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Poudre de Cheminette



 

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I ♥ London (ou pas)

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MessageSujet: I ♥ London (ou pas) Sam 1 Nov - 20:42

Il n'aurait jamais dû se trouver dans ce coin de Londres... Il n'aurait même jamais dû se retrouver à Londres tout court. La faute à la poudre de cheminette.

Bon.

Un peu de la sienne aussi.
Mais enfin... Il ne vous est jamais arrivé de mettre les pieds au beau milieu des flammes de votre cheminée, devenues vertes par une gracieuseté de la poudre sorcière, d'ouvrir la bouche pour annoncer votre destination et atchouuum ! Vous voilà pris d'un fabuleux éternuement en plein milieu de votre « 247 place Hengist de Woodcroft » (pour le coup, il reconnaissait volontiers que l'on avait fait plus court). Et patatra ! Vous voilà propulsé non pas chez votre pote Brandon qui vous attendait impatiemment pour une virée directe au dernier match des Kestrels, mais chez de parfaits inconnus qui, non contents d'être des inconnus, étaient des inconnus moldus, par dessus le marché ?

Comment une telle chose était-elle possible ?

Après de vagues explications et tout autant d'excuses propulsées en direction desdits moldus, Joachim finit par entendre que leur plus jeune fille s'était révélée être une sorcière, désormais mariée avec un certain Eric et mère de deux enfants (Sydonie et Romney, si vous voulez tout savoir) et que, pour des raisons de commodité, la fille en question, Susan, avait obtenu auprès du Ministère de rattacher l'âtre de ses parents au réseau national de cheminette. L'occasion pour ce vieux couple de recevoir la visite de leur fille à tous les week-ends. Et celle d'un illustre inconnu en plein milieu de l'heure du thé.

* Bloody Hell...*

Bref, avec moultes excuses et un moment de gêne certain (oui, il était  sorcier mais non, il ne pouvait pas réparer le vase qu'il avait  fracassé à peine arrivé... Si il n'avait pas transplané, c'était précisément parce que sa baguette était chez le réparateur. Oui, madame, ça existe les réparateurs de baguette. Il s'était assis dessus il y avait deux jours de ça et bizarrement, sa baguette n'avait pas apprécié la chose), il finit par laisser monsieur et madame, leur promettant de leur envoyer un peu d'argent pour remplacer leur vase.

Joachim se retrouva donc en plein Londres, ville qu'il connaissait très mal. C'était déjà la corix et la bannière de se repérer dans Inverness alors qu'il y avait vécu toute sa vie, alors, dans une capitale anglaise...
Il se devait de rallier au plus vite le Chemin de Traverse pour rentrer en Écosse. Pas seulement parce que ses oreilles allaient morfler sous l'avalanche des récriminations de son pote, mais surtout parce que il était éminemment mal à l'aise dans le Londres moldu. Il avait  l'impression d'être un touriste en vacances dans un pays particulièrement exotique... et dangereux.

Il déambula donc au hasard des artères qui semblaient parcourir la moitié du pays, cherchant désespérément un petit quelque chose qui lui semblerait familier. Il  lui était impossible d'arrêter le premier quidam venu pour qu'il  lui indique le Chaudron Baveur. Pas plus qu'envoyer un hibou de détresse n'était une option.

Il jura entre mes dents, égrainant tout un chapelet d'insultes en gaélique. Ce qui eut l'effet de lecalmer. Deux minutes environ.
Il se sentait oppressé de se retrouver ainsi au milieu d'inconnus potentiellement dangereux. Il avait toujours eu une image un peu déformée des moldus. Pas vraiment par préjugé (si, un peu peut-être) mais surtout par méconnaissance. Il  'avait aucune idée de la manière dont ils étaient élevés, de leur but dans la vie. Et pour ce qu'il en savait, les apparences pouvaient être on ne peut plus trompeuses.  La petite gamine là-bas, avec ses collants à fleur dissimulait peut-être une tueuse en puissance, n'attendant qu'une ruelle déserte pour  lui avader la tête. Les Moldus semblaient vouer une sorte de culte à la violence. Il y en avait partout, dans leurs livres, dans leurs films et même sur cette chose qu'ils appelaient télévisiomètre. Il lui semblait que les sorciers avaient depuis longtemps dépassé ce stade. Ou peut-être était-ce que la Bataille de Poudlard était encore trop fraîche dans les esprits. Quoi qu'il en soit, ses compatriotes ne se baladaient pas avec une panoplie d'armes prêtes à l'emploi. (oui, il avait vu le dernier « James Bond », par curiosité...).

Le jeune homme  pressa un peu plus le pas, incapable de trouver le moindre point de repère quand, patatra, ce qui devait arriver arriva. Surtout quand on avait le nez pointé en l'air à la recherche du moindre indice.
Il envoya valser quelqu'un sur le plancher des dragons en manquant lui-même de se vautrer royalement. Il ne parvins à se maintenir à la verticale qu'en se raccrochant à ce qui lui passa sous la main. A savoir une petite vieille qui faillit en perdre son latin et le sermonna le temps de deux répliques sur le fait que, de son temps, on manifestait plus de respect aux personnes âgées, de toute façon, vous êtes tous des dégénérés, ah, où va le monde, je vous le demande et si mon Edward voyait ça... Quand elle s'éloigna, Joachim poussa un bref soupir de soulagement, ô combien discret. Pas très envie de la voir tourner les talons et lui fondre dessus pour l'agonir d'injures. En plus, elle ressemblait à sa grand-mère...

Deux secondes bugs, le temps de se remettre les idées en place.
Et quand il reprit ses esprits, il se souvint de ce corps qu'il avait heurté et qui appartenait de toute évidence à un être humain. Il avait beau avoir des préjugés gros comme des maisons concernant les moldus, il n'était pas assez mal élevé pour se détourner et le laisser à son sort.

Deux décennies de bonnes manières (gracieuseté de sa mère) lui firent lui tendre la main. Geste qu'il accompagna d'un :

« Mes excuses... »

Comme souvent quand il était sous le coup d'une émotion, quelle qu'elle soit, son accent des Highlands ressortait de plus belle.
Sans vraiment regarder sa victime, il la ramena debout sur ses deux jambes et resta un moment les bras ballants, tandis que ses neurones tentaient vaillamment de fonctionner à plein régime. Ouais. C'était pas vraiment ça. Le manque d'entraînement probablement.

Une phrase que les moldus semblaient affectionner lui revint en mémoire. Il fallait à tout prix qu'il passe incognito, l'histoire leur avait appris que les gens dépourvus de pouvoirs magiques n'étaient pas tendre avec les sorciers. Il était hors de question qu'en plus de lui avoir fait l'offense de lui rentrer dedans, sa victimese rendit compte qu'il étaitt un peu trop... différent, pour être honnête. Concerné, il continua donc :

« Pour me faire pardonner, laissez-moi vous offrir un verre. »

Sans lui demander son avis, Joachim laissa l'inconnu(e), le temps de courir jusqu'au magasin le plus proche, de faire un choix rapide, de batailler avec sa monnaie et de revenir tout aussi vite, espérant qu'il n'avait eu le temps de rien faire d'autre que de s'étonner.

