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Poudre de Cheminette



 

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Gare de King's Cross - 29 février 2016

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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Dim 17 Avr - 23:35

Moman, moman !

Chut Nena, maman est occupée là...

Cela faisait déjà trois fois que la petite Serena avait tiré sur le jupon coloré de sa mère, le regard figé contre la vitre, à regarder un des murs en face de leur wagon. Un homme venait d'y placarder deux énormes portraits qui, comme de coutume côté sorcier, bougeaient. L'homme n'avait pas l'air spécialement gentil, mais la jeune femme souriait. Elle adressa même un clin d’œil à la gamine qui réitéra l'opération "attention réclamée".

MOMAAAN !

Cette fois-ci, Brenna se retourna, furibonde. Avec toutefois une lueur de fierté dans le regard : la petite avait vraiment de qui tenir !

Quoi encore ? Si c'est pour manger, je t'ai déjà dit que ça attendra et...

Moman, pourquoi la gentille dame de la boutique elle est sur la photo là ? déclara-t-elle sans sourciller en pointant du doigt l'objet de son fort intérêt.

Quelle dame chéri... oh ! Que Merlin me tripote !

Si la jeune femme n'avait pas été présente très longtemps dans la boutique, Brenna ne l'avait jamais oubliée. Même si ça remontait à quelques années. Une mémoire d'éléphant qu'elle avait, cette sacrée sorcière. Et puis une jeune fille aussi agréable avait le mérite d'avoir une bonne place dans cette mémoire. Brenna resta interloquée, éberluée. Ce n'était pas possible, quelqu'un devait se tromper...

Seamus, intrigué, regarda lui aussi les portraits. L'homme, il le connaissait, comme tous ceux qui s'intéressaient un minimum aux actualités. Il avait défrayé la chronique. C'était donc un coup de Pégase... et bien... Quant à la femme...

Dis-donc, c'est pas la jeune stagiaire que tu as engagé, en 2011 ? chuchota-t-il, comme si c'était un secret d'état.

Si.

Seamus allait rouvrir la bouche mais se ravisa. Quand sa sœur était figée et quasi silencieuse, ça n'augurait rien de bon. Pour lui, la plupart du temps, en tous cas. Et la voilà qui mettait les mains sur les hanches, adoptait son petit air renfrogné, et lâcha un "hum" contrarié. Ouep, quelqu'un allait entendre parler du pays... D'instinct, il se fit tout petite, se renfonçant don son siège comme s'il voulait que celui-ci l'aspire pour le cacher. Une technique de survie qui avait porté ses fruits durant des années...

Seamus ferma les yeux, le visage crispé, s'attendant à une volée de jurons. Au bout de dix longues secondes d'un silence étrange, il rouvrit les yeux : rien, la rousse en pétard n'avait pas bougé d'un cil. Merde. C'était pas bon, ça...

Serena, quant à elle, racontait une histoire à sa poupée de chiffon qui ressemblait presque à un elfe de maison, tellement elle devenait chauve à force d'être coiffée très brutalement.


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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Dim 24 Avr - 11:35

Alors que les volutes du patronus se répandait dans la pièce, Wilbur Ravenhood sentit son sang se glacé. Les dernières fois que de telles nouvelles étaient tombées de la sorte il avait perdu sa femme et son fils. Il se souvenait à la perfection de l'odeur de la peur, de la poussière des décombres de cette école qu'il chérissait tant et des cris qu'ils soient de douleurs ou de terreur.
Quelque chose se tramait dans le monde sorcier et nul ne pouvait l'ignorer. Il avait eu des signes, des indices ces derniers mois. Il y avait eu le bestiaire. Il avait vu. Il savait.
Ses yeux parcoururent rapidement la pièce qui faisait office de bureau aux différents directeurs que l'école avait pu connaître. Il croisa les yeux du portrait de Dumbledore. Ce dernier hochait la tête, comme pour l'encourager dans sa décision.
Mettant fin à sa paralysie, il se précipita vers la cheminée.

« Maureen Kinkaid. » Prononça-t-il d'une voix qui ne tremblait qu'intérieurement.


Quelques minutes plus tard à peine, il avait réuni la plupart des professeurs dans son bureau. Sa décision était prise, irrévocable.

