu'il veut qu'on l'embrasse...

"Qu'à cela ne tienne Beau-gosse !"

Et je l'attrape par le cou, et lui colle ma bouche sur la sienne, en un franc baiser d'un futur alcoolique à un autre. Je le lâche au bout de deux secondes, et avale une longue gorgée de whisky. Ma voix me joue des tours tout à coup, elle sort sans que je l'ai demandée, et commence à faire des tremolos, alors que mon nouvel ami est toujours prisonnier de mon bras.

"
   I have been a wild rover for many's a year
   And I spent all mi' money on whiskey and beer
   But now I'm returning with gold in great store
   And I never will play The Wild Rover no more.... "


Totalement désinhibé par les vapeurs d'alcool, j'ai bien l'intention de profiter de tout ce que la vie a à m'offrir...
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