Sans un mot, il lui tendit un authentique verre, sur lequel paradait un bus à double étage et le mot "London". Vide, comme n'importe quel verre neuf. Il se risqua à conclure le tout d'un sourire. Sourire n'avait jamais fait de mal à personne.


Dernière édition par Joachim McEwan le Mer 12 Nov - 20:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I ♥ London (ou pas) Lun 3 Nov - 22:00

Je savais bien que ce serait une journée de bouse.
Ça avait commencé tôt. Bien trop tôt. Quand la voisine avait décidé que passer l'aspiratruc à 6h du matin c'était une idée de Merlin. Elle avait probablement lu dans un magazine débile que ça permettait de brûler les calories, remonter les seins, muscler les fessiers ou allonger les jambes. Ferait mieux de se développer le cerveau.
Bref.
Donc une journée commencée bien trop tôt, suivie d'une visite de Rachel dans sa période « faut que tu te trouves un job convenable et que tu m'accompagne à la soirée des anciens de l'université parce que j'ai pas de cavalier et que c'est la honte » (Elle sait pas à quelle honte elle s'expose là) ladite visite qui s'était éternisée à vous fendre le crâne en deux, crâne qui se retrouvait littéralement malmené mais ça, c'était habituel ...
Et bon, la journée de bouse continuait par deux désistements dans des rendez-vous prévus depuis des mois et pour lesquels j'avais avancé mon retour, par la sensation d'être épié dans ma propre rue ce qui était probablement une hallucination mais qui, au vu de mon métier nécessitait de redoubler de précautions... et de toutes façons, levé à 6h ça ne nécessite aucune autre justifications. Quand ça part mal, ça part mal.


Bouillonnant plus qu'il ne ruminait, le jeune londonien parcourait les rues un peu à l'aveuglette, afin de faire retomber la pression. Il se sentait particulièrement tendu depuis quelques mois et la moindre contrariété finissait généralement mal. Il perdait son sang froid rapidement et s'était retrouvé dans des situations pour le moins pénibles les dernières fois qu'il n'avait pas su se contrôler.
Mains au fond des poches, tête baissée, il marchait d'un pas vif afin de canaliser ce trop plein d'énergie. Passant vaguement une main sur ses cheveux blonds tous les dix pas, maugréant comme un collégien mal luné et lançant des regards courroucés à chacun des passants qui osaient entrer dans son champ de vision, il avalait la distance et commençait à peine à décompresser. Il était sur un gros coup. Un truc énorme qui lui permettrait probablement de s'en mettre plein les poches. Mais probablement le coup le plus dangereux qu'il ait jamais tenté. Il faudrait être prudent et brouiller les pistes.

Le choc fut bref, intense, douloureux et dans la continuité de cette merveilleuse journée.
C'était probablement un autobus, ou un dragon, un immeuble ou un de ces airbus qu'il avait entrevu dans les aéroports moldus. Un truc immense, percutant et forcément en béton pour que ça le renverse comme ça. Non, parce qu'il fallait bien un truc de cette trempe-là pour le renverser. Il était pas du genre farfadet en jupette.  Habituellement, quand il percutait quelque chose, c'était le truc en question qui morflait, pas lui. Mais là, ça avait été comme si un …

… grand truc, roux, bizarre et dégingandé …

l'avait déglingué.

Shawn plissa ses yeux verts et dévisagea son autobus, en grande conversation avec une vieille qui devait avoir elle aussi son special day aujourd'hui et  manifestait bruyamment son mécontentement. On sait pas trop pourquoi d'ailleurs, parce que celui qui avait actuellement le cul dans le caniveau, c'était pas elle.
Le chapelet de juron spécial jour de bouse mourut sur ses lèvres. Non pas qu'il renonçait à insulter l'espèce de troll poil de carotte qui venait de le percuter, mais, non content de l'avoir décalquer, le TPC venait de lui tendre la main et de le remettre sur pieds comme on relève un gamin qui vient de s'égratigner le genou. Ok, il avait été tenté de repousser la main et lui mettre la sienne dans la tronche, mais il n'en avait rien fait, trop déboussolé par le choc qu'il venait d'encaisser.

C'est ta journée celle-là. La spéciale Shawn...


Assez épatant pour que se soit consigné, les mots lui manquèrent face au grand machin roux. Vague évocation de souvenirs anciens. Les bras ballant, l'air gêné, ce dernier regardait Shawn comme s'il … n'allait rien faire en fait. Shawn fronça les sourcils et détailla le visage qui se trouvait face à lui.

Je suis persécuté par les roux.


- Ok, on va se calmer...

Rectification, Tu vas te calmer, parce que le rouquin, lui, il a pas l'air franchement affolé... plus calme, c'est dead.


Shawn soupira, prit son air arrogant et … l'asperge incandescente était déjà partie, lui promettant un verre.

- 'tain mais c'est quoi ce gag????!!!


Voilà qu'il parlait tout seul dans la rue.

- Habituellement quand on promet un verre on se tire pas!! On se dirige vers un bar espèce de ... de Rouquemoute!


Il prit quelques inspirations, résista à la tentation de plus en plus grande de poursuivre son agresseur et de se défouler dessus. Il fit quelques pas en direction de là où ce dernier avait disparu, se ravisa, maugréa, se frotta la mâchoire à l'endroit où il avait cogné, refit deux pas vers sa tentation, se ravisa à nouveau en poussant un cri de rage.

- Mais quelle journée de bouse!!! QUOI??? Rugit-il à l'attention d'une passante qui lui demandait s'il se sentait bien. J'ai l'air de me sentir mal? Ça va SUPER bien!!!

Pourquoi les gens s'acharnaient à poser cette question? « ça va? » quand t'es en vrac, que tu beugles dans la rue, que t'as une tronche de six pieds de long ou que tu pète un boulon en direct, est-ce qu'il est vraiment utile d'adopter ce ton condescendant pour avoir une réponse qu'on a déjà??

Avant qu'il n'ait eu le temps de bouffer la passante, c'était le retour du grand roux avec un espèce de vieux gobelet pourrave pour touriste.

Shawn regarda un instant l'objet dans sa main, lança un regard noir au grand type et fourra son verre dans les bras de la passante avec une telle délicatesse qu'elle décampa plus vite que sombral au galop.
Le blondinet se prit la tête dans les mains un court instant. Ça cognait fort.