« En raison des récents événements que vous n'ignorez plus, j'ai pris la décision d'annuler les portes ouvertes de Poudlard. »

Quelques soupirs, tantôt de soulagement, tantôt de déception, se firent entendre parmi le corps professoral. Ravenhood leur jeta un œil courroucé.
Campbell aussi avait insisté. Son communiqué était comme à son habitude, clair, concis et déterminé. Il voulait poursuivre. Mais Ravenhood n'avait pas d'ordre à recevoir quant à l'organisation pédagogique de l'école. Du moins, pas encore.
Il avait donc répondu tout aussi clairement.

  « Poudlard ne sera pas à nouveau le théâtre d'événements tragiques. Peu importe les enjeux politiques de cette école. On nous a confié la vie d'enfants. Je tiens à ce que Poudlard reste un lieu sécurisé. »

« Aisling, Jon,
Conroy, Nolwen
Crabe, Goyle
Crivey, Colin
McLeod, Isabel
Weasley, Fred
Lupin, Remus
Rogue Severus
Doyle, Marvin
Aleister, Filian
Wellignton, Elen
Reynolds, Emma
Tampshire, George
Tonks, Nymphadora.... »



Chacun des noms qu'il avait eu à prononcer, qui étaient gravés sur l'arbre de la commémoration semblait le supplier. Les enfants de Poudlard ne devraient plus avoir à mourir. Peu lui importait les conséquences.

« Je laisse à chaque directeur de maison le soin d'annoncer ça aux élèves et à chacun d'entre vous je rappelle l'importance de la surveillance. De l'extérieur comme de l'intérieur de l'école. Et... veillez également à ce qu'aucun acte de bravoure ne prenne vie parmi vos élèves. Nous avons déjà vu cela auparavant. Rassemblez les élèves dans la Grande Salle pour 12h45. Je leur parlerai. D'ici là, rassurez-les et assurez-les qu'aucune victimes n'est à déploré. Leurs familles sont saines et sauves. »

Lorsque les dernières informations cruciales leurs furent communiquées, un mouvement de stupeur réunis les différents enseignants. Meghan Cameron avait été étudiante ici quelques années plus tôt. Et nul ne pouvait imaginer qu'elle fut impliquée dans de tels actes, de prêt ou de loin.

« Elle était si douce ! » « Si timide, réservée ! »

Wilbur, de son côté ne disait rien. Il savait que par amour, on pouvait faire de terribles choses. Il repensa à la timide Meghan et à tous ces élèves qu'il avait vu passer et qui prenait parfois des chemins surprenants.

Après quelques minutes encore de discussion, les professeurs se retirèrent et Wilbur leur emboîta le pas. Il aurait bien à faire dans les heures à venir. A commencer par prévenir et rassurer les familles. Son geste serait probablement décrié par les uns et encensé par les autres mais peu lui importait. En cet instant, c'est à son propre fils qu'il pensait. A Elphias qui de sa cellule de Sainte Mangouste, ne se doutait pas un instant de ce que vivait le monde sorcier. Il s'appuya un instant contre un pilier de la cours d'honneur, les yeux rivés sur l'arbre et inspira profondément. Il faudrait être calme et méticuleux. Organisé et méfiant. Un acte d'un tel impact engendrerait de graves conséquences. Son esprit vif déroulait tout un fil de conséquences possibles et d'actions à entreprendre au plus vite.
Le petit hululement d'un messager se fit entendre à quelques mètres de lui. Il tendit le bras et réceptionna la petite bête qui portait un parchemin estampillé d'un « S ». Il leva un sourcil et déroula le message. L'écriture lui était familière. Le nom aussi.
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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Dim 24 Avr - 21:29

Pendant ce temps-là à Veracruz, devant la salle d'attente...

