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Poudre de Cheminette



 

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De la naissance des veracrasses •• Wilbur

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MessageSujet: De la naissance des veracrasses •• Wilbur Mer 13 Jan - 21:04

Hôpital Ste Mangouste • Accueil
Moins le quart de l'heure du thé – 8 mars 2016


Depuis son arrivée à Ste Mangouste, Joachim avait d'ores et déjà dénombré vingt-deux «pathologie des sortilèges - quatrième étage », treize « virus et microbes magiques - deuxième étage », cinq « empoisonnement - niveau trois », pas moins de cinquante-quatre « les toilettes ? Deuxième porte à gauche au fond du couloir » blasé. Trois « Oulà la lala ! » admiratifs. Et même un « enlevez-moi tout de suite ce tentacule de là !».
Au vu de ce qui défilait sous ses yeux depuis une petite demi-heure, sa petite affaire lui paraissait toute relative. Il s'était réveillé deux jours plus tôt avec un motif violacé qui se dessinait autour de son nombril. Ça n'était pas affreux en soi (c'était même assez esthétisant) mais ignorer ce dont il s'agissait et dans quelle mesure le phénomène n'allait pas s'amplifier avec le temps lui filait des sueurs froides au cœur de la nuit. Et puis, que cette chose se greffât à son corps sans sa permission... hors de question ! S'il avait voulu se retrouver tatoué, il aurait encore préféré dépenser les gallions qu'il n'avait pas et choisir lui même le dessin qui lui ornerait le corps à perpétuité. 

Joachim était donc là, à attendre que la foule se dissipe pour dévoiler son abdomen (c'était qu'il avait sa pudeur... et sa fierté : pas très envie d'exhiber sa bizarrerie au vu et au su de tout). Mais c'était comme si tout le monde s'était donné rendez-vous pour une petite consultation à Ste Mangouste ! Eh quoi ? C'était la journée du symptôme bizarre ? De la maladie universelle ? Grande mondialisation des petits maux du quotidien ? 
Que ses congénères avaient une drôle de façon de célébrer la femme, en ce 8 mars...

* On aurait au moins pu te prévenir... T'aurais pu débarquer avec un truc vraiment sympa... *

Des yeux d'escargot fixés sur son crâne, se rétractant au moindre contact. Ça devait être plutôt pratique, ce genre de machin, pas très esthétique, certes... Mais pouvoir voir le monde à 360° avec quatre globes indépendants, en plus de ses deux globes oculaires.
Ou bien un épiderme ayant soudain viré à l'arc-en-ciel. Voilà qui aurait été du plus bel effet !

Mais non, il n'était que là, affalé sur son siège, à attendre son tour, avec pour seule compagnie sa petite invasion honteuse. Et le hall d'entrée qui refusait de désemplir...

Perdu dans ses pensées, Joachim avait depuis un moment décroché son attention du spectacle qui se déroulait sous ses yeux. Quand bien même certains spécimens auraient fait de superbes anecdotes à raconter à ses petits-enfants... s'il en avait un jour. Parce que, si ça se trouvait, son petit invité surprise qui squattait la peau de son ventre n'allait pas s'arrêter là. C'était même peut-être une maladie dégénérative qui allait s'emparer de tout son corps. Il allait perdre ses orteils (pour commencer) puis la vue et l'ouïe, toute volonté propre. Sa peau allait s'épaissir, devenir verdâtre. Chacun de ses membres allait se dessécher puis se dissoudre en fine poussière. Ses os allaient fondre et il n'aurait plus qu'une seule envie : manger de la verdure. On ne se demandait jamais comment étaient apparus les veracrasses. Peut-être n'était-il qu'une dégénérescence de l'être sorcier qui, atteint d'un mal incurable, mutait doucement vers le stade le moins élevé de l’évolution humaine, régressait au premier niveau de la chaîne alimentaire. On rayait alors le nom du sorcier de tous les arbres généalogiques et on oubliait son nom à grand renfort de volonté.
Il était peut-être sur le point de faire une découverte monumentale sur le fonctionnement de la magie et du règne animal !

* ... *

Oui. Bon. Bref. Ou pas.
Mais l'idée avait un certain attrait. A creuser ultérieurement. Quand il pourrait penser à autre chose que lui, en veracrasse, racontant ma formidable évolution, à toute une flopée de descendants invertébrés.