- OK... Alors, tu sors d'où toi encore? Non, ne réponds pas... j'ai trop peur de savoir.
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MessageSujet: Re: I ♥ London (ou pas) Ven 14 Nov - 21:15

Dans de telles circonstances et face à un énergumène pareil, n'importe qui :
a) aurait eu le sourire qui flanchait et l'orgueil sérieusement égratigné (eh quoi ! C'avait été tout un périple que d'aller dégoter ce foutu verre pour un râleur qui n'avait même pas pris le temps d'admirer la beauté du geste), a.k.a. la réaction de l'hypersensible;
b) aurait rougi et se serait fait tout petit en bredouillant des excuses façon sivousvoulezbienm'excusermamèrem'attendj'aipasdonnélapâtéauchatavantdepartirilfautvraimentquej'yaillemaispardonpardon
meaculpajeferaisplusattentionlaprochainefoismaisbonjourchezvous
. Quitte à tendre une joue puis la deuxième et accepter de s'en prendre deux par la face avec l'air du martyr qui souffre pour l'éternelle sauvegarde de son âme; a.k.a. la réaction du masochiste;
c) se serait mis à râler crescendo, son teint montant en couleur, dans une parfaite osmose entre progression colorimétrique et inflation vocale, a.k.a la réaction du colérique.
Mais Joachim n'était ni hypersensible, ni masochiste, ni colérique.
Mieux, il n'était pas n'importe qui, ce qui constituait à ses yeux se plus belle qualité.

Il fallait opter pour une approche radicalement différente.

* Ne s'attendre qu'à l'inattendu, n'espérer que l'impossible.. *

C'était son credo. Qu'il s'acharnait à appliquer au quotidien. Pas évident tous les jours, mais enfin, même en milieu hostile moldu, il avait une réputation à défendre. Quelle horreur que de devenir banalement prévisible !!

L’Écossais se recula donc de deux pas, quand quelques répliques bien senties lui titillaient pourtant la corde vocale, et s'offrit un nouveau point de vue. Il plissa les yeux, pencha légèrement la tête, avec l'air typique de celui qui recherche à se souvenir de quelque chose. Oui, c'est ça ! L'histoire du bout de la langue. On avait beau la tirer dans tous les sens (certains prenaient ça plutôt mal, d'ailleurs, de se faire tirer la langue pour un rien. Sauf les Tibétains qui considéraient ça comme une vraie marque de politesse, preuve que s'il y avait bien un peuple sensé sur cette planète, c'était bien au pied de l'Himalaya qu'il se trouvait, mais on s'écartait un peu du sujet, là ...).
Il s'octroya quelques secondes comme ça, avec l'air de vouloir se raccrocher désespéramment à quelque chose de concret, un souvenir ou whatever.

« John ? »

Un air de joyeuse incrédulité se peignit sur ses traits, tandis qu'il laissait éclater un sourire.

« John ! John Smith, c’est toi, mon vieux ! » (oui, parce que la moitié des moldus s'appelaient John Smith, right ? Une chance sur deux de tomber juste, pas vrai ?).

Et Joachim de taper virilement sur l'épaule de "John", comme sur celle d'un vieil ami longtemps perdu de vue.

« Ça fait plaisir de te revoir, mate ! », continua-t-il en laissant sa main s'attarder sur l'épaule de l'inconnu. Son regard s'adoucit, son sourire se fit rêveur. « Vraiment plaisir... »

Rendus là, soit l'autre était sérieusement gay, soit carrément mal à l'aise. Au choix. De préférence carrément mal à l'aise. Si il pouvait même en oublier de râler et de lui démolir la face, ce serait plutôt cool.
Joachim affecta de reprendre un comportement plus neutre, même s'il laissa quelques étoiles traîner dans son regard. Faudrait pas que l'autre croit avoir halluciné ses sous-entendus.

« Je garde un super souvenir de notre virée dans le Nord de la France et je... Bref ! Qu'est-ce que tu deviens ? »

Même les Moldus se servaient ce genre de banalités à dégommer la moindre parcelle d'originalité, non ?
Et papati et patata, le temps qu'il fait, eh oui, la pluie continue de tomber ma brave Lucette et dis-moi, quoi de neuf depuis la dernière fois, oui, oui, mes trois enfants, mon dragon apprivoisé et mes pauvres rhumatismes qui se réveillent quand il fait frais, sans parlé de mon René, quel caractère de cochon celui-là, vous ne savez pas ce qu'il m'a inventé encore ? Eh bien si ! il a encore laissé traîner ses chaussettes sales par terre, je vous jure, ah on a bien discuté, ça fait plaisir, on devrait se refaire ça bientôt, autour d'une tasse de thé, peut-être même qu'on pourra disséquer la nature des nuages et décider si oui ou non il y avait encore des saisons et si on était pas en train de foutre la planète en l'air mais de toute façon, c'était la faute des autres parce que vous savez, moi, j'ai toujours dit...
Erk ! Platitudes à vomir. Ne manquait plus qu'un peu de politesse hypocrite et sûr, c'était l'indigestion. Besoin soudain de s'évader du monde, de rejoindre les rares vrais amis avec qui on pouvait parler d'autre chose, de vraies choses, avec qui on ne se souciait pas du mode d'emploi des relations sociales, avec qui le simple plop du beurre en train de fondre pouvait revêtir des nuances poétiques insoupçonnées.

Mais, passons, dans des situations comme celles-ci, pour jouer au parfait petit moldu ennuyeux et encombrant, les banalités avaient parfois du bon. Histoire de se fondre dans le paysage, à en devenir invisible, pour mieux s'esquiver sans laisser de traces dans la mémoire d'autrui. Ça n'était pas si souvent que Joachim en venait à formuler intérieurement de tels souhaits. Mais bon, entre ça, et des bleus partout le lendemain...

« Moi, ça va super ! Figure-toi que l'autre jour, j'ai croisé Harry... » (les Harry venaient en numéro deux de la grande originalité anglo-saxonne...) « Mais le temps file et oh, il est déjà cette heure ? Faut que je m'esquive mais ravi de t'avoir revu. Je t'appelle ? Promis ? » (les moldus disaient ça tout le temps...)

Et Joachim de s'éloigner, non sans avoir effectuer une petite révérence à destination de son ronchon d'inconnu. Quelques pas plus loin, il se retourna, fit de grands gestes de la main :

« Jo-o-ohn ! », cria-t-il à pleins poumons. « Promesse tenue ! Je t'ai appelé ! »

Un immense sourire, bien plus sincère, lui éclaira le visage, tandis qu'il restait planté là, plutôt content de lui.

* C'est peut-être temps de t'esquiver... *

Ouais. Peut-être bien.
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MessageSujet: Re: I ♥ London (ou pas) Lun 17 Nov - 10:58

La comédia del arte... Ou givré complet... ou pire encore... un déboulonné de la citrouille.
En d'autres circonstances, il se serait bien marré, payé sa tête et en aurait rajouté une couche énorme.
Mesdames et Messieurs, voici mon ami rouquemoute qui a visiblement sniffé de la poussière de chiure de sombrals et qui ne s'en remet pas!

Non mais John Smith quoi...

Il se prennait pour Pocahontas ou quoi?