Saoirse se haussa sur la pointe des pieds afin que son visage atteigne une vitre et lui offre la vue de ce qui se déroulait à l'intérieur. La plupart de ses collègues étaient déjà massés autour d'une jeune femme qui avait un sourire Pavlovien (Entendez par là: capacité à sourire avec brillance sur commande même dans les situations les plus désagréables), portait un tailleur impeccable sur lequel était affiché un badge aux couleurs du gouvernement britannique et parée d'une coiffure qui laissait entendre qu'elle n'était pas sur les lieux quelques minutes auparavant. Chignon parfait, pas une mèche en vrac, zéro poussière sur la crinière et pas l'ombre d'un frisotti. Autour d'elle quelques gorilles vêtus de noir. Elle grimaça. Pourquoi diable réunir la presse dans une seule pièce alors qu'il était évident que le plus intéressant était de laisser traîner ses oreilles. Y avait-il une information particulièrement importante ? Un autre événement simultané ? Une annonce du gouvernement ? Ou … autre chose.

Alors qu'elle était toujours là à se demander si elle allait entrer ou non, on la saisit à nouveau par le bras. Ça devenait une habitude aujourd'hui. S'attendant à tomber à nouveau sur Ezio, elle se retourna brusquement pour lui sourire mais se figea aussitôt.

- Lenny ?

Avant qu'elle n'ait eu le temps d'analyser exactement les différentes émotions qui s'entrechoquaient dans son esprit et son corps, il la saisit par l'avant bras.

- Viens. Ne reste pas là.
-Quoi ? Mais d'où tu...
Tais-toi et viens.Vite.

Son air sérieux, sa prise solide et le fait qu'elle ne l'avait pas vu depuis des mois finirent par la convaincre de le suivre. Il se faufilait rapidement sur le quai et l'entraîna … vers les toilettes. A la hauteur de sa classe légendaire, après des mois d'absence, pas un hibou, aucune nouvelle, il décidait de lui filer rendez-vous dans les servicios! Lenny.
Il lâcha enfin son bras, y laissant probablement l'empreinte de ses doigts et referma la porte sur eux après avoir vérifié qu'ils étaient bien seuls.

Trop choquée par l'ensemble de la situation pour réagir, la jeune femme se contenta de le détailler de haut en bas pour réaliser qu'il était toujours aussi beau et qu'elle était incapable de savoir si elle était toujours impressionnée ou réellement furieuse. Elle savait juste qu'elle avait froid et qu'elle se sentait incapable de prendre une décision.
C'est à ça que se résumait leur relation. Un curieux mélange d'admiration, de passion et de haine. Il jeta autour d'eux tout une série de sorts de protection et autres choses étranges pour vérifier qu'ils ne pourraient être entendus. Elle le regarda faire, notant qu'il avait les cheveux plus longs, quelques kilos de moins et qu'il paraissait particulièrement anxieux. Lorsqu'il se tourna à nouveau vers elle, il eut un léger sourire de satisfaction qui acheva de faire pencher la balance en sa défaveur.
A peine ses lèvres eurent-elles le temps d'esquisser le premier mot qu'elle abattit sur sa joue ,avec une violence qui l'étonna elle-même, la paume de sa main et tous les doigts qui allaient avec. Le geste n'était pas vraiment passé par la case cerveau. Une sorte de réflexe.

- T'es complètement folle !!
- T'en veux une deuxième ?!

Il la foudroya du regard et tenta une manœuvre de contournement comme s'il s'apprêtait à quitter la pièce, blessé dans sa fierté masculine toujours aussi mal placée. Elle se planta devant lui et dégaina sa baguette, lui planta sur la pomme d'Adam.

-Si tu fuis encore je te préviens je t'émagiscule.

Très imagé. Parfaitement compréhensible.

Il soupira en levant les yeux au ciel et repoussa la baguette de la petite écossaise avec douceur.

- Écoute, je sais que je te dois des explications mais il faut...
-Des explications, des excuses et bien des choses !
- Il faut que tu m'écoutes...
- Je ne veux plus t'écouter. Tu passes ton temps à m'embobiner. Qu'est-ce que tu me veux?

Il lui jeta le regard. Ce regard qui faisait qu'elle se faisait avoir à chaque fois. Il avait été son modèle, son supérieur, le but qu'elle avait toujours voulu atteindre, son idéal et l'un de ses premier amour. Puis elle l'avait détesté un moment, il était revenu pour être son ami, son collègue et son partenaire de travail. Avant de disparaître, tout bonnement. Difficile de tout mettre de côté. Il la dévisagea un instant et elle cru voir s'attendrir ses beaux yeux clairs, avant de se détourner de lui, abandonnant la défiance de sa baguette sur sa pomme d'Adam.
Elle croisa les bras, l'air renfrogné et réalisa en voulant taper du bout de la chaussure qu'être nu-pieds dans des toilettes publiques étaient au-delà du dégoûtant. Profitant de ce que sa baguette pendait mollement au bout de sa main, elle jeta un petit sortilège de désinfection du sol et résista à la tentation « d'appeler » sa seconde chaussure.