Qu'est-ce qui le tira soudain de ma rêverie hallucinée ? Un bruit ? Une odeur ? Un grain de poussière qui l'aurait pris pour une piste d'atterrissage ? Ou simplement ses neurones (les quelques uns qui lui restaient) qui se rebellaient contre une telle stupidité ?
Toujours était-il que ses yeux revinrent à la réalité et entama, comme vingt-cinq fois auparavant, un tour d'horizon du rez-de-chaussée de l'Hôpital Ste Mangouste pour les Maladies et Blessures Magiques. Et son regard, grand aventurier des heures perdues, stoppa soudain sa course quand il tomba sur ...


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MessageSujet: Re: De la naissance des veracrasses •• Wilbur Dim 3 Avr - 15:48

Wilbur Ravenhood détestait les hôpitaux. Ils empestaient la maladie, la mort et autre dérivés néfaste à l'optimisme. Sur fond d'alcool et détergents. Ils étaient remplis de gens aux yeux rougis par le chagrin. La moitié pleuraient sur leurs sorts ou ceux de leurs proches. L'autre moitié était perdue dans les méandres des couloirs qui se ressemblaient tous. Même odeur. Partout.
Il connaissait par cœur tous ces dédales, pour les avoir parcourus des millions de fois en 17 ans. Il avait hésité à venir aujourd'hui. C'était un jour spécial. Un jour qui aurait dû l'emplir d'allégresse et qui pourtant le rendait malade. Il aurait sans hésitation préféré se vautrer dans son fauteuil au collège et étudier les différentes propositions professorales quant aux sujets des ASPICS de fin d'année. Mais il avait promis à Carrie. Et une promesse s'honore jusqu'à la mort. Il n'avait qu'une parole.
Il avait croisé une première aide soignante qui lui avait adressé un sourire compatissant. Il avait répondu d'un petit signe de tête. La compassion lui sortait par toute les pores de la peau. La plupart des gens qui compatissait n'avait aucune idée de ce qu'il ressentait. Et ceux qui le vivaient étaient bien trop accablés par leur propre chagrin pour compatir. Parfois, un peu d'égotisme remettait chaque chose et chacun à sa place et ce n'était pas plus mal.
Il pénétra dans la chambre d'Elphias qui était comme à son habitude, étendu sur son lit à regarder par la fenêtre. Wilbur allait comme à son habitude pendre sa veste au porte-manteau et s'asseoir sur la chaise qui faisait face au lit. Mais il s'arrêta soudain, veste en main, pris d'un accès de colère.

« Qui a mis ça ici ? » demanda-t-il sèchement à l'une des infirmières qui passait dans le couloir. « Qui a accroché ce … cette stupide chose ? » enchaîna-t-il en repoussant sa veste et en entrant dans la chambre à nouveau.
« Mais monsieur... » commença l'infirmière.
Retrouvant son calme et sa froideur légendaire, Wilbur sortit sa baguette et en un claquement de doigt, fit disparaître le ballon bleu et blanc que l'on avait accroché au pied du lit.
« Voilà. » Murmura-t-il.
« Mais monsieur ! C'est son anniversaire !! »
Wilbur se retourna vers elle et elle eut soudain envie de tout avouer. Même les fautes qu'elle n'avait pas commises. Il faut dire que l'homme s'il ne paraissait pas impressionnant au premier abord avait un regard clair et perçant qui semblait lire en vous. Il avait un air si dur et si respectable que malgré sa petite taille et son air insignifiant on le sentait dangereux à contrarier.
« Vous êtes nouvelle je suppose. »
« Monsieur, je suis là depuis bientôt deux ans ! »
« Oui, c'est bien ce que je dis. Vous êtes nouvelle. » Elle ouvrit la bouche pour protester mais il poursuivit sans attendre. « Mon fils ne sait plus comment il s'appelle. Il ne me reconnaît pas. Ne sait pas qui il est. Et vous... vous accrochez des ballons pour son anniversaire. Constatez le ridicule. »
La jeune infirmière rougit jusqu'à la racine des cheveux. Et même plus haut encore. Elle bredouilla de vagues excuses et se trouva rapidement un lit à faire et un bassin à récurer. Dans un soupir, Wilbur retourna à sa conversation en sens unique du mois. Il se posa sur la chaise qui faisait face à Elphias et entama son long et pénible monologue visant à raconter au jeune homme ce qui se passait à Poudlard, un collège où il n'irait plus jamais, où il n'était allé que quelques mois.