En d'autres circonstance, ouais. Mais pas là.
Au coin de la rue, à trois pas d'ici,  une silhouette élancée et claffie de boucles brunes avançait d'un pas rêveur, les yeux au sol. Pas vraiment une silhouette, pas vraiment des boucles, mais LES boucles. Avec les yeux verts larmoyants, le sourire tendre « même si » et tout le passif qui allait avec. Il pouvait y en avoir mille des comme ça. Mais là, à l'instant T, ses sens s'affolaient, la raison se faisait la malle, le courage et les bon sens avec. C'était forcément ELLE. Elle avec toutes les menonges les explications qu'il allait devoir lui fournir et tous les non dits de ses yeux, culpabilité et compagnie. Après des semaines à l'éviter (encore) c'était clairement pas le moment de se faire coincer entre une boutique de chaussures et un café.

Bref, mieux valait encore la compagnie de l'autre allumé. Qui d'ailleurs, en avait profité pour débiter tout un autre tas de bouseries auxquelles il avait prêté une oreille plus absente que distraite. Sauf que, son alibi à crinière rousse était visiblement en train de tenter une sortie pas discrète pour un gallion à grand renfort de révérence et autres simagrées de la main.

Je t'ai appelé? Mais c'est quoi ce débile????!!!

Les boucles brunes n'étaient plus qu'à dix pas...

Tant pis. A choisir entre deux maux, mieux vallait prendre le moins pire des deux.

- Tu sais quoi Pooky? Je vais t'épargner la peine de me rappeler et on va aller se le boire ce verre! Au nom du bon vieux temps tu t'rappelles?

Sans laisser d'auter choix à son compagnon que de le suivre, il l'empoigna par le bras gauche non sans lui avoir mis une grande tape amicale dans le dos...

Ça c'est pour tout à l'heure.


Et tourna le dos aux bouclettes en cheminant d'un pas vif.

- Alors, comment va se vieux Harry?Lança-t-il moqueur.

Hop, une petite virée dans la rue de gauche, puis directement à droite à la suivante.

- Au dernières nouvelles il n'avait pas épousé la soeur du père de l'ami d'enfance de sa voisine ?

A taré, taré et demi.

- Non parce qu'elle, j'ai jamais pu la piffrer!!! Toi non plus, si je me souviens bien?

Une torsion de tête plus tard (et un torticolis en prime) histoire de s'assurer qu'on ne craignait plus rien du côté des bouclettes.

Elle me suit. Elle m'a repéré... je vois la scène d'ici...

"Shawn? Tu me fuis? Il me semblait que... pourtant... j'avais cru comprendre que... cette fois... enfin.... pourquoi?"


Un truc dans ce goût là. Pas très net et sans qu'il ait d'excuses à donner en plus. Le genre de situation où on est plus à l'aise à l'enterrement de sa grand-mère que présentement.

- Tiens, regarde c'est fou: C'est pas ici qu'on a bu notre dernier verre avant de partir en … à … tu sais quoi! Là-bas!


Il jeta plus qu'il ne fit entrer Le John Smith addict à l'intérieur d'un bar aux allures franchement glauque et le conduisit sans ménagement à une table derrière la vitre richement décorée. Le tout en meublant la conversation de trolleries plus grosses que lui, histoire de pas laisser l'occasion à l'autre de se débiner ou encore, d'en placer une.

Si elle se pointe, je fais semblant d'être avec un vieil ami d'enfance, elle osera pas nous déranger.

- Tiens assieds-toi là vieux. Tu bois quoi?

Il se jeta dans le siège d'en face et disparu derrière la carte, tout en jetant de furtifs coups d'oeil par la vitre, guettant le passage de Meghan ( c'était forcément elle!!) dans la rue.
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MessageSujet: Re: I ♥ London (ou pas) Mar 23 Déc - 20:15

Rendu là, Joachim ne savait plus tellement s'il devait éclater de rire ou fondre en larmes.
Il se retrouvait assis, contraint et forcé, au fin fond d'un pub moldu avec un type qui lui servait du « Pooky » à tour de phrases. Il avait définitivement connu des journées avec un meilleur potentiel. Au temps pour les derniers. D'un autre côté, la situation défiait l'imagination et c'était pile sa quête dans l'existence : sortir des sentiers battus et aller, vagabondant, explorer les chemins des possibles. Qui aurait cru , au petit déjeuner, qu'on allait le retrouver là à peine quelques heures plus tard ?

* Pas moi... Et c'est génial ! *

Au temps pour l'éclat de rire.
Après avoir vaguement peser le pour et le contre, Joachim décida que l'événement pouvait sans peine passer pour une aventure et se glissa à nouveau dans l'ici et le maintenant avec un regain d'enthousiasme, qu'il dissimula à grand peine. Mais après tout, son grand sourire niais pouvait très bien se prêter au rôle qu'il avait décidé d'endosser. Une bonne humeur inoxydable allait parfaitement de paire avec un vieil ami retrouvé, issu des décombres d'un passé parfaitement fictif... sauf que l'autre semblait l'avoir reconnu. Quelle étaient la probabilité pour que le moldu moyen s'appelle effectivement John, mais surtout connaisse un grand échalas roux potentiellement très excentrique, avec un accent écossais à couper au couteau et des manières sorties d'un autre siècle ?

* J'adore le destin ! *

Bon, ses épaules étaient un peu malmenées (Smith était un vrai barbare à ses heures perdues) et il n'avait strictement aucune idée de comment se sortir de la situation (comment on ressuscitait des souvenirs qu'on ne possédait pas ? Ah ! Il savait bien qu'il aurait dû écouter quand le prof parlait de legilimancie ! Il lui aurait alors suffi d'un coup de baguette bien placé – et incognito – pour farfouiller dans la tête de son John Smith et en extraire des bribes de leur histoire commune), mais Joachim était positivement ravi. Enfin un défi à l'horizon d'une semaine qui menaçait de l'ensevelir dans l'ennui le plus total ! Et quant au problème des souvenirs, ma foi, comme d'habitude ! Il allait improviser... et s'esquiver en vitesse s'il foirait magistralement. On n'était jamais à court d'idées quand on portait le nom de McEwan.

Ce qu'il buvait ?
Humph... Et ça buvait quoi un parfait moldu ? Certainement pas de la bièraubeurre ni du jus de bleuet.

* Eurêka ! *

« Un whisky pur... pour moi ! »

Ouf ! Boulette évitée de justesse !

« Et toi, mate ? »

Au loin, les serveurs effectuaient la ronde leurs tâches, qui indiquait clairement que ce n'était pas demain la veille qu'on allait s'occuper d'eux. Ils en avaient bien pour deux minutes d'attente ! Oui, certes, deux minutes étaient un délai tout à fait acceptable, dans un pub de cette envergure, mais Joachim détestait attendre. A chacun ses petites faiblesses.