- Et bien, tu voulais que je t'écoute. Je t'écoute. Intima-t-elle en fuyant toujours son regard.
- Ok. Soupira-t-il. La première chose, c'est qu'il ne faut pas que tu ailles en salle d'attente.

Elle leva la tête, intéressée.

- Visiblement tu hésitais, alors fais confiance à ton instinct. Il ne faut pas y aller.
-Pourquoi ?
- Réfléchis un peu. C'est très arrangeant non d'avoir sous la main toute la presse présente sur les lieux au moment de l'attentat. Ça donne une version. Celle qu'ils voudront.
-Qui "ils" ?
- Le gouvernement.

Saoirse fronça le nez.

-Tu es paranoïaque.
- Tu sais que j'ai raison.

Elle détourna à nouveau le regard et il la força à relever la tête.

- Je sais que c'est pas évident après tout ça. Mais fais moi confiance s'il te plaît.

Elle lui rit au nez.

- Après 10 mois d'absence c'est d'une facilité déconcertante.
- Saoirse... J'ai besoin que tu m'aides.  Je suis sur quelque chose d'énorme.
- Je t'écoute.
- Je ne peux pas t'en parler maintenant. Pas ici.
-Oh, vraiment?
- Je ne veux pas te mettre en danger. Mais s'il te plaît, ne leur fait pas confiance.
-A qui ?
- Au gouvernement, à la Gazette... aux Aurors, à tous.
-Tu débloques là ?

Il soupira et secoua la tête d'un air sérieux comme jamais.

- J'aurai bientôt des preuves solides. Mais avant, je ne peux rien dire. Je veux juste... que tu évites de te fourrer dans de sales draps. Et que tu m'aides.

Il se rapprochait d'elle tout en disant ça et posa une main sur son bras. Elle se dégagea immédiatement la gorge étreinte par une vieille boule qui semblait refaire surface après des mois de planque. Elle le repoussa sans ménagement et serra les lèvres pour éviter à ces saloperies de larmes de s'épandre sur son visage. Pourquoi fallait-il toujours que son canal lacrymal ouvre les vannes lorsqu'elle essayait de s'exprimer sur des sujets qui la touchaient ? Ce n'était pas de la tristesse, ni de la faiblesse, mais chacune des émotions qui s'emparait d'elle avait pour conséquences d'humidifier ses yeux : joie, colère, tristesse, déception, peur... tout y passait !

- Merde Lenny ! Tu disparais 10 mois sans nouvelles, tu débarques en plein cataclysme pour me dire qu'on vit en pleine théorie du complot et qu'on va tous crever si tu parles  et qu'il faut que je t'aide ??? Je suis sensée te répondre avec un sourire niais que bien sûr je vais t'aider à faire sauter le gouvernement ???
- Tu peux laisser tomber le sourire si tu veux.

Elle joignit ses mains devant son nez, concentrée pour ne pas perdre son sang froid et tenter de réfléchir au milieu de ce cauchemar ambulant.

- OK. Ok je vais t'aider. Mais je te jure que tu devras tout m'expliquer. Sinon c'est moi qui te tue.

Il eut un sourire soulagé.

- Ok. Alors écoute-moi bien. Je ne travaille plus pour la Gazette.
- Ils sont au courant ?
- Non. Laisse-moi finir.  Tous les articles de la Gazette sont minutieusement filtrés. C'est pas nouveau, mais ça empire. Je sais que tu envisages de les lâcher mais j'ai besoin que tu y restes encore quelques mois. J'ai besoin de mon binôme. Comme avant.

Elle hocha la tête.

- Je ne peux pas t'en dire plus sans te mettre en danger, mais ne te fie qu'à toi. « Le mal se déguise parfois en émissaire du bien, mais son intention secrète est de provoquer plus de destruction. »

Saoirse tiqua et leva les yeux vers lui. Cette phrase lui paraissait familière.

