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Retrouvailles illégales (PV Caleb)

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MessageSujet: Retrouvailles illégales (PV Caleb) Ven 4 Déc - 15:45

« Bon. On a terminé avec le code magique international, on passe au droit des créatures magiques? »

« Non merci, j’en peux plus. Et puis est-ce-que j’ai la tête de quelqu’un qui s’intéresse aux histoires de territoire minimal nécessaire à accorder aux poneys humanoïdes? Ou de savoir combien de punition on peut légalement infliger à une boniche en torchon? Franchement qui ça peut bien passionner au point d’en faire un sujet d’étude ?»

Je fis une pause dans le limage de mon majeur gauche et relevais la tête pour dévisager de haut en bas ma tutrice d’un air critique.

« Oh, laisse-moi deviner, poursuivais-je un sourire carnassier s’étirant sur mes lèvres. Ça intéresse les gens comme toi qui vivent dans une grotte, se nourrissent uniquement de plats tout prêts et d’ouvrages poussiéreux et qui n’ont jamais vu de près ou de loin un rasoir ou tout autre ustensile essentiel à une hygiène corporelle basique, c'est ça? »

La jeune femme referma le livre devant elle avec force en poussant un soupire profond. Elle a vraiment la tête de la Serdaigle de base c’est dingue. Longs cheveux couleur corbeau plus ou moins propres par endroit, un combo cernes plus yeux à moitiés fermés à force de passer du temps le nez collé au ras des pages et le teint pâle peu habitué à voir des rayons de soleil entre les rayonnages des librairies. Les représentants de cette maison ont tous plus ou moins la même apparence physique repoussante et rien ne s’améliore quand ils grandissent apparemment. Voir ça empire, parce que je ne veux pas croire que cette pauvre fille ait toujours ressemblé à ça sans que personne ne fasse quelque chose pour elle. Genre lui lancer des cailloux dessus afin d’abréger ses souffrances. Oui, je sais, je suis horriblement superficielle mais ce n’est pas vous qui avez ce spécimen unique sous les yeux pour juger si je suis cruelle ou juste bonne âme. Je vous laisse deviner.

« Non, ça intéresse les personnes avec un minimum de sens moral ce qui ne semble pas être ton cas. Et enlève tes pieds de cette table, tu es dans une bibliothèque pas dans la maison de joie où tu vas finir par atterrir si tu rates un nouvel examen nom d’un Merlin en slip ! »

J’avais tranquillement repris ma manucure entre temps mais entendre les mots « maison de joie » dans la bouche de cette fille m’a fait exploser d’un rire très peu discret qui me valut plusieurs regards courroucés de la part des étudiants qui travaillaient aux tables à proximité et me sortit totalement mes préoccupations unguéales de la tête. Ma tutrice devait savoir ce qu’il se passait dans ces maisons là aussi bien que moi ce qu’il c'était passé lors des émeutes des gobelins en 1984 c’est-à-dire qu’elle devait sans aucun doute penser que c'était des maisons où on rigolait beaucoup, où il y a avait des clowns, des acrobates et des chiens savants. Pauvre petite chose.

« Si tu me laissais juste copier sur toi… J’ai déjà proposé de te payer en plus ! On gagnerait du temps toutes les deux –moi pour m’amuser et toi pour retourner vaquer à tes occupations de vampire cérébral. Tu sais très bien que je suis incapable de me concentrer plus de deux minutes là-dessus, ça fait des mois qu’on travaille ensemble! Et qu’est-ce que je vais faire si mes parents me coupent les vivres ? Comment je vais faire pour manger, pour payer ma chambre ou encore pire m’acheter des fringues ?! »

Je la dévisageai avec un regard humide. Je n'allais quand même pas devoir me mettre à pleurer pour l’attendrir un peu, elle allait bien finir par craquer !

« J’ai une conscience moi, je ne suis pas à acheter ! »

Échec total de la mission. Je savais bien que je n’aurais jamais dû parler de shopping. J’aurais dû m’inventer une ribambelle de gosse à nourrir à l’insu de mes parents, elle aurait tout gobé et m'aurait aidé et gratuitement en plus. Courroucée, je me saisis à nouveau de ma lime, la mine boudeuse.

« Enfin… Tu as peut-être juste besoin d’un petit stimulant pour rester concentrée plus longtemps et être plus efficace… »

Son ton hésitant me mit directement l’eau à la bouche et je me redressais, très attentive.