Pour tromper son impatience, il entreprit de jouer avec la carte, posée en quinconce, tout en déblatérant un discours sans queue ni tête :

« Harry s'est fait passer la bague au doigt ? Il a oublié de me parler de ça, le petit cachottier... »

Que ce soit du fait de l'attente (très raisonnable mais quand même ! On n'avait pas idée de laisser les (pas si) honnêtes gens se dépatouiller d'une situation pas possible sans le soutien d'une boisson en bonne et due forme) ou parce qu'il n'avait strictement aucune idée de comment s'y prendre pour ne pas passer pour un imposteur, Joachim sentait une certaine nervosité l’envahir, bien qu'il n'en laissa rien paraître. Montant lentement, mais sûrement.
Et comme souvent dans ces cas-là, ce qui devait arriver arriva. Sa magie mal canalisée décida de s'exprimer en envoyant valser le bol de cacahuètes (pourquoi des cacahuètes?).

* Bousembredaine ! * (entre autres choses, Joachim collectionnait les jurons atypiques, voire carrément néologiques)

Vite vite ! Une idée ! Une diversion !
Un grand geste du bras, comme pour souligner une phrase inexistante.

« Oops ! »

Il se baissa pronto pour ramasser le petit pot qui, par miracle, n'avait pas une seule fêlure, tout en laissant en plan les cacahuètes. Il se contenta de ce bref interlude pour mettre en place sa stratégie. Il lui fallait à tout prix distraire Smith de ce qui venait tout juste de se passer. Joachim n'osait même pas commencer à envisager ce qui allait lui tomber dessus si le Moldu commençait à lui poser des questions. Incident diplomatique, visite d'un agent du Ministère, comparution devant le Magenmagot, que savait-il encore ? Non, il n'avait vraiment pas, mais vraiment pas du tout besoin de tout ça. D'où la distraction pour faire dévier Smith du fil de pensées qui devait être le sien, pour peu qu'il ait constaté quoi que ce soit.

« Désolé, je suis un peu maladroit. »

Ce qui n'allait pas suffire, il en était bien conscient.
Il se greffa son sourire le plus charmeur sur le visage et enquilla, mine de rien, à peine un soupçon de gêne sur les joues, pour donner le change :

« J'avais oublié combien tu étais.... Perdu l'habitude de boire un verre avec un beau garçon. Ça me trouble... », conclut-il avec un haussement d'épaules façon mea culpa.
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MessageSujet: Re: I ♥ London (ou pas) Mer 21 Jan - 18:03

Comble du mauvais goût. Un whisky. Non mais qui boit du whisky pur de nos jour ? Les types qui veulent se désinfecter les amygdales probablement. Ou les agueusiques. Ou les minos de 12 ans qui veulent jouer aux mecs. C’est bien connu, le whisky, c’est dégueu. Même les moldus devraient savoir ça. Et alors mélanger avec leur caca-cola c’est encore un cran au-dessus.
Il avait déjà ouvert la bouche pour faire une remarque à ce sujet. Après tout, le goût ça s’éduque paraît-il. Mais il la referma bien vite. Non pas qu’il eût décidé de faire preuve de diplomatie, ça, c’était carrément pas son truc, mais plutôt pour éviter de gober quelques cacahuètes au passage.
Ce manche à balai roussâtre à les bras tellement longs qu’ils traînent partout…
Sauf qu’après (courte) réflexion et un vol de cacahuètes sauvages en voie de migration plus tard, les deux mains du lascar ne trainaient pas ailleurs que sous la table.
Ses pieds aussi, d’ailleurs.
Un plissement d’œil suspicieux plus tard, Shawn évacua l’idée qui venait de traverser son esprit.
Une chance sur quoi ? Sur mille ?  
Et pourtant.
Alors qu’il allait mettre le jet d’apéritif sur le compte de la maladresse et congédier rapidement son hôte pour cause de non présence de bouclettes à proximité, Shawn nota que Pooky se montrait particulièrement nerveux.

Genre, on fait diversion.

Louche.

- Une lager pour moi.

Première étape, évacuer le serveur.

On dégage la piste.

- Mais t’as pas beaucoup changé non plus. Tu portes plus de jupes maintenant ? T’avais de belles jambes, c’est dommage.  

Et l’envie soudaine de s’amuser un peu. Et de le voir mal à l’aise. Plus qu’il n’est déjà.

Il s’enfonça dans sa chaise, l’air contrit, les yeux dans le vague. Dévisager quelqu’un en commençant par la racine des cheveux puis, s’arrêtait un instant sur son nez, avant de pencher la tête pour lui regarder les plis du cou et enfin, baisser la tête en réprimant une légère moue. Résultat garanti pour mettre son interlocuteur mal à l’aise. Si en plus vous passez ensuite votre propre main sur votre nez, il est fort à parier que la personne en face de vous sortira mouchoirs et miroirs pour s’assurer que tout va bien.

Deuxième étape, baguette à la main, sous la table, en cas de pépin.

Shawn se pencha vers Joachim, non sans avoir jeté des coups d’œil bien visibles autour de lui et lui murmura sur le ton de la confidence.

- Co… comment t’as fait ça ? T’es psychokinésiste ? Ou élèctrosensible ?

Nouveau regard aux alentours.

- T’as bien déplacé ces cacahuètes en les regardant non ? J’ai pas rêvé quand même ?

Un air entendu, un demi-sourire complice.

Vas-y mon gars, explique-moi ça.
Et annonce-moi la couleur. Mais pas celle de tes cheveux.
T’as une sœur non ?
Ou alors…  Il va rien comprendre et t’annoncer qu’il a éternué silencieusement sur ce tas d’apéritif et t’as trop l’air d’une bouse.
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MessageSujet: Re: I ♥ London (ou pas) Dim 15 Fév - 12:26

Bon, l'ami John n'était pas un homophobe de la première heure. C'était toujours ça de pris. Mais Joachim n'aurait pas rechigné à ce que l'autre réagisse un peu mieux à sa prétendue déclaration : gêné, flatté, dégoûté... quelque chose mais pas l'indifférence la plus royale. A croire qu'il recevait des déclarations à tour de bras pour ne pas s'émouvoir d'une petite pique diablement bien enjôleuse. Et dire qu'il avait été plutôt fier de sa répartie...

Pff. Déprimant.

Mais...

* Aaaaah Fier .*

Enfin quelque chose qui ressemblait soit à une revanche, soit à une flatterie. Joachim ne parvenait pas à se décider.

« On appelle ça un kilt, mate Rolling Eyes . »

Et le regard que John porta ensuite sur lui ne l'aidait pas franchement à réfléchir. Pas qu'il soit mal à l'aise. Pas vraiment. Pas encore.

« J'en mettrais un la prochaine fois... », réplique qu'il asservit d'un sourire mi-figue mi-raisin, ne sachant pas trop sur quel pied danser.

Le regard de l'autre s'attardait comme s'il essayait de disséquer visuellement chacun de ses pores.