***

« Monsieur ! Vous oubliez votre veste ! »
Essoufflée, la jeune femme, rouge et un peu honteuse (de quoi, on ne savait pas et nul ne voulait savoir) l'avait poursuivit sur deux étages et tout un tas de couloirs. Il se retourna et récupéra sa possession en la remerciant d'un petit mot distrait. Il était un peu troublé et l'heure du thé était dépassée. Elphias s'était montré différent. Agité. Avec quelques étranges sursauts de lucidité qu'il n'était pas certain de ne pas avoir inventés. Il était parti en soin pour trois quarts d'heure mais Wilbur s'était promis de repasser ensuite pour être sûr.
Sûr de quoi... il ne savait pas vraiment. Mais il voulait être certain d'être sûr. Certes, cela paraissait confus. Mais aujourd'hui Elphias était différent.

Il se dirigea donc vers l'une de ces petites machines étranges qui distribuent du thé lorsque l'on passait la pointe de sa baguette dans l'encoche. C'était la première fois qu'il utilisait ce genre de chose là. Le thé pour lui, était sacré. Aux grands maux les grands remèdes, il n'avait pas assez de temps pour retourner à son bureau et revenir ensuite. Il passa donc sa baguette dans l'emplacement réservé et attendit tout en jetant de furtifs coups d'oeil aux alentours. Le rez de chaussée était toujours impressionnant de « cas particuliers ». Des déformations et autres accidents magiques qui aurait pu vous faire tourner de l'oeil le meilleur réartibuleur du coin. Savourant les détails d'un œil qui avait vu de drôles de choses dans sa vie, Wilbur porta la petite tasse qui venait d'apparaître, à ses lèvres.

« Merlin que ce thé est infect ! » S'exclama-t-il suffisamment fort pour que quelques têtes se dressent vers lui.


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MessageSujet: Re: De la naissance des veracrasses •• Wilbur Mer 18 Mai - 21:23

Et son regard, grand aventurier des heures perdues, stoppa soudain sa course quand il tomba sur Wilbur Ravenhood, Grand Manitou de Poudlard, ni plus, ni moins.
Plein d'informations simultanées, le regard de Joachim revint à son propriétaire, qui était déjà debout et arpentait le hall en direction de Ravenhood. L'acte avait de loin précédé la pensée. L'avenir était dans la spontanéité.

L'avenir allait être dans la loose totale si, d'ici quelques pas, il  n'était pas frappé par un éclair de génie qui lui dirait quoi faire, dire et prétexter. L'improvisation lui faisait rarement. C'était même un art qu'il avait particulièrement développé à Poudlard, ce dont le vieux Ravenhood pouvait se faire le témoin. C'était peut-être pour ça que Joachim sentait une pointe d'anxiété lui mordiller les entrailles : le directeur de Poudlard avait plus qu'à son tour été l'oreille dans laquelle il déversait le flot ininterrompu de ce qui lui passait par la tête et pouvait (plus ou moins) servir d'excuses.

Il n'était plus qu'à quelques pas de l'homme et pas la moindre idée de génie fulgurante n'était venue allumer ses neurones. Comme un crétin, il n'en ralentissait pas le rythme pour autant. Entrée dans le champ visuel de WIbur Ravenhood dans cinq..quatre...trois...deux...un.. Trop tard. Impossible désormais de passer inaperçu et de s'en retourner se morfondre sur son siège. Pas quand on était un grand gaillard d'un mètre quatre-vingt-dix, auréolé d'une couronne de cheveux flamboyants.

* Bon, ben... *

Joachim brandit sa baguette, effectuant le premier truc qui daignait passer dans sa tête. Une formule (Senseochoco !) et quelques moulinets du poignet plus tard, le thé infect de Ravenhood avait pris une belle teinte marronée tandis qu'un effluve délicieux de chocolat s'élevait de la tasse.

« Il manque juste un poil de sucre et ce sera parfait !

Nouvelle envolée de baguette, nouvelle incantation formulée à mi-voix (Milkiway !) et...

* Humph *

La tasse venait tout simplement de régurgiter son contenu, à grand renfort d'éclaboussures et de projections en tout genre. Le mur qui les jouxtait avait désormais des airs d'œuvre d'art contemporain. Mais ça n'était rien comparé à feu le costume impeccable de Wilbur Ravenhood.

« Eh bien, hum, bonjour monsieur le Directeur !*

*:
 


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