« Est-ce qu’on parlerait d’un truc illégal là? je demande l’air ravi devant sa mine coupable. Mais où est donc passé ton mythique sens moral incorruptible de super héro?! »

« Je n’ai jamais rien fait moi ! Mon cousin connaît un gars qui connaît un gars qui peut se procurer à peu près tout ce qu’il veut. »

Oui, oui le coup du "c’est pas pour moi, c'est pour un ami" on ne me le fait pas à moi. J'ai déjà essayé un nombre incalculable de fois et ça ne marche jamais. Mais il fallait croire que cette cul serré avait finalement pût se rendre utile au bout de trois longs mois de torture à l'écouter dispenser ses conseils méthodologique soporifiques.
[***]



Un pop sonore retenti et j’apparu au milieu de l’avenue principale de Pré-Au-Lard. Grand Dieu que je hais transplaner. Mais il était totalement hors de question que je parcours la faible distance entre le campus et le village à pied, ça va pas la tête !  La connaissance du cousin de ma tutrice avait finalement réussi à me dégoter un rendez-vous avec le fameux receleur qui m’attendait sous le nom de Miss Pocahontas - les sorciers peuvent être si naïfs parfois, ils ne connaissent absolument rien aux classiques moldus - d’ici dix minutes dans une petite rue discrète entre deux maisons avec la précieuse poudre de griffe de dragon. Ça avait intérêt d’être efficace ce truc vu le prix que j’allais le payer. Je rajustais la capuche de mon sweat noir que j’avais emprunté à un gars pour l’occasion et serrais ma baguette entre mes doigts. On n’était jamais trop prudent, des fois que le mec essaye de me refiler de la camelote ou soit en fait un tueur à gage engagé par ma tutrice pour me supprimer définitivement de sa vie. Que je la comprendrais si c’était le cas…

J’arrivais rapidement sur place, l’homme au visage lui aussi dissimulé m’attendant déjà. Pourquoi les gens sont-ils tous aussi grand ?! Que c’est agaçant cette manie de toujours faire deux têtes de plus que moi. Je m’approche doucement de lui, suspicieuse. Un truc ne tourne pas rond je le sens. J’ai l’impression de connaître cette silhouette de grand dadet et les boucles blondes que je peux apercevoir m’indiquent que j’ai très certainement raison concernant l’identité du garçon.

« Salut.. ? »

Il tourna la tête vers moi et mon cœur rata quelques battements. Quoi ce ça n’avait rien de surprenant que Caleb ait fini en malfrat mais c’était tellement imprévisible de le voir se tenir devant moi après tellement de temps. Je tremblotais sur place un instant, noyée dans mon pull, n'osant pas m'approcher, ne sachant pas quoi faire face à l’un des rares amis que j’avais réussi à me faire à Poudlard. On avait passé tellement de temps collé ensemble pendant toutes ses années pour simplement se perdre de vue… C’est pas comme s’il était déjà sorti de mon esprit, j’ai toujours continué de penser à lui. Toujours. De façon parfois… Perturbante je l’admets.

« Tu vas pouvoir te vanter d’avoir réussi à me faire taire trente secondes, ça va être insupportable je le sens… Pourquoi ça ne m’étonne absolument pas que ce soit toi qui vienne me vendre de la dope pour étudiant ?»

Un sourire éclatant et sincère étira mes lèvres. Il était rare ce genre de sourire là. Puis je cédais à mon envie première complétement stupide et franchis la faible distance qui nous séparait pour lui sauter au cou. Sans aucun doute la première fois de ma vie que je faisais quelque chose comme ça. Un truc gentil. Un truc niais. Bwah, ça me donne des frissons de dégoût en y repensant. Est-ce-que quelqu’un peut faire imprimer à la petite voix dans ma tête le mot dégoût s’il-vous-plaît, elle s’imagine des choses là, c'est insupportable.

« Espèce de gros débile, tu pouvais pas donner de tes nouvelles ? »

Je suis même pas sûre qu’il m’entendit tellement je grommelais, serrée contre lui.  


Dernière édition par Izzie O'Donnell le Sam 5 Déc - 13:05, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Retrouvailles illégales (PV Caleb) Ven 4 Déc - 18:03

- Mister Mortician ! Vous m'avez vendu de la merde ! Excusez-moi du terme !
- Cleve, je vous ai vendu ce que vous m'aviez demandé. J'ai exécuté vos ordres. C'est tout.
- Vous êtes un malfrat Caleb, un sale petit morpion ! On devrait vous éradiquer de la surface de la Terre ! Petit con !