* Mais quoi ? T'as un truc collé sur le front ? Une éruption très rare de pustules arc-en-ciel ?*

Ou alors il avait véritablement pris au sérieux sa pseudo-tentative de séduction et il analysait à présent la moindre ligne de sa peau afin de savoir si oui ou non il était l'homme qu'il lui fallait. Il existait une visageomancie comme il existait une chiromancie ? Une forme de divination qui passait par la lecture des visages ? Oui, chère madaaaaaame, vous avez une superbe ligne d'amour, là, qui parcourt votre front d'une tempe à l'autre. Bon, elle est vaguement contrariée par une ligne de tête un peu obstinée mais rien d’insurmontable, rassurez-vous.... Qui paierait pour ces idioties ? D'un autre côté, les moldus n'étaient pas non plus réputés pour leur bon sens : ils s'enfermaient de leur plein gré dans des cages à roulettes et étaient capables d'y passer des heures ! Alors pourquoi pas dépenser des sommes folles pour se faire décrypter les rides.
Ou peut-être était-il juste tomber sur le seul fou de tout Londres ? C'était un exploit dont il se savait tout à fait capable !

En son fort intérieur, il savait, il sentait qu'il devait tout faire pour ne pas se laisser déstabiliser par une telle jauge visuelle, ne serait-ce que par orgueil, mais ça devenait presque agaçant. D'un geste nerveux, Joachim se passa la main dans les cheveux, s'ébouriffant un peu plus la tignasse au passage.
Il se soupçonnait d'être sur le point de quelque chose (piquer un fard, allumer une étincelle d'agacement pur au fond de son regard, jouer au même jeu que John jusqu'à l'insupportable, etc) quand l'autre énergumène rompit enfin le silence tendu qui s'était installé.

* Et bouse !! *

John n'aurait-il pas pu se contenter d'être un moldu lambda, un peu crétin, et surtout tellement plein de certitudes qu'il n'y avait plus la moindre place pour les doutes.
Au moins avait-il eu le bon sens de ne pas faire d'esclandre et de lui préférer une discrétion toute relative. Sinon, Joachim voyait déjà les titres : Un homme sous emprise extraterrestre menace d'anéantir la ville de Londres à coups de cacahuètes. Oui, parce que, bien évidemment, ils auraient tout faux. Ça n'était pas si drôle, sinon.

Joachim cilla, une seule fois, pour la forme, parce qu'il ne réussit pas à s'en empêcher, puis réinvestit son rôle sans tarder et laissa un immense sourire sarcastique lui illuminer le visage...

« John, John, John, tu me connais... »

C'était à grand peine qu'il ne se lança pas dans une série de pirouettes. Ne pas trop en faire. Rester sobre.

« Mes yeux sont d'une puissance déconcertante. Regarde, je sais même faire la lévitation !! »

Il se tut, s'efforçant de faire brûler son regard en le concentrant sur les cacahuètes rescapées.
L'espace d'un instant, il ne se passa rien. Puis un air amusé traversa ses traits et la malice reprit le dessus. En un tournemain, il s'empara d'une pognée de cacahuètes et les lança en l'air.

« Regarde ! Elles volent !! C'est magique !! »

Ce fut bien évidemment ce moment-là que le serveur choisit pour s'intéresser à eux. Les cacahuètes retombèrent une à une en émettant de petits cliquètements qui parurent assourdissants dans le silence soudain.

* Euh, humph... *

Joachim eut le bon goût de paraître gêné. Un instant. L'absurdité de la situation fut plus forte que la gêne et s'il ne s'abandonna pas complètement au fou-rire qui le menaçait, le rire qui lui échappa n'avait rien de contrit.
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MessageSujet: Re: I ♥ London (ou pas) Mer 25 Mar - 14:33

A deux doigts. Deux ridicules auriculaires de lui faire bouffer les cacahuètes et le bol qui allait avec au moment où cet huluberlu les avait lancés en l'air.
Non mais quel scrout des mers....
A force de détailler son interlocuteur aux allures de poulpe tentaculaire écarlate, un nom commençait à se dessiner dans son esprit. Le genre de nom que ton cerveau efface par mesure de précaution. Il aurait du s'en douter plus tôt en même temps.
A croire que les migraines ralentissaient les flux sanguins de sa caboche.
Un grand truc roux constellé de tâches de rouquinerie (ouais, rousseur, rouquineries, c'est du sombral au canassons crevé quoi.) Bref un grand truc maigre et maladroit parlant de kilt et souriant pour des cacahuètes lancées …

Rapide plongeon quelques huit ans plus tôt. Passage en revu des différents trucs roux croisés ça et là.
Forcément un truc McEwan.
Bah, le prénom ne revenait pas. Mais il était clair qu'ils s'étaient déjà croisés.
Ce qui pouvait conforter son idée : les cacahuètes n'avaient pas volées seules.
Une irritable envie d'avoir de ses nouvelles s'invitait insidieusement dans son esprit. Cela faisait des années maintenant qu'il ne l'avait vue. Et il ne s'en portait pas plus mal. Mélusine était du genre a taper des deux pieds sur les nerfs des gens. Le type franchement agaçante avec une couche de bouseuse professionnelle.

Qu'est-ce qu'elle peut bien devenir ?

On s'en contrebattait les baguettes de ce qu'elle avait pu devenir.

Elle a fini par trouver un mec ?

Qu'est-ce que ça pouvait foutre qu'elle soit mariée, trois enfants avec une baraque à faire tourner ?

Et ce pauvre type qui attendait avec les consommations.

- Désolé. Syndrome de la Tourette. Incontrôlable. D'ailleurs, posez pas son verre trop près on sait jamais.

De l'air mi-gêné mi compatissant que prennent les gens dés qu'on prononce les mots « différences » ou « handicap » le serveur déposa les boissons et gagna une table où pleuvait les pourboires à la place des apéritifs.

Il feignit l'étonnement envers son camarade non sans lui jeter un oeil un peu provocateur. Cherchant le moyen de pousser l'autre à se trahir, son attention fut distraite par l'ouverture de la porte au fond de la salle.
Dans un manteau clair qui faisait ressortir sa peau caramel, elle en franchit le seuil. Ce fut comme un coup dans l'estomac. Il se plia en deux à presque en disparaître sous la table. Mélange étrange de fatalité, de soulagement et de panique.

- Bouse...


Il y avait bien une autre porte. Mais se lever en pleine salle c'était être visible comme un troll dans une assemblée de Gobelin.

T'as peur de quoi ? Tu l'envoies bouler et basta. Problème réglé.

Il se redressa un peu et aborda cet air effronté et arrogant qu'il maîtrisait si bien. Son sourire se fit la malle avant d'avoir pu peaufiner les paroles acides qui lui brûlaient les lèvres. Ce serait lui donner trop d'importance. Elle allait être là, les yeux plein de larmes, il passait encore pour le mufle ( qu'il était probablement) puis elle reviendrait et il faudrait discuter. Elle réussirait à le faire culpabiliser alors que finalement, dans tout ça, il n'y était pour rien. Le mieux aurait probablement été de lui adresser un petit signe de tête et de continuer cette délicieuse conversation avec Pooky.
Non, en fait le mieux ç'aurait été d'être avec une superbe créature ce qui aurait probablement vacciner Meghan contre l'envie de venir lui adresser la parole.
Une rouquemoute ça n'avait pas le même effet.