- J'ai besoin que tu remettes des messages à certaines personnes de ma part. Je ne peux pas les rencontrer moi, mais en tant que journaliste toi, tu n'attireras pas les soupçons. Même si je suppose que tu vas être surveillée.
- Surveillée ??
- Oui. Fais ce que je te dis et ça ira.

Il extirpa de sa besace un tout petit hibou gris qui semblait avoir été interrompu au milieu de sa nuit, ainsi qu'un parchemin et une plume qu'il remit à la petite journaliste.

- J'ai besoin que tu contactes le directeur de Poudlard.
- Ravenhood ? Pourquoi ?
- Parce qu'il faut que je l'avertisse.


Le petit hibou fut libéré à travers la grille d'aération des toilettes (pauvre bête, WW en ferait une jaunisse) et les deux journalistes attendirent en guettant la salle d'attente que leurs compagnons de la presse soient à leur tour libérés pour se séparer à nouveau.

- C'est pas ta copine Meghan ? Lança-t-il en indiquant le visage de la jeune femme qui apparaissait sur les écrans de la gare.
Si...
- Elle va avoir des ennuis.
- Oui.

Je tartine, tu tartines...:
 
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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Lun 2 Mai - 21:16

Parce que chacun se doit d'avoir un petit talent personnel qui le démarque du flot du commun des mortels, je possédais incontestablement un don pour me trouver où il ne fallait pas. En plein sur la trajectoire de la foule qui força le barrage de police. Difficile, en l'état, de conserver une conversation pertinente quand on manque de se faire écraser par la moitié du Royaume-Uni.

« Ma...macha ! Attends ! »

Si le fait d'avoir articulé deux syllabes concomitantes en ces circonstances ne valait pas une distinction décernée par le 1er Ministre en personne, je perdais ma dernière chance d'être décoré.

Très vite les forces de l'ordre semblèrent en mesure d'endiguer le flux et mon espérance de vie retrouva sa courbe normale.

« Je suis toujours là... Un petit souci d’affluence... »

Je n'étais visiblement pas à un paradoxe près puisqu'alors que tout le monde voulais sortir, je cherchais à entrer. Quelques militaires me regardèrent d'un drôle d'œil avant de pourvoir à leurs tâches, tout en me conservant dans le radar de leur champs de vision.

« J'essaie, j'essaie mais c'est plus facile à dire qu'à faire. C'est la folie ici ! T'as une idée de comment je peux le retrouver ? »

Jouer à Where's Wally ? en pleine effervescence anxiogène n'était pas mon idée la plus brillante. Je doutais fortement que son Fingal ait eu le bon goût de revêtir un survêtement orange fluo, surmonté d'une pancarte clignotante, néon à l'appui « Je suis ici ».

« Y a des gens qui pleurent, qui hurlent... Je peux pas crier plus fort qu'eux, Macha ! »

Et si je me faisais l'effet d'un intrus dans ce fragment temporel de détresse, je me sentais surtout de plus en plus contaminé par la peur et l'angoisse qui devaient être celles de chacun des voyageurs de King's Cross.
Je débitais mes réponses à Macha, de plus en plus vite, tandis qu'une boule d'anxiété monopolisait mon estomac.

« Je le trouve pas, je le trouve ! »

De l'autre côté du fil, je sentais Macha contracter mon stress.
Sans torp savoir d'où je tirais ça, je me retrouvais à lui murmurer des paroles d'apaisement. Le plus fou, c'était que je les pensais.

« Ne t'inquiète pas, ne t'inquiète pas... Tout va bien se passer tu vas voir. »

Mon anxiété s'était envolée. Peut-être que le fait de devoir prendre les peurs de ma sœur sur mes épaules avait enclenché une réaction psychologique bizarre. Bizarre, je me sentais moi-même un peu bizarre.

« Mais si, pourquoi ça se passerait mal ? Il n'y a pas de quoi s'inquiéter... »

J
e peinais pourtant à trouver des arguments percutants.

« Je devrais peut-être rentrer. Oui, c'est ça, rentrer. J'ai envie de frites... Macha ?!! Pourquoi tu t'énerves ?? Tout va bien, je t'assure. Tout va très bien. Mais j'ai vraiment très envie de frites.