Je crois que pour ce client, mon travail n'avait pas été des plus probants. Alors que je regardais Cleveland Dwight me faire des gestes obscènes et ramener l'attention sur nous, alors que nous étions assis tranquillement au fond des Trois Balais, je soupirais. Lui rendre l'argent était fatalement impossible, j'avais déjà encaissé la totalité pour mes affaires personnelles. Et piocher dans ma propre caisse, c'était hors de question.
Je devais déjà calmer le jeu en tant que commerçant, et le faire me rester fidèle, mais vu les noms d'oiseaux dont il était en train de me qualifier, ce ne serait pas chose aisée. J'ordonnais à la serveuse, charmante, de nous apporter son plus puissant digestif, histoire de calmer Mister Dwight, qui n'allait pas tarder à m'assassiner si je ne lui montrais pas patte blanche.

Le plus beau métier du monde ? Non.

Cleve. Cleve. Calmez-vous. J'entends bien vos remarques et vos envies, mais la seule chose que je peux éventuellement faire, serait de vous donner GRATUITEMENT, un remontant pour satisfaire votre femme. Qui je le crois, a coutume de voir souvent ailleurs.
- PETIT C... !
- Petit con. Oui, je sais. On me le dit souvent. Souris-je de toutes mes dents, avant de sortir d'une de mes poches, le précieux liquide qui pourrait aider Cleveland Dwight à récupérer sa femme. L'homme me regardait visiblement intéressé. J'avais réussi à capter son attention, il ne me restait plus qu'à négocier. Jamais je n'étais gratuit. Jamais.

J'étais à deux doigts de faire un marché des plus concluants quand je reçus un message, sur mon téléphone dernier cri trafiqué, d'un ami qui avait une amie dans le besoin. Et que vu mes compétences manifestes, je serais bien évidemment en mesure de l'aider. Si elle paye bien.
Revenons-en à Cleve, que j'observais de mes jaspes couleur d'obsidienne, il était en train de craquer. Je souris, intérieurement. Et imaginais déjà une large somme s'étendre sur la table, mais l'homme était difficile à convaincre et j'avais une autre affaire en devenir. Qui je l'espère, me ferait perdre bien moins de temps que celle en cours. Je buvais d'une traite le restant de mon tort-boyaux et mis le flacon sur la table. J'étais pas là pour enfiler des perles et ce pauvre type devait se ruiner pour avoir à faire à mes services sciemment demandés.

- Alors ? L'impatience était présente dans ma voix. On m'attendait ailleurs. Et je n'aimais pas faire attendre, question de principe et de commerce.

- Oui je vous donne mes économies. Vous avez encore gagné. Encore.
- Merci Monsieur Dwight, vous ne serez nullement déçu.
- J'espère bien.


On en était restés là. Il m'avait donné le restant de ses économies, je lui avais fourni ce qu'il voulait. Et ce n'était pas garanti que cela fonctionne. Mais j'avais obtenu paiement et je devais aller ailleurs. Je devais rencontrer Miss Pocahontas, à l'évocation de ce prénom, j'avais ri. Qui pouvait bien se targuer de se nommer ainsi ? Une princesse indienne moldue ? Il me languissait de voir cela. Je traversais donc les rues, souriant et débouchais donc sur un ruelle à l'abri de regards.

J'attendais.

La personne promise arriva quelques instants plus tard. Cette dernière m'interpella presque trop familièrement mais je tournais la tête vers elle, conscient qu'elle ne m'était pas inconnue. Je me tenais face à une figure du passé qui me rappelait tant de souvenirs que j'en perdis des couleurs. Mon regard d'obsidienne scrutait cette fille que j'avais côtoyé durant tant de temps, et que ... j'appréciais. Un peu trop. Mon estomac se nouait petit à petit mais je me devais d'occulter ça. Pour le moment.

- Iz'. Salut. Que je vende de la dope pour étudiants ? Évidemment ! Je la vis sourire, elle était belle quand elle souriait. Quand elle me souriait. Je souris à mon tour, conscient des années perdues sans la voir. Ce qu'elle fit par la suite, me surprit mais je me laissais faire. Elle était contre moi, j'entourais mes bras protecteurs autour d'elle. Elle m'avait manqué, mais l'avouer était comme une piqûre d'acide, ça faisait bien bien mal. Son odeur m'était familière et me rassurait. Elle était ... chère et surtout elle me connaissait.

- J'étais pas vraiment disponible. Avec toute la dope que je dois livrer aux étudiants. Et on va dire que j'étais vraiment mais vraiment occupé ...

En plus d'être con, tu mens. Belle mentalité.

- Pardon Iz'.