A bien y réfléchir, à part la fuite, il n'avait pas trop de solution.

Trop mal au crane , trop de mois à se persuader que ça n'avait jamais été de l'amour, qu'elle n'était qu'une aventures parmi les autres avec de jolis yeux et pas grand chose de plus. Trop d'efforts pour être réduits à néant par une conversation surprise avec elle un jour où tout allait de traviole.

Il se pencha au dessus de la table et attrapa son acolyte d'infortune par la chemise.

- écoute-moi Pooky.  Si tu trouves un moyen de sortir d'ici discretos sans que personne nous voit, je te balance pas à la régulation pour tes fresques magiques en présence de moldus.


Ouais, peut-être que menacer quelqu'un pour obtenir un service c'était pas vraiment le plus efficace comme méthode.

Il lâcha prise en s'enfonça dans son siège d'un air résigné. Puis elle se retourna et gagna une table un peu plus loin. Elle se déplaçait avec la grâce féline qu'elle avait depuis ses 12 ans. Avec cette empreinte de réserve, de timidité et de beauté sauvage qui faisait qu'elle était elle. Et pas une parmi d'autre.

Il réprima une brusque envie de se lever et d'aller lui balancer une saleté. Tout en essayant de se convaincre que si elle déclenchait en lui autant d'animosité, c'était uniquement parce qu'il n'avait aucune envie de lui fournir une quelconque explication.

Je lui dois rien.

Puis à l'attention de son partenaire.

- En fait je.... il faut que je sorte d'ici. Vraiment. Si jamais tu … peux faire diversion, je sais pas moi... n'importe quoi...


Lance des cacahuètes, crache du feu... sors ton kilt.

- Y a une fille qui... Bouse, j'ai besoin d'un coup de main mate, question de survie.



HJ *Avec l'accord de Miss Cameron pour sa présence dans ce bar.*

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MessageSujet: Re: I ♥ London (ou pas) Mer 22 Avr - 21:19

Il n'eut même pas le temps de demander qui pouvait bien être ce foutu Tourette (l'habitant d'une tour minuscule?), ni l'occasion de s'amuser de l'embarras vaguement répulsif du serveur à l'énoncé de ce nom-là que John Smith se lançait dans une partie de cache-cache.
Les Moldus étaient complètement secoués du bocal !
A moins que Tourette ne soit contagieux.

Succession de pensées.
Toutes plus incohérentes les unes que les autres.
Jusqu'à se fondre dans un grand flou qui ne lui disait rien qui vaille.

Mentalement, Joachim se secoua les neurones. Ça en bousillait quelques uns au passage, mais, les autres, soudain animés par un formidable instinct de survie, se donnaient à deux cents pour cent et semblaient soudain pétiller sous son crâne. Ça en valait presque le coup de déplorer un léger dommage collatéral.

Succession de mimiques.
Pour aller de paire avec les pensées.
La dernière en date était un sourcil levé à en toucher le ciel, ou, au moins, le plafond du pub, avec la bouche entrebâillée et deux mirettes qui ne savaient plus où donner de la tête.
Tout comme il secoua ses neurones, Joachim infligea une secousse physique à sa carcasse élancée.
Bon, il avait repris apparence humaine. Mais ne put s'empêcher de lâcher un :

« Tu connais Meghan ? »

Ça n'était pas plus fou que la révélation que John Smith, en définitive, était un sorcier. Genre, comme lui. Quelle était la probabilité qu'au beau milieu de Londres, genre, une capitale à plus de huit millions d'habitants, il se fracasse contre un camarade ? Parce qu'à bien y regarder, et maintenant qu'il avait fait le lien avec la métisse, il reconnaissait vaguement son John Smith. Il n'aurait pas été capable de lui mettre un nom, mais il se souvenait l'avoir croisé (et plus d'une fois) dans Poudlard. Peut-être même avaient-ils eu des cours ensemble … N'était-ce d'ailleurs pas un de ces types qui courraient derrière Mélusine, l'air de rien ? Elle semblait avoir toujours eu un don pour se retrouver entourée de tous ceux qu'elle détestait. Serpentard, très probablement.
Passons.
Joachim dévisageait Smithie d'un œil neuf. Pas longtemps. L'espace d'une demi-seconde. Et trouvait leur situation encore plus drôle.

« Bon... »

Un McEwan pouvait-il raisonnablement résister à la tentation ?
Bien sûr que non.
Dissimulant Smith tant bien que mal derrière sa silhouette de grand échalas roux, Joachim s'autorisa un nouveau sourire :

« A ton avis... qui est-ce qui va avoir le plus d'ennui ? Moi pour avoir fait voler des cacahuètes devant un sorcier ? Ou toi si jamais j'appelle la miss là-bas ? »

Rien qu'à voir la tête de Johnny quand il avait proposé son deal, Joachim avait comme une vague idée de la réponse.

« Je crois que je serais même prêt à me faire confisquer ma baguette rien que pour voir ça. »/strong>, ajouta-t-il, désignant clairement Meghan comme étant le « ça ». Pas très flatteur pour elle, désolé.

« Néanmoins... », conclut-il, grand prince, « Je vais voir ce que je peux faire... »

Les idées défilaient à toute vitesse sous son crâne, comme dans ses meilleurs moments.

« Tu crois qu'elle aime les écossais, ta Meghan ? »

Sans attendre la réponse, il appuya fermement sur la tête de Smith, jusqu'à le faire disparaître sous la table (il aurait qu'à bouffer des cacahuètes, s'il s'ennuyait), attendit trente secondes, vérifiant rapidement que Meghan ne les avait toujours pas calculés, puis afficha son plus beau sourire et avança d'un pas conquérant :

« Meghaaaaan ! Quelle bonne surprise ! »

Il trouverait bien un prétexte ou une histoire quelconque à raconter à cette fille....
Joachim commença d'abord par l'attraper par les épaules, pour lui faire effectuer un quart de tour sur elle-même (lui était arrivé de biais), de sorte qu'elle se retrouve face à lui.