[...]

Quoi ? Fingal veut venir manger des frites aussi ? Pourquoi tu me parles de lui ?
»


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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Dim 8 Mai - 19:44


Alors que les forces de sécurité procédaient à un contrôle minutieux des identités avant de libérer les "otages " de l'incident , au Cabinet Ministériel d'Archibald Strogov, le ton montait .

Campbell, furieux de la faille sécuritaire qu'avait présenté King's Cross, tapait du poing sur la table en réclamant la présence écossaise sur ce terrain représentant le passage principal vers l'école de magie dont il avait la responsabilité. Accusant le ministre anglais de négligence et d'incompétence, il touchait du doigt un point délicat de la scission qu'avait vécu le Royaume-Uni, lors de l'indépendance de l'Écosse. Poudlard était toujours un enjeu particulièrement épineux.
De son côté, Strogov reprochait au jeune ministre son intervention sur son propre territoire, allant même jusqu'à utiliser les termes d'invasion et d'ingérence.  Il supportait mal les décisions prises par son confrère, sans la moindre consultation.

Entre les deux pays fraîchement séparés, la tension était plus que palpable. Les cendres du Bestiaire Magiques étaient toujours présentes dans l'esprit d'Adam Campbell qui n'avait visiblement pas digéré l'intervention anglaise sur son sol.

Après une demi-heure d'accusations, les deux parties se séparèrent, sans être parvenues à s'entendre sur les points principaux. Bientôt, Archibald Strogov comme Adam Campbell allaient prendre des mesures pour réagir à l'événement, et réasseoir leur influence sur leur propre territoire.
Le Ministre de la Magie anglais se ferait voter les pleins pouvoirs par le conseil des sorciers, instaurant couvre-feu et bataillons d'Aurors omniprésent, entre autres joyeusetés, sous prétexte de protéger la population sorcière. Adam Campbell, quant à lui, ferait preuve de plus de discrétion, se contentant d'affermir sa puissance charismatique et favorisant le patriotisme écossais.

Un certain nombre de mesures seraient prises dans les semaines suivant le 19 février, entraînant une scission plus forte entre ces deux terres qui étaient il n'y a pas si longtemps, un seul et même état. Sécurité renforcée, circulation contrôlée. Des tensions nettes apparurent entre les écossais et le reste du pays (Angleterre et Pays de Galle).


Après la Bataille de King's Cross, les rumeurs iraient bon train. Certains murmureraient que la présence d'Aurors écossais à King's Cross était une vengeance, d'autres affirmeraient qu'il s'agissait d'une précaution nécessaire. Quand à la presse britannique, elle relaterait l'événement avec beaucoup de recul, axant ses articles sur l'importance de retrouver les coupables de cet horrible attentat.
Une immense chasse à l'homme s’engagerait alors et les portraits des deux sorciers recherchés seraient placardés dans tout le pays. Andrew Stone et Meghan Cameron ne pouvaient trouver asile nulle part, même par-delà les frontières britanniques.

Dans une brève allocution, en début d'après-midi, Adam Campbell confirmerait ce que beaucoup avaient déjà pressenti : l'annulation des ports ouvertes de Poudlard.

Un nouveau chapitre venait de s'écrire dans l'Histoire.

Le 29 février - en bref :Ceci constitue le dernier message officiel posté ici. Vous pouvez, comme précédemment, y réagir, que vous ayez participé aux rounds précédents ou pas. Vous pouvez décrire les faits et gestes de votre personnage ainsi que ses pensées, soit sur les lieux de l'attentat, soit, en différé, lorsqu'il apprend l'information. Nous vous laissons une dizaine de jours pour ce faire. Passé ce délai, le sujet sera verrouillé.
Nous remercions tous ceux qui ont participé à l'événement et qui, chacun à leur façon, nous aide à construire l'histoire de Poudre de Cheminette.

Vous possédez désormais les éléments vous permettant de jouer le contexte d'après 29 février. Merci de tenir compte des informations qui vous ont été données lors de vos RPs.