C'était sincère. Atrocement sincère.
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MessageSujet: Re: Retrouvailles illégales (PV Caleb) Ven 4 Déc - 23:18


C’était… Étrange. Comme si on s’était quitté hier, qu’il m’écoutait rire des gens qui passaient dans les couloirs, qu’on s’échappait de la salle commune après les horaires autorisés pour faire je ne sais quelle connerie dans le château ou dans le parc, qu’on se faisait invariablement chopper et qu’on payait avec des heures et des heures de colle. On avait dû en nettoyer des bassins d’infirmerie et rempoter des plantes sérial killeuses tous les deux. Mais aussi comme si ça faisait une décennie qu’on ne c’était pas vu non plus. Vraiment… Étrange. Il avait encore grandi non ? Ça grandissait toujours les garçons à cet âge-là? Je sais plus mais il me semble que j’ai arrêté tôt moi. Trop tôt. C’est pour ça que je ressemblais à un gnome de jardin enroulé dans un pull de hobbit et serré dans les bras d’un troll des cavernes. Pas qu’il ressemble à un troll hein. Pas du tout même. Je ris doucement, l’agrippant toujours avec fermeté comme si j’avais peur qu’il puisse essayer de filer en douce.

« Je vais t’appeler Pablo Escobar maintenant vu que tu as l’air de crouler sous la demande. Finalement ça n’aurait étonné personne à l’école que toi tu finisses en vendeur de toutes sortes de trucs et que moi je veuille me fournir en stimulant intellectuel… »

C’est vrai que personne n’avait besoin d’un don de clairvoyance pour nous présager un destin pareil. Le duo de choc, toujours fourré dans les mauvais plans. C’était bien… Je me détachais de lui un peu brusquement prenant conscience de ce que j’étais en train de faire. Non mais Izzie ma pauvre fille, mais tu débloques complétement ! Depuis quand tu te jettes comme ça au cou des gens qui t’ont totalement laissé en plan ? Non, t’es une femme forte, t’as pas eu besoin de lui ces dernières années, t’as pas besoin de lui maintenant alors tu dis merde à tes hormones, tu leur dis de repasser demain que là-maintenant tout de suite t’es pas intéressée par les endorphines et tout le bordel et tu te ressaisis, tu te secoues et tu le fais plonger dans la culpabilité et les remords d’avoir perdu votre amitié et d’avoir complétement oublié une fille aussi extraordinaire que toi. Mais regarde sa tête quand il s’excuse, regarde comme il a l’air vraiment sincère… Ces dialogues intérieurs sont d’un fatiguant, je vous jure, ça m’épuise d’entendre cette petite voix s’égosiller à longueur de journée « fais-ci, touche pas ça, c’est pas gentil d’être comme ça » j’ai l’impression d’être Cendrillon sérieusement. Est-ce que tout le monde est équipé de cette voix off détestable ou c’est juste moi ?  Je le dévisageais pendant une longue minute hésitant entre l’envie de le voir se tordre de douleur à mes pieds en suppliant mon pardon et celle de simplement l’excuser de ne pas avoir répondu aux hiboux que je lui avais envoyé lorsqu’il avait quitté Poudlard et de reconnaître l’effort qu’il venait de faire en s’excusant. La première option était tellement tentante que ça me fendis le cœur d’y renoncer.

« Ça va Cal, tu sais bien que je finis toujours par tout te pardonner. »

Je jure que j’ai essayé d’y mettre plus d’entrain que si je devais lui annoncer la mort d’un de ses proches. Je tente un autre sourire pour rendre ça plus crédible.

« Bien-sûr je t’en veux. Beaucoup même. Mais je peux comprendre que tu avais des choses plus importantes à faire que de répondre à la meilleure amie que tu avais à l’époque... »


Bon aller, prends toi ça dans les dents quand même, j’espère que t’as mal. Je dissimule tant bien que mal mon malaise en évitant son regard sombre et familier. Oh, je fais semblant d'accord?! On se souvient du plan culpabilité et mise à genoux? Je ne suis pas émue, je suis une manipulatrice de génie, c'est tout. Je piétine le sol quelques instant avant de désigner la rue principale avec un sourire légèrement satisfait cette fois-ci.

« On va boire un verre pour célébrer nos retrouvailles ? On a tout le temps qu’on veut pour parler de poudre de griffes de dragon illicite ! »

Je ne lui laissais pas vraiment le choix en entrelaçant mon bras au sien avant de le traîner à moitié vers les trois balais, bondés comme d’habitude et me laissais tomber sur la première chaise venue. Je n’attendis même pas de passer commande et lui lançais un regard intrigué et un sourire charmeur.

« Alors ? »

Vaste question.
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