« Tu tombes plutôt bien, j'aurais besoin d'un service... »

Léger mouvement de tête indiquant l'extérieur.
Le temps qu'il l'amène dehors, si John Smith était pas trop stupide, il aurait pris la poudre d'escampette.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: I ♥ London (ou pas) Ven 8 Mai - 1:10

La situation lui échappait totalement. Encore pire que toutes les choses qui prennent un malin plaisir à vous tomber des mains, de préférence fragiles. Les choses, pas les mains. Et dans des situations où évidemment, il est impératif de ne pas faire de bruit.
Cette journée, si mal commencée, promettait de s'achever dans une apothéose remarquable. Si un suicide collectif de doxys avait eu lieu dans ce bar, ça n'aurait été rien en comparaison de la scène qui prenait vie et dont il était l'acteur principal. Peut-être était-ce là un mince, très mince exagération de sa part.
Mais quand une grande asperge rousse vous enfonce le crâne sous une table de bar dont le dernier nettoyage date de l'achat du premier caleçon de Merlin, avec en prime, un an de chewing-gum prémâchés gratis stockés dessous, des cacahuètes plus très fraîches et l'odeur de pieds des vingt derniers clients, on a pas vraiment envie de positiver.
A choisir, finalement, la confrontation avec Meghan ne semblait pas si terrible.
Quoi que. Ne dit-on pas toujours que sous les traits des femmes les plus délicates se cachent les dragons les plus tenaces ?
Sa main qui tâtonnait entre cacahuètes grillées et moutons de poussières du mois dernier rencontra le contour régulier d'un petit cercle métallique. Il referma ses doigts dessus et inspecta rapidement la chose. Une breloque un peu patinée par le temps, avec des bidules qui pendaient et une cacahuète collée. C'était la thématique peanuts. Un porte-bonheur, probablement. Il fourra sa trouvaille dans sa poche. L'expérience du collège lui avait appris que la moindre petite breloque peut s'avérer précieuse. Soit à modifier dans un but tout autre que ce pour quoi elle a été créée, soit à des fins de chantage.

A bien y réfléchir, la vue n'était pas si terrible. Notamment en se tordant le cou vers la droite. La cliente du fond avait des jambes à tomber raide, du moins pour tout ceux qui ne se trouvaient pas déjà au sol. Cheville fine, mollet bien galbé et un goût défini pour les talons vertigineux. Dommage que sa copine ait du poil aux pattes.
Il était trop loin pour que ses oreilles saisissent les échanges qui se tenaient entre la belle et son clochard écossais mais il pouvait grâce au ballet effectué par leurs mollets respectifs (dont certains étaient bien plus gracieux que d'autres) déduire que McEwan version masculin allait réussir à attirer Meghan à l'extérieur.
Exit les mollets.
Il sauta sur l'occasion. Grave erreur immédiatement sanctionnée par une fulgurante douleur au crâne.

« Put** !!! » Vociféra-t-il en se relevant ailleurs que sous la table, cette fois.

« ça va monsieur ? »

Il leva les deux pouces et serra les dents. Encore et toujours cette fameuse question. Nom d'un sombral cul-de-jatte ! Les gens sont vraiment des observateurs de haut niveau.

« On ne peut mieux. »

Le serveur restait là, planté comme un piquet de grève universitaire (les plus coriaces) . Shawn mit quelques secondes à comprendre que ce n'était pas pour s'assurer qu'il allait bien. Dans une amère et bien coûteuse désillusion il décrypta le langage non verbal de l'homme qui se tenait devant lui, soupira et enfourna la main dans sa poche. Il en sortit quelques pièces qu'il fourra sur le plateau du serveur à l'air pincé et tourna les talons pour tenter de fuir une fois de plus une situation qui tournerait forcément à son désavantage. Objectif : une sortie discrète et rapide suivit d'une échappée dans la rue pour distancer le peloton Cameronien.

« Monsieur ! »

Quoi encore ?

«Oui??? » Siffla-t-il entre ses dents.

« Ce sont des pièces étrangères. »

Et alors ?

Un bref instant il pensa à des gallions. Puis se souvint des quelques pièces Thailandaises qui traînaient au fond de son blouson depuis quelques semaines.
Il grommela quelques incompréhensibles taincépavraituvamefairatémaseulportedesortipovtach et plongea à nouveau la main dans sa poche pour en extirper un billet. Il l'observa rapidement et l'agita sous le nez du serveur dont l'air un poil agacé ne laissait rien présager de bon.

« Je trouve ça scandaleux cette étroitesse d'esprit et ce dénigrement de la culture étrangère . »

Le jeune anglais récupéra rageusement sa monnaille en jetant un œil suspicieux à l'extérieur. Ça papotait toujours. Avec Meghan. Et ça avait l'air de bien s'amuser. Or, la bienséance veut que quand on rend un service de ce type là, prendre un air ennuyé et contrit est de mise. Foi d'Evans.

Qu'est-ce qu'il peut bien lui raconter pour qu'elle ait l'air si captivée ?

« Mais enfin monsieur ! Cela n'a rien à voir avec ça ! Vous comprenez bien que... »

« C'est ça, c'est ça. »

Il lui tapota deux fois l'épaule et se dirigea à nouveau vers la sortie.

« Mais vous pensez bien que je ne peux pas vous laisser insinuer que notre établissement est... »

Mais ta gueule !!!!!

Shawn se retourna vivement. Ce crétin allait le faire repérer.

«Je comprends bien, je pense bien. Et toi? Tu peux la boucler cinq minutes ?»Tact, diplomatie et self contrôle. Pour la sortie discrète on repasserait. Un jour peut-être il lui faudrait apprendre à ne pas s'emballer si rapidement. Quand il aurait le temps.

Et dehors, Les yeux de Meghan fascinés par la roussitude de Joachim. Avec ce petit air attentif, la bouche légèrement entrouverte et quelques boules éparses autour de son visage. Bouse qu'elle est belle.

« Monsieur, je crois que je vais vous demander de bien vouloir quitter l'établissement. » Le ton du serveur se faisait glacial, sous le vernis de politesse.
Ils devaient les sélectionner pour rester polis en toutes circonstances. S'il avait eu un peu plus de temps il se serait offert le bon plaisir de pousser ce bonhomme à bout...

« Je sors, je sors. Pas la peine de craquer ton tablier. Ou pire.»

Shawn franchit la porte qu'on lui désignait d'un pas leste. C'était le moment idéal, Meghan venait de rire à l'une des blagues forcément pourrie de l'asperge incandescente. Il longea le mur du bar dans le dos de Meghan et tourna à droite dans la première ruelle qui se présenta.
C'est à partir de là qu'il était censé prendre ses jambes à son cou et laisser les ennuis derrière.
Il fit deux pas et s'arrêta.
Juste pour vérifier un truc.
Faisant volte-face, il retourna à l'angle de la ruelle et passa très rapidement la tête derrière le mur de pierres. Ils étaient toujours là, à bavarder gaiement.

Peut pas lui lâcher la grappe non ?

Il haussa les épaules. Qu'est-ce que ça pouvait bien faire après tout ? Qu'il l'emballe là, au milieu de la rue si ça lui faisait plaisir. Le passé, c'est le passé. Ça encombre le cœur et les étagères, ça prend la poussière et ça bousille le présent. Pas de quoi s'y arrêter.
Il s'appuya un instant contre le mur et s'appliqua à détruire quelques souvenirs d'une mauvaise foi bien appliquée.Machinalement, sa main trouva le chemin de sa poche et en sortit le drôle de cercle repêché sous la table du bar. Il l'observa de plus près. Un symbole celtique, un petit bout de bois sculpté et un gri-gri avec des breloques et des perles de verres étaient accrochés à l'anneau argenté. Ce dernier n'était pas de première fraîcheur et rayé en de nombreux endroit. Un truc inutile quoi.


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