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MessageSujet: Re: Gare de King's Cross - 29 février 2016 Ven 13 Mai - 23:53

Brenna avait encore les yeux fixé sur le portrait de son ancienne employée - mais entre temps elle s'était assise - quand on vint leur dire qu'il était temps d'évacuer le train, la nouvelle était tombée : les portes ouvertes étaient annulées. Ce serait donc finalement une semaine de vacances ailleurs...

Les deux familles occupant le compartiment soupirèrent en chœur et sortirent, puis suivirent le mouvement. Lentement, mais sûrement, le Poudlard Express se vidait de ses passagers tandis que les quais de la gare, eux, se remplissaient. Progressivement, toute cette foule fut évacuée des lieux.

Brenna prit sa fille par la main, et Seamus se chargea, comme à son habitude, des bagages. Il était tard, ils avaient mangé dans le train en attendant d'avoir des nouvelles sur la marche à suivre.

Une fois sortis de la King's Cross, Brenna reprit sa grosse valise et serra son frère dans ses bras. Ils n'allaient pas dans la même direction, et Seamus semblait pressé de retrouver ses chouettes et hiboux qu'il avait confié à un apprenti. Quand il se fut éloigné, la sorcière fit un grand sourire à sa fille puis se mit en marche, une idée fixe lui trottant dans la tête.

Accoutumée depuis longtemps à la vie moldue, Brenna et Serena prirent un bus qui les déposèrent non loin de la boutique. Une fois la valise défaite et la petite engagée dans une joute terrible avec ses poupées - comprenez qu'elle se mit à les torturer pour les habiller, une chance que les poupées ne sentent rien -, Brenna s'installa à son bureau et se lança dans l'écriture de quatre lettres.

La première, pour son fils, qu'elle déposerait plus tard au service postal sorcier :
Brenna a écrit:
Mon Eugy,

On vous l'aura sans doute annoncé avant que tu ne reçoives cette lettre, mais je tenais à te donner de nos nouvelles. Seamus, ta sœur et moi allons bien, on était déjà dans le train quand le mur a explosé. Nous sommes tous rentrés, on ne se verra qu'à tes prochaines vacances. N'oublie pas de donner une friandise au hiboux et de lui dire de rentrer au service postal.

Ta maman qui t'aime.

La seconde, adressée aux Trois Balais, pour annuler sa réservation. Celle-ci aussi partirait plus tard, via les hiboux postaux.

La troisième lettre était adressée à Saoirse Shepherd :
Brenna a écrit:
Saoirse,

Je me doute que vu la couverture médiatique aujourd'hui tu devais être à King's Cross quand tout s'est produit. J'espère que tu vas bien, nous ça va, on était déjà dans le train, on a juste trouvé le temps long avant de pouvoir partir.
Je sais que tu es du genre à fouiner, et que tu aimes la vérité. J'espère que cette lettre saura te trouver sans intermédiaire ministériel... La jeune femme sur les portraits, je la connais, et je ne la crois pas coupable. Je suis trop énervée pour voir clairement, mais je suis convaincue de son innocence...
Quelque chose me dit que le gouvernement va noyer le strangulo et nous cacher des choses, alors fais ce que tu sais faire. En faisant attention à toi, bien sûr.

Passes à l'occasion, tu n'es pas venue prendre le thé depuis longtemps.

Brenna Quinn

Cette lettre, Brenna l'attacha rapidement à la patte droite de Leviosa qui poussa un petit cri de joie. Une fois la consigne du trajet donnée, et bien comprise par l'animal, celui-ci s'ébroua et se lança hors de la pièce par une des portes-fenêtres ouvertes, donnant sur le balcon à l'avant du bâtiment.

Enfin, la dernière lettre, à sa famille moldue, du même acabit que la première, pour les rassurer. Elle avait convenu ainsi avec Seamus : lui se chargeait du côté sorcier, elle de l'autre, vu qu'elle en avait plus l'habitude que lui. Cette lettre, bien sûr, partirait plus tard, par la poste moldue. Quelle perte de temps. Mais elle préférait ça au téléphone. Cet engin faisait peur à au chat, et elle en avait marre de lui courir après pour lui donner ses calmants.

Observant les trois enveloppes pleines, la sorcière soupira. Il était temps de se servir une bonne tasse de thé.


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Gare de King's Cross - 29 février 